Ce blog n'est plus alimenté. Sauf par celles et ceux qui commentent des articles.
Après avoir écrit et diffusé ici pendant deux ans, rencontré des
lecteurs et circulé dans la communauté générée par ma blogosphère, j'ai décidé de changer d'air et d'ouvrir une autre lucarne. Un (trés) grand merci à vous qui êtes passés ici ou qui passez par là, qui avez commenté, enrichi, développé les billets diffusés et fait de ce blog bien plus que je ne l'aurais espéré. Une lucarne sur le monde. De celles qui nourrissent.
Il y a
des jours franchement, je trouve qu’on a la tête sous l’eau.
Tiens la semaine dernière par exemple. Je lis mon journal
préféré et je vois quoi ? Un article sur le
problème de l’eau dans le monde. Tenez-vous bien, on apprend
que des solutions existent pour que les personnes les plus touchées
puissent avoir de l’eau potable. Que l’une de ces solutions,
testée et fiabilisée à 99 % permet, pour 3.500 €, de fournir de l’eau à 500 personnes. Là je
me dis « Ouf on peut sauver un paquet de gens en Afrique
et Asie pour pas grand chose ». Je continue ma lecture
quand je vois que ce n’est pas si simple. En fait personne ne veut
financer ! Et là me reviennent certains souvenirs
d’école. Certes je n’ai pas retenu grand-chose... Mais
bon, si je ne me trompe pas, pour vivre, on a des besoins vitaux
comme : manger, respirer et … boire. Du coup je me demande
aussi pourquoi les états ne veulent pas investir dans ces
projets malgré la déclaration des Nations Unies de 2001
qui prévoyait une diminution de 50% d’ici 2015 des personnes
n’ayant pas accès à l’eau potable… ?
Ce qui a de bien
avec l’Homme, c’est qu’il n’est jamais à court d’idée.
Parfois même, ces idées, sont des idées qui
permettent de régler des problèmes crées par
d’autres idées… Bon je l’avoue, c’est un peu confus,
alors je vais prendre un exemple. L’ampoule électrique.
L’idée est née en 1879 de la tête de Thomas
Edison. A l’époque, Thomas, qui n’y connaissait sûrement
rien aux problèmes d’environnement, ne pouvait pas imaginer
que sa découverte allait être une des sources du
réchauffement climatique de la planète !
Parfaitement. 130 ans plus tard, l’Homme s’aperçoit que
finalement les consommations de toutes ces ampoules ont un impact sur
l’effet de serre ! Normal. Les ampoules (comme celles des
pieds) ça chauffe. Imaginez toutes ces ampoules allumées
chaque jour. Ça fait radiateur géant… Vous comprenez
maintenant pourquoi on avoisine dorénavant les 6 degrés
de moyenne en hiver dans les régions de l’Est ?… Moi
non. En fait je n’y comprend même plus rien. Je pensais que
c’était surtout les rejets dans l’atmosphère des
gaz de voitures et des grosses entreprises qui posaient problème.
Et que l’idée de créer et faire signer, par les
états, des accords environnementaux, était une
solution. Mais non. Pas du tout. En fait ça n’a rien à
voir. Du moins du point de vue américano-autralien. La
preuve : c’est Terminator qui le dit. Et comme il vient du
futur, on peut lui faire confiance : il sait de quoi il parle le
bestiau. Il sait même de quoi sera fait demain ; donc il
sait d’où vient le vrai problème.
1992. Traité
de Maastricht. Je trouve qu’enfin un projet politique a de la
gueule. Un peuple commun. Une monnaie unique. Plus de frontières….
Un rêve de « hippie » peut devenir
réalité. Je me sens investi d’une mission citoyenne
de dire « oui ». Je me souviens même avoir gardé le texte sous mon sous-main de bureau
tellement je trouvais ça important. Au fil des années,
l’Europe se met en place. Puis viennent les premières
mauvaises impressions. Et au final, la réalité ne
correspond plus au rêve. Grosse déception. Ce qui
pouvait être simple est devenu compliqué. Et parfois
même surréaliste. La vodka par exemple. Au bout de 3
ans d’appartenance à l’Union, les polonais commencent
sûrement à en avoir gros sur la patate : l’UE
ayant décidé de s’attaquer à l’étiquetage
des bouteilles de vodka ! Problème : les 1ers
concernés ne sont pas d’accord avec les autres. J’ai
nommé à ma droite : la Pologne, les Scandinaves et
les pays Baltes ; à ma gauche : les Britanniques et
les Espagnols. Les polonais et leurs copains nous disent : « La
vodka c’est à base de pommes de terre, de blé, ou de
bettraves à sucre. Le reste ce n’est pas de la vodka. »
Les Britanniques et Espagnols nous disent : « Oui mais on
peut aussi faire de la vodka avec d’autres produits : raisins,
pommes, riz… Donc les boissons produites avec ces ingrédients
peuvent aussi être considérées comme de la
vodka…». Tiens. Autre exemple
de surréalisme : l’affaire Fuentes. Vous savez :
l’Espagne (encore elle) ; les poches de sang ; les
cyclistes… Ici, il est question de dopage. Un truc normalement
réprimandé par la loi. Mais quelle loi ? Pas celle
de l’Europe en tout cas : l'utilisation
personnelle de produits dopants n'était pas sanctionnée
par la loi espagnole lorsque les poursuites ont été
engagées au mois de mai dernier... L’affaire
en question se dirigeant donc vers un non-lieu… Voilà
où on en est avec l’UE : d’un côté on
se frite pour de l’alcool de patate et de l’autre, on n’a rien
prévu sur le dopage…Après ça on s’étonne
qu’on ait dit non à la Constitution… Allez, dites moi que
c’est une blague !
Nancy-Rotterdam ;
Sedan-PSG ; St-Etienne-Lyon ; Palerme-Catania ;
Betis-Seville… Bien que sur le papier, ces destinations sont
intéressantes, je ne vous parle pas ici de voyage, mais de
sport. Et de foot en particulier. Bon, pour les aficionados, vous
aurez vite compris de quoi il s’agit. Pour les autres, petite
précision : chacune de ces rencontres, qui se sont
déroulées entre Novembre 2006 et Mars 2007, a été
émaillée de violences entre supporters. Vous me direz,
c’est pas beaucoup compte tenu du nombre total de matchs joués
entre ces 2 périodes. Oui, mais tout de même… Tout de
même. Mimétisme entre les pays ou mal du sport ?
Alors je me suis dis : « C’est quand même que
dans le foot qu’on voit ça ». C’est vrai. On
n’a jamais vu les fans de Federer se mettre sur la tronche avec
ceux de Nadal… Ni ceux de Schumacher cartonner ceux d’Alonso. Bon
d’accord, mes exemples concernent des sports individuels (et des
espagnols..) mais ce n’est pas une raison. Tiens, au lieu d’
m’énerver et de chercher la petite bête, allez voir
du côté rugby ou basket. Moi je n’ai rien trouvé.
Certes, je ne suis pas bon analyste. Du coup, j’espérais
obtenir un éclairage intelligent. Et puis un soir, à la
radio, je tombe sur un sociologue. J’entends : foule, masculin
et reflet social. Non mais c’est quoi ce délire ? Comme
si nous étions, incapables de vivre collectivement et
sainement le foot. Comme si les hommes étaient principalement
touchés dans leur égo au travers de ce sport. Comme si
les français n’étaient finalement que des veaux
(désolé c’est pas de moi). Pour raconter des
absurdités pareilles, franchement j’aurais pu faire socio !
Non mais c’est vrai, ça me fout en rogne ce genre de
discours ! Tiens intello de mes deux, t’en penses quoi de
l’après-match Marseille-Saint Maur ? Hein ? T’en
penses quoi ? T’as pas d’idée hein ? On fait
moins le malin ! Dans ce match là c’était que
des femmes ! Et c’est elles-mêmes qui se sont tapées
dessus ! Comme des grandes. Alors si tu continues à
débiter des conneries, je te mets ma main dans ta g... !
Non, mieux : une bombe lacrimo dans ton c... !
Fais gaffe le
sociologue ! Fais gaffe. ! On dit pas n’imp sur le foot !
Alors vite, dis moi que c’est une blague. Dites moi TOUS que c’est
une blague nom de Dieu ou je fais tout pêter !!!....
L'autre jour, j’achète mon journal préféré. Je le
feuillète sans trop de motivation quand soudain je suis attiré
par une pub. Demi-page s’il vous plaît. Un petit morceau de
forêt sur le quart droit, du vert et du blanc comme couleurs
dominantes de texte. Je me dis : ça doit valoir le coup
de s’y arrêter. Un peu comme quand on voyage en bagnole et
qu’on ressent une petite faim: autant choisir un endroit bucolique
pour poser son pique-nique. Du coup je fais le tour du propriétaire
et je commence à lire le texte. Comme j’n’ai jamais été
bon en résumé de texte et que ce n’est pas long
j’vous l’écrit : « Ne sacrifions pas aux
idées reçues : NON ! Le papier ne détruit
pas la forêt. En France, les fibres utilisées pour la
fabrication des papiers et des cartons proviennent : pour 60% du
recyclage des papiers et cartons usagés, pour 40%, de
l’entretien des forêts, de la sylviculture et des chutes de
scierie. Les papiers et cartons sont les produits les plus recyclés
et la forêt française s’accroît de 50 000
hectares par an. » Ben là j’suis scié !
C’est la 1ère fois qu’on me dit qu’on n’a
pas besoin de bois pour faire du papier. Que plus de la moitié
du papier est fabriqué…avec du papier. Le reste,
manifestement c’est du déchet d’entretien ! En gros,
le papier, c’est le produit sans fin. Plus t’en consommes et plus
tu peux en fabriquer. Et plus t’en fabriques, plus tu crées
des forêts. Après le mouvement perpétuel, voici
le papier perpétuel ! Du coup, c’est décidé,
je ne militerai plus contre la déforestation. Promis.
J’arrête les conneries. Et aux présidentielles, je
voterai pour le 1er candidat qui défendra la
destruction des forêts.
Ah, j’oubliais, si quelqu’un
connaît un indigène d’Amazonie dites lui qu’il se
rassure : ce qui se détruit autour de lui tous les jours
ce n’est pas pour faire du papier mais bien pour agrandir sa
forêt ! Allez, dites moi que c’est une blague…
Samedi soir je
mangeais une raclette chez des amis. Entre 2 cornichons et du bacon, on aborde le sujet
Europe. D’exemples de projets communs entre différents pays.
Comme celui des infrastructures routières entre la France et
le Luxembourg. Je ne sais pas si vous en avez entendu parler, mais
en janvier de cette année ces 2 pays se sont échangés
9 hectares de terres.
Pour faciliter les travaux routiers communs justement.
C'que vous en dites
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