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Dans la série et vous, vous en pensez quoi ?

Un pote impliqué dans la vie locale bosse en ce moment sur un . Le débat est ouvert en coulisses et je ne résiste pas au plaisir de lancer ici quelques pistes avec l'espoir que vous serez quelques uns et zunes à nous dire ce que vous en pensez.
Pour faire court, disons globalement que le consiste à inventer une nouvelle forme de citoyenneté active. Créer une place publique. Faire en sorte que les gens d'un territoire aient davantage accès à l'information locale, s'impliquent davantage dans cette vie locale, etc.

Pour faire plus long, voici quelques lignes que le pote m'a fait passer
: "
Notre rôle de partisan et d’acteur de l’ populaire doit nous amener à agir pour que les hommes et les femmes de notre territoire reconsidèrent leur conception de « la chose publique », de la politique au sens large et viennent prendre place au débat.
- Chaque jour, le territoire est générateur d’information. Chaque jour, des actions et culturelles à destination des habitants voient le jour. Pourtant, il est évident que cette information échappe trop souvent à sa cible. Le territoire a besoin de s’équiper d’un outil de efficace, dynamique, qui s’inscrit dans un nouveau registre d’accès à l’information, autour d’une démarche participative.
- L’engagement associatif et politique local semble s’effeuiller au fil des années. La population jeune paraît si peu prête à s’engager au sein de sa commune, que ce soit au niveau de la mairie ou bien d’une association locale et contribuer à la vie et à l’avenir de la cité. Nous pensons pouvoir contribuer à la prise de conscience de chacun au rôle fondamental de l’engagement, à la place de chacun dans la construction de notre espace de vie
" .

Ca vous inspire quelque chose ? Vous en pensez quoi ?

Version imprimable | Campagne pour tout le monde ! | Le Lundi 20/11/2006 | 13 commentaires | Lu 1299 fois


Commentaires

la ville de Paris a mis en place un site web pour que chacun échange son savoir avec d'autres. C'est une forme de citoyenneté, solidarité, ouverture : appelle ça comme tu veux.

sinon, la première lecture de ton billet m'a amené cette pensée suivante : mais il parle de PQR (presse quotidienne régionale) ! Finalement, ça n'est pas très éloigné.

Le Monde 2 a publié dans son édition de vendredi dernier une interview très intéressante sur ce coréen qui a créé une sorte de journal citoyen. Aujourd'hui, il est à la tête d'une équipe de 70 journalistes qui vérifient ce que 40 000 citoyens coréens leur envoient, et font des compléments d'information. Impossible de te retrouver l'article sur le web. Scan faisable si besoin

 


La grande Loulou | Le Lundi 20/11/2006 à 22:47 | [^] | Répondre

demande d'intervention sur les utopies

Bonjour à vous, 

Je pose mon regard sur ce blog et je vois plein de choses bien intéressantes. Nous sommes le MRJC: Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne, le principe de l'asso est que le jeune apprenne par l'expérimentation (la mise en place de projet) à comprendre le monde qui l'entoure, et tout ça dans une démarche collective: c'est de l'éducation populaire . Le thème de cette année c'est les utopies pour les 15/17 ans. Nous cherchons donc des possibles intervenants qui viendraient témoigner de la mise en place de leur propres utopies. Pour cela deux dates: du 21 au 23 février dans le Pilat, près de ST Etienne (42, en Rhône Alpes) ou bien du 14 au 27 juillet en Rhône Alpes... Auriez vous des pistes???. Je vous laisse me joindre directement par mail... Je suis dispo pour préciser un peu plus notre demande si besoin est. 
Dans l'attente de vos propositions. 

Cordialement. 
Cécile de Montmorillon

 


de Montmorillon Cécile | Le Mercredi 30/01/2008 à 15:57 | [^] | Répondre

Re: demande d'intervention sur les utopies

Je n'ai pas  votre adresse mail ;-)
Vous pouvez me joindre en passant par le blog où j'ai posé mes guêtres depuis peu : http://feuillederoute.unblog.fr/

J'y relaie du coup votre message ;-)

 


Didier | Le Vendredi 08/02/2008 à 07:45 | [^] | Répondre

wcw.commune.departement.fr

On ne peut certes obliger les citoyens à recevoir l'information. On peut cependant s'efforcer de la diffuser plus largement par différents canaux et faire en sorte qu'elle ait de meilleures chances de leur parvenir.
Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai connu que des mairies qui se contentaient de leurs panneaux de devantures et de sporadiques lettres d'informations qui tenaient davantage de la propagande que d'autre chose. Pas de quoi inciter à la participation...

De plus en plus de communes aux abords des agglomérations disposent d'un réseau du type "cable", cela peut constituer un canal assez pratique pour la communication descendente mais qui ne permet pas l'inverse à moins d'un équipement plus onéreux. Eventuellement, cela peut être utilisé en guise d'extension à l'affichage municipal.

La technologie informatique simplifiant sans cesse les manipulations permet à un plus grand nombre de citoyens de s'équiper, ce, d'autant plus que les coûts chutent à la même vitesse. Ainsi, certaines communes, parfois très petites, à l'exemple de villages dans le Vercors, se dotent de sites internet pour favoriser l'échange avec et entre citoyens. Il suffirait de pousser la démarche jusqu'au stade de réseau local pour permettre la démocratie sans lieu en temps réel. Le wifi permet ce type de réseau pour un coût très modique, une extensibilité importante, et un degré de sécurité élevé.
-consultation populaire en ligne
-publication et consultation aisée des rapports d'activités, bilans ou projets
-forum délocalisé
-initiatives privées
-...
Je pense que le réseau informatique peut recréer le lien au niveau local, former le maillage d'une réelle démocratie. Qui plus est, son attrait sur le grand public devrait-être un atout  important lors de sa mise en place. Alors, bientôt un Whole City Web ?
A franciser bien sûr ;-)

 

 


Jimmy | Le Mardi 21/11/2006 à 00:08 | [^] | Répondre

Comment passer ?

Je ne sais pas si le "réseau" est la solution. C'en est une, c'est sûr. Parmi d'autres. Mais peut-elle servir de point de départ ? Je n'en suis pas certain. Il n'y a pas que la question du taux d'équipement mais aussi, et surtout, celui de la pratique. Je crois du coup qu'un projet comme celui là doit prévoir 1) du temps 2) de la formation.
Car le réseau, autrement dit le net, la virtuelle sphère, est un relais d'information, il a de la capacité à créer de l'information et la traiter.
Mais on est reste dans de l'immatériel, l'individualisme, et l'enjeu, ici, me semble-t-il, c'est comment on transcende ça pour aller à du réel, du collectif. Quelle médiation mettre en place ?
Les gens n'ont pas de pratiques participatives du réseau.
A terme, je le crois, cela va évoluer, les jeunes vont suivre, arriver, précéder, booster.
Mais dans l'immédiat, l'habitude reste à la consommation, à la lecture, à une forme de passivité.
L'enjeu est sans doute dans ce que tu décris, Jimmy, comme étant une démocratie sans lieu en temps réel (belle formule, soit dit en passant !). Car là, il y a lieu mais pas le temps réel !!!
Le pote, je crois, réfléchis en terme d'engagement, d'implication, de présence, bref, son utopie me semble-t-il est le "tous acteurs". Comme un grand jeu : on dirait qu'on saurait les informations et qu'on participerait aux activités, aux débats, etc.
Ca soulève plein de choses, évidemment, à commencer par l'envie des gens, par leurs possibles, etc.
Un vrai bel enjeu, je trouve.
Se pose du coup la question de l'échelle géographique, de la zone de chalandise comme on dit dans le commerce, à laquelle peut s'envisager une telle démarche.
De quelle proximité est-il question ? Est-on sur une proximité de lieu de vie, de géographie ? Ou sur une proximité d'intérêts, de débats ?

 


Didier | Le Mardi 21/11/2006 à 08:18 | [^] | Répondre

Je crois savoir que sur le thème de la proximité d'intérêts, beaucoup de réseaux en chair ou virtuels existent déjà. Pour ce qui est de la communauté territoriale, quelque soit sont étendue, tout reste à faire car seules quelques tentatives ont été tentées.

Remarque bien que dans la prospective que tu décris, le dispositif dont découle le foisonnement du tissu associatif par exemple, s'il a connu de belles réussites, s'est montré incapable de propager le virus en dehors du cadre d'actions limitées. C'est donc que la motivation n'existe pas chez nombre d'entre nous pour participer aux projets et à leurs réalisations. L'explication que j'en donnerais tient dans l'incrédulité des gens, leur découragement : beaucoup sont persuadés de la vanité de leur engagement personnel et préfèrent se réfugier dans la soumission et le fatalisme, quand ils ne sont pas simplement égoïstes. Outre le déni de soi sous-tendu, la perte de confiance dans les valeurs républicaines et démocratiques engendre, certainnement plus que tout autre chose, l'incivisme.

Je ne peux croire que tu ne sois pas au fait de la progression du taux d'équipement informatique des ménages français mais je regrette ton interpretation pessimiste. Il ne fait nul doute que d'ici peu, le moniteur équipera davantage de foyers que la TV, un petit écran en succédant à un autre dans les moeurs de nos concitoyens. Je suggère, dans cette attente, l'équipement de lieux publics en terminaux. Pour ce qui est de la formation, je crois savoir qu'ici ou là, des actions ont été entreprises et se sont révélées être de francs succès auprès des administrés qui en ont bénéficiés, toutes catégories confondues.

Certes, pour l'instant, c'est quasiment le WWW seul qui est connu du grand public et la démarche de chacun y reste essentiellement individuelle. Je veux croire qu'un VPN dédié à la vie d'une collectivité  saurait rassembler beaucoup de monde parce que ce qui a surtout fait défaut jusqu'à présent pour impliquer le citoyen est l'outil lui permettant de communiquer avec sa communauté d'où il veut quand il lui sied et pour s'exprimer sur les sujets qui lui tiennent à coeur. Je pense qu'un tel outil pourrait même susciter des rencontres et des débats bien réels.

Alors oui, c'est un bien beau projet que de souhaiter amener les gens à être tous acteurs mais je doute qu'on y parvienne en les rassemblant dans une salle où la cacophonie rendra inaudible ce qui se dit, où les timides ne s'exprimeront pas, où les extrêmes s'invectiveront et où les mous auront le dernier mot.
Pour amener quelqu'un à être plus impliqué dans la vie collective, il faut, je crois, le séduire : le prendre par la main pour l'emmener dans un lieu où il se sentira protégé, là ou tout peut être ordonné, confortable et simple, chez lui ! Ensuite, une fois "apprivoisé", il sortira de sa coquille. Pour peu qu'il ait trouvé un intérêt à participer, qu'il ait vu les fruits du travail accompli ensembles.

 

 


Jimmy | Le Mardi 21/11/2006 à 22:37 | [^] | Répondre

Re:

C'est quoi un VPN ? 

 


Didier | Le Mercredi 22/11/2006 à 08:27 | [^] | Répondre

Re: Re:

réseau virtuel privé :-)

 

 


Jimmy | Le Mercredi 22/11/2006 à 19:17 | [^] | Répondre

Pour abonder dans le sens de Jimmy

D'autant que je me souviens de ce maire, président d'un syndicat d'eau, ayant voulu organiser moultes consultations publiques sur le SAGE (schéma d'aménagement et de gestion des eaux) comme le demande la convention d'Aarhus. Il a tout fait : des journaux, la presse, information en mairie. Il est venu témoigner à Aix en octobre dernier de l'échec de participation des gens sur le sous-bassin versant concerné. Il n'arrivait pas à mobiliser les citoyens sur ce sujet majeur de "comment on gère l'eau sur notre territoire".
Le constat en général est que les gens aiment être informés, dans le cas contraire ils sont mécontents, mais que cela ne les fait pas forcément bouger.
La société civile a encore beaucoup de pas à faire.

 


La grande Loulou | Le Mardi 21/11/2006 à 22:47 | [^] | Répondre

Complément d'info

Etant le pote en question, je me permet d'apporter quelques infos suplémentaires. IL faut déjà savoir que ce projet se place en milieu rural. Du coup, la réflexion est sans doute bien différente que si ça se déroulait en milieu urbain, les réseaux, les moyens, la culture, ... ne sont pas les mêmes. Quand on parle de proximité, nous sommes bien sur une dimension géographique. Nous parlons  de territoire, de pays... ce que n'empêche pas que les communes rurales aient des points d'intérêts communs.
Cette idée de place publique doit effectivement s'envisager autour de plusieurs réseaux, c'est certain, dont le web (un projet de Télé Web locale vient s'appuyer sur ce projet). Mais l'idée est avant tout d'aller au coeur des communes et s'installer dans un espace que LEUR appartient et mettre à disposition les outils médias dont nous disposons (photos, vidéo, blog, BD, presse,...) et animer des temps de réalisation auprès de la population que deviendrait fabricante de l'information. A l'issu de ce travail, des débats publics peuvent avoir lieu.
Un exemple concrêt : un syndicat scolaire envisage de construire une nouvelle école afin de faire face aux problèmes de transport, de cantine, d'arrivée massive d'une population nouvelle, de locaux non conforme aux normes d'accueil d'enfants, ... Ce projet coûte cher et la population des 4 villages concernés commence à avoir peur de l'incidence d'un tel projet sur sa feuille de taxe d'habitation notamment.
Nous avons mis en place une équipe de jeunes qui est allé filmer des microtrottoirs dans les communes pour recueillir des avis, des sentiements. Les élus ont été interviewés également pour expliquer le projet clairement. ET nous organisons le 15 décembre un débat public sous la forme ludique d'une émission de télé, e nprésence des habitants, des élus. Cette émission télé sera retransmise sur le Web dès le lendemain, avec un forum dédié, afin que le débat continu.
Voilà en gros cette petite idée qui, j'espère viendra, se nourir de vos retours !

 


Francis | Le Vendredi 24/11/2006 à 09:35 | [^] | Répondre

J'ai entendu parler d'une initiative assez intéressante du coté de Toulouse : dans le cadre de la construction de nouveaux logements sociaux, un architecte avec l'aval des organismes concernés, propose aux candidats  de réfléchir entre futurs voisins sur les aménagements communs (espaces dédiés et financés par l'ensemble) possibles et nécessaires. Les espaces collectifs à naître de cette réflexion aurons un coût direct sur le prix de revient de l'habitat et l'engagement est à long terme pour chacun puisque cela se fait dans une démarche d'accession à la propriété. Il y a donc aussi une démarche d'engagement dans la collectivité qui en découlera (le lotissement, les immeubles).

Cette idée d'associer les bénéficiaires à l'éléaboration du projet peut être à la source non seulement d'une plus grande implication immédiate, d'une meilleure intégration à l'environnement mais aussi d'une longévité accrue des nouvelles infrastructures et d'une vie de quartier plus dense.

On peut s'en inspirer pour la plupart des projets présentant un intérêt pour un groupe donné.

 


Jimmy | Le Vendredi 24/11/2006 à 20:23 | [^] | Répondre

Faire citoyen

Voilà qui confirme que la méthode n'est pas à dire ou à penser citoyen, encore moins à pondre des thèses, des grands discours et des machins de type usine à gaz, mais à faire citoyen, par l'action, par le projet, par l'échange.
Politique au sens noble, non au sens PMU : gérer les affaires de la cité. Agir. Partager. Utopie d'un 21ème siècle qui verrait les gens retrouver peu à peu le sens de l'échange, par delà les jeux d'attitudes, les prises de pouvoir, etc. Pas gagné mais pas perdu non plus !!!
La difficulté vient probablement du fait que de la part des initiateurs de ce type de démarche, cela requiert une grande écoute et une bonne connaissance des communautés et des territoires, pour réussir à mobiliser les gens, leur donner des signes tangibles que cela sert à quelque chose (et j'en reviens à l'utilité sociale)... Construire le monde ne coule pas de source.

 


Didier | Le Samedi 25/11/2006 à 09:10 | [^] | Répondre

POUR QUE LES CITOYENS SPECTATEURS DEVIENNENT ACTEURS



Je pense qu’il est indispensable de trouver un moyen efficace pour que les citoyens aient davantage accès aux informations de la vie locale. C’est permettre au citoyen spectateur d’être acteur.

La ville de Saint Nazaire, en Loire Atlantique évolue sans cesse (sur le plan culturel, de l’urbanisme…)  et ce n’est pas que du positif (fermeture d’un petit cinéma art et éssai, prochainement le déplacement du fanal (scène nationale qui a une mission de production et de diffusion de spectacles contemporains avec deux dominantes : le théâtre et la chanson. La programmation est multidisciplinaire : au théâtre et à la chanson s’ajoutent les autres musiques, le cirque, les variétés…) , destruction d’espaces verts, campagne, bois, mais aussi la maison du peuple, petit maroc, (quartier puissant historiquement, géographiquement, culturellement), bourgs…Bref,  pourquoi pas organiser un débat sur l’utilité de rénover ces sites pour en faire des lieux festifs, culturels, attractifs au lieu de les remplacer par les lieux pour des promoteurs avides et sans scrupules qui auront tôt fait d’implanter une banale architecture balnéaire.
ca suffit !! Ces choix méritent une vraie consultation démocratique.

Je découvre encore aujourd'hui jusqu'où va la politique hégémonique de la municipalité vis-à-vis du monde associatif local pourtant foisonnant dans cette cité ouvrière. Or la Culture est souvent portée par des associations lorsqu'elle n'est pas portée par les pouvoirs publics. A Saint-Nazaire, Le Fanal (scène nationale) et Les Escales (festival des musiques du monde, gestion et programmation de la salle SMAC du ViP, concerts estivaux sur les plages...) font du très bon travail et leurs programmations sont alléchantes et accessibles. Sauf que ces deux structures n'ont de l'association que le statut quand on sait que leur présidents ont la même personne : l'adjoint municipal à la culture. Comment peut-on imaginer qu'il en soit autrement ? Et je ne parle pas des structures clairement municipales : les médiathèques, école municipale d'arts plastiques, école municipale de musique ou centre d'art contemporain Le Grand Café (qui font du très bon travail aussi). Mais il n'y a que trop peu de place aux productions et diffusions artistiques en dehors de ce contrôle municipal. Monter une expo en dehors des sentiers battus est très difficile. A défaut de pouvoir être subversive parce que sous contrôle du pouvoir, la culture nazairienne est bourgeoise.

Dans ce contexte, le Centre de Culture Populaire (CCP) fait un peu l'exception. Association d'Education Populaire inter-comités d'entreprises sur la région nazairienne, c'est une des plus grosses associations nazairienne réellement indépendante de la municipalité (même si elle est aidée par celle-ci). Le CCP s'adresse principalement aux salariés des Comités d'Entreprises (CE), mais pas seulement : elle s'adresse en fait à toute la population à travers l'organisation d'expo, de concours et lectures littéraires, d'une médiathèque de prêt, et de projection cinéma accompagnées de débats. Les thèmes abordés sont politiques et sociaux. Par extension, le CCP contribue à l’émancipation civique, intellectuelle, sociale et technique des habitants de la région nazairienne.

Je trouverai intéressant d’organiser des débats pour intéresser les citoyens sur ce qu’il se passe dans leur ville.  Pourquoi pas des débats en présence d’associations, d’élus locaux, d’établissements scolaires…

Il serait bien de favoriser les vitalités associatives.

 

Autrement je trouve sympa le travail qu’effectue une association qui s’appelle « le ptit gavroche »

 

 

En partenariat avec la revue Silence, elle réunit plus de 400 rencontres et festivals environ, classées par thèmes, par région et par dates, avec index et carte géographique de France dans un p’tit guide de poche (360 pages, format 10 x 17 cm) à petit prix (10 euros - ou plus pour soutien - pour 400 pages d’informations) afin de permettre à beaucoup d’autres personnes de les découvrir elles aussi !

A tout moment de l’année (et pas seulement en été :) !) il y a partout en France des occasions de voir rassemblées beaucoup de pratiques alternatives, en tous domaines, ou sur un thème en particulier : l’architecture écologique, le cinéma militant, les formations alternatives, les musiques libres de petits labels indépendants ou groupes locaux, les médias du tiers secteur (indépendants, associatifs)...

... et bien d’autres encore !

Un guide de poche des festivals alternatifs pour le grand public n’avait pas encore vu le jour !

Source : www.guidaltern.org/article.php3?id_article=673

http://www.guidaltern.org/

 

 

Sur ce je pense que le travail associatif ne s’essouffle pas, les associations manquent terriblement de moyens. Alors une nouvelle forme de citoyenneté active, oui. Mais en partenariat avec les associations locales.

Ex : l’association les pieds dans le paf (http://www.piedsdans lepaf.org/)

L'association "Les Pieds dans le PAF" (PAF= Paysage Audiovisuel Français) est née en 1988 en réaction à cette dérive. L'arrivée de la “télé-réalité “, le comportement des médias lors des élections présidentielles, l'absence en France d'une véritable politique de l'audiovisuel que se soit en matière d'éducation aux médias ou de démocratisation de l'accès à la diffusion ont accentué le phénomène.
Les grands groupes de communication règnent en maître. Le CSA n'est qu'un régulateur entre ces différents groupes. Bientôt, les politiques et citoyens n'auront plus leur mot à dire sur la télévision.

Les Pieds Dans le Paf se veulent donc d'être acteurs du PAF et actifs pour que les citoyens se réapproprient leur premier média d'information et de divertissement et qu'il devienne un véritable outil de la cohésion sociale, et pour faire entendre la voix des téléspectos-Citoyens.

Cette association et le CCP a mis en place « la semaine sans/100 télés. Il s’agit d’une semaine de privation volontaire du petit écran qui est à la fois une expérience et un prétexte. Elle nous permet à tous, enfants et adultes, seul ou en famille, de faire le point sur notre consommation individuelle (temps passé, programmes choisis, vos colères et vos coups de cœur). Et puis, elle nous permet de mettre en place localement des activités alternatives à la télévision, qu’elles soient conviviales, ludiques, de débats, revendicatives, culturelles ou sportives. Au gré des envies et des imaginations.

Voilà le bel exemple d’une association qui va vers les citoyens, informe, fait participer plusieurs régions dont en 2006 (loire atlantique, nord pas de calais, languedoc roussillon)

Elle incite de plus en plus à la participation. Elle a crée pendant la semaine 100/sans télés un atelier vidéo. (www.botoukoadtv.org)

- L’atelier ne se veut pas club de vidéastes amateurs avec prestations de services du type prêt de matériels, cours, le souhait est d’oeuvrer dans un esprit d’autogestion, prenant les décisions en commun et gardant à l’esprit que chacun est susceptible d’apprendre de l’autre, par le croisement des regards.
Son but; réaliser des productions dans le cadre d’un collectif avec un objectif de diffusion (TV-troquets,…).

- L’objectif de cet atelier permanent doit permette à un maximum de gens de venir s’initier à la pratique de la réalisation vidéo et de produire les images de leur choix, principalement à caractère documentaire, avec des possibilités de réaliser d’autres formes (fiction, expérimentation vidéo) mais toujours dans un principe collectif, et dans un but de projection public
Les choix des sujets sont proposés par les membres mais il nous semble intéressant de pouvoir répondre à des sollicitations de l’extérieur. L’idée de collectif est importante dans la réalisation à proprement dit d’une production.

- Lors de chaque projection, sont proposés des productions de l’atelier ainsi que des productions extérieures issues de TV associatives. Cette démarche nous apparaît à même de permettre une appropriation par le public d’un langage de l’image débarrassée des conventions et des tics télévisuels, en dépassant une situation de consommateurs passifs imposée aux citoyens modernes que nous sommes.

 

Pour conclure je pense que créer une forme de citoyenneté active est une très bonne idée. Les associations doivent être vos partenaires. Il pt être intéressant d’organiser plus de débats dans les établissements scolaires, d’aider les associations à se développer pour se faire davantage connaître et permettre à un peu plus de citoyens d’agir dans ces associations. Car c’est en agissant que l’on se sent utile et que l’on reprend confiance en une société ou l’on se sent trop manipulé par les informations pour s’y intéresser.

 

Natacha SPASOJEVIC, 23 ans

 


spasojevic | Le Dimanche 07/01/2007 à 19:03 | [^] | Répondre

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