S'identifier


Mauvaise humeur…

A plusieurs reprises, j’ai entendu autour de moi l’inattendue comparaison entre les événements anti-CPE et mai 68. Et je ne vous cache pas que cela m'a choqué.

Mai 68 était une lutte pour les libertés. Ce qui se passe aujourd’hui n’a rien à voir. C’est bien au-delà du CPE, je crois que c’est une lutte pour la démocratie, pour la république toute entière. C’est essayer de préserver ce que nos parents soixante-huitards, ceux-là même qui ont vécus les barricades il y a près de 40 ans, ont laissé se consumer à petit feu : l’esprit bâtisseur du monde, indispensable à toute société progressiste. Ce sont bien nos chers révolutionnaires paternels qui ont laissés partir en couille la conscience politique, l’esprit , la solidarité,… le regard porté sur la société de demain, au profit d’une consommation aveuglée. Parce qu’ils ont profité les bougres, sans retenu, sans peur de lendemain. Celle-là, ils nous l’ont laissé. Ce sont ceux là même qui aujourd’hui nous parle de développement durable… une façon de réparer sans doute.

Alors merci à eux pour toutes ces libertés gagnées… « pas merci » à eux pour tout ce qui a été gâché !

Et merci à tous ceux qui résistent aujourd’hui.

Version imprimable | Zarchives (côté jardin) | Le Mardi 04/04/2006 | 4 commentaires | Lu 661 fois


Commentaires

Merci pour rien!

Franchement, les 68ards, sauf quelques naïfs qui doivent bouffer de la merde aujourd'hui, ils ont juste fait une révolte pour leur cul. Ensuite, une fois la crise d'ado passée, ils nous ont plongé dans l'ultra-égoïsme, avec les années 80 comme emblême du pognon pour le fric, du chacun pour sa gueule et malheur aux pauvres.

Ils ont collé leurs parents en maison de retraite pour récupérer les maisons et ne pas les avoir dans les pattes et après avoir fait un trip parental nombriliste (le môme comme accessoire de mode!) ils ont laissé leurs gosses (nous, en l'occurence), à la porte de la société, à charge pour nous de ramasser les miettes et de réparer leurs conneries.

Pour finir, ils ont fait une OPA sur notre système social, hypothéquant nos retraites après avoir confisqué nos salaires pour s'assurer du sacro-saint maintien de leur fichu train de vie, basé sur la conso à gogo et l'indifférence aux autres.

C'est le premier hold-up intergénérationnel!

Bref, je ne leur dis pas merci!

 


Le Monolecte | Le Mardi 04/04/2006 à 11:38 | [^] | Répondre

ami(s), entends-tu ?

Moi, j'ai un peu de mal avec ce discours là. Je le comprends, mais je ne le partage pas. Je me dis juste qu'il est temps de prendre les choses en main, et d'arrêter d'attendre de papa et maman, de papy et mamy qu'ils nous apportent des solutions.

C'est sur nous que nous devons compter, c'est sur nous que comptent nos enfants, c'est à nous de trouver les ressources. A nous de porter un regard sur la vie, sur la société, sur le monde. Bien sûr, on part avec des sacrées gamelles, c'est la merde, c'est même pas prêt de s'arranger ; bien sûr aussi, pas de bol pour nous : c'est sur nous et nos mômes que ça tombe. Mais nous ne serons pas la première génération à nous prendre une "guerre" dans la tronche. Tant mieux pour nos prédécesseurs s'ils ont pu être épargnés par ça, s'ils ont pu aller de "progrès" en "progrès" , non ?

Quoi que ça mériterait d'être explicité, ce terme de progrès. Etudié à l'aune de ses effets secondaires. Comme en tout, une chose génère son contraire, voilà. D'un mieux vivre a jailli un mal vivre. D'une solidarité à jailli le repli sur soi

Mon sentiment, en ce moment, est que ce sont des solutions qu'il convient de trouver, des propositions qu'il convient de faire, avec une vision du monde puisque ce ne sont pas nos seules petites affaires françaises qui sont au coeur de nos problèmes.

Et l'on en revient à la mondialisation, à nous dans l'Europe, tout ça.

C'est tout un système qui arrive à son terme. Je préfère l'idée que nous en sommes les premiers porteurs plutôt que d'être dans la peau de ceux qui se sentent les derniers du système précédent.

Et pour finir, recommencer, comme le chante Bashung. De notre capacité à inventer découlera sans doute pas mal des choses. Le chantier est immense ! Il me fait peur mais je le trouve passionnant.

 


Didier | Le Mardi 04/04/2006 à 12:09 | [^] | Répondre

Re: ami(s), entends-tu ?

Rien à voir avec une attente d'aide parental. Ce n'est pas ça du tout. Ce que l'on défend aujourd'hui, ce n'est pas pour nous, c'est pour nos enfants. Nous n'en verrons pas les effets. D'ailleurs tu le dis "c'est sur nous que comptent nos enfants"... Et c'est bien ce que je reproche à nos parents. De ne pas avoir eu cette conscience du demain, cette "vision du monde" dont tu parles. Ce n'est absolument pas un appel à l'aide et encore moins un besoin d'aide. Je compte sur toi, sur moi... pas sur eux.

 


Francis | Le Jeudi 06/04/2006 à 13:45 | [^] | Répondre

Re: Re: ami(s), entends-tu ?

J' avais bien compris ainsi, pour ma part...mais je ne trouvais ni les mots ni la forme. Le travail est encore plus dur actuellement et les objectifs, plus grands, doivent être atteint rapidemment pour un effet à long terme.

Mais j'ajouterais qu' il ne faut pas être totalement négatif vis à vis de nos ainés, de ce qu'ils ont fait ou pas. Il y a du bon à prendre dans toutes les tranches d' âge et les "politiques décisionnaires " devraient être répartis au prorata de ces différentes représentatives du peuple.

Si sixième constitution il doit y avoir, j' estime que que ce point de vue est à prendre en compte pour autant qu'il soit partagé évidemment.

 


Michel V | Le Vendredi 07/04/2006 à 12:34 | [^] | Répondre

Recherche


Archive : tous les articles