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Amis de la taffe

Humour à deux mégots, qui ne vaut pas une cartouche.

Aujourd'hui 1er février. C'est un jour historique, mesdames et messieurs. La clope est boutée hors des lieux publics. Depuis quelques jours, une pub télé nous dit, avec la finesse d'un éléphant, que ces lieux vont enfin pouvoir respirer. Changement d'air, à défaut de changer l'ère ? Je ne peux m'empêcher de noter, en signe de deuil sans doute, qu'un collectif allumé a demandé à la France entière de se recueillir ce soir à 19 h 55 et pendant cinq minutes.
Pendant ce là, le grand cirque des présidentielles continue à se dérouler sous nos yeux. Bové devrait annoncer aujourd'hui qu'il en sera. Va-t-il remettre les maïs en paquet ?
Je note qu'une seule candidate mérite les suffrages des fumeux. Elle s'appelle Royal. Avec ou sans filtre, ça ne s'invente pas ! Ci-dessous pour le plaisir quelques extraits d'un article diffusé hier dans Libé. Reportage au sein même du journal pour voir l'ensemble des atitudes possibles. Le tout écrit avec fraîchitude. J'adore !-----

Interdiction de fumer sur le lieu de travail.»
«Moi, depuis que je sais qu'il va y avoir cette interdiction, j'ai jamais autant fumé. Je prends de l'avance. Et je vais appliquer le principe que j'applique en toutes circonstances : fuck !
La tricheuse : Je m'en fous, j'irai fumer dans les cabinets.»
L'émule de Florent Pagny : «C'est pas comme ça qu'on m'enlèvera ma liberté de fumer.»
Le désespéré : Je me serai tiré une balle dans la tête d'ici là. Ou alors, j'irai sur la terrasse, et je sauterai. Je déconne... Je ne sais pas du tout comment je vais faire. Alors, en attendant, je fume, je fume...
L'agitateur : Résistez, résistez ! Il y a en marre de cette américanisation de notre société, de l'hygiénisme, du light... Et puis, notre corps nous appartient !»
Son voisin, philosophe : Fumer tue. Mais aussi tue.
Changement d'étage, où des pragmatiques affûtent leur tactique : Bon, j'irai sur la terrasse. D'accord, ça risque de cailler. Mais, du coup, j'en profiterai pour appeler ma meuf tranquillement. Ou pourquoi pas un autre employeur...
Plus radical : Moi, c'est décidé, je me casse. Je vais aller fumer à la .
Pratique : J'ai acheté des patchs. Je sais que je vais me taper des amendes.
De bonne volonté : Il faut bien respecter les non-fumeurs.
Inconscient : Je suis une victime de la procrastination. Je verrai bien.
Imperturbable, un rêveur fait des volutes sous la pancarte d'interdiction : Ils parlent pas de la pipe et des joints dans l'affiche... Pff.

Version imprimable | Comptoir du temps | Le Jeudi 01/02/2007 | 0 commentaires | Lu 463 fois



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