S'identifier


Après moi le déluge

Où des "régularisés" on en arrive à l'esprit colonisateur. Toujours trés ancré dans l'hexagone. En passant par la Lorraine.

Discussion avec un pote, l'autre jour. Commentions le traitement de l'information autour des familles expulsées. Trouvions par exemple qu'un chiffre en cachant un autre, cachant n'étant finalement pas ici un mot anodin (!), l'info n'était évidemment pas là où elle semblait être. Masquons par les chiffres...  Ainsi ce "ressortissant" ukrainien soit disant expulsé par ce depuis trois ans qu'il est en France, il ne parle pas Français, c'est bien le signe qu'il n'y a aucun effort d'intégration, a déclaré le ministre. Des vont interroger le gars ; il répond en français... Aïe, soupe dans le potage... D'autant que le gars ajoute que sa fille est à l'école maternelle. Ce à quoi le ministre rétorque qu'en France, l'école n'est pas obligatoire avant six ans. Fermez le ban. Pathétique... N'en jetez plus ? Si, tiens une autre ! Cette voix entendue quelque part sur la droite et néanmoins à la radio, par exemple, qui disait en gros que ces gens-là n'allaient pas venir piquer ses richesses à la France. Classieux.

Non seulement, c'est dingue d'entendre (encore) des choses pareilles. Quand même, qui c'est qui, en d'autres , est allé piqué les richesses de qui ?

Et nous autres lorrains de faire le rapprochement avec le passé sidérurgique de notre région (en pensant bien sûr à d'autres contrées hexagonales qui ont connu ça) : le colonisateur débarque, exploite les richesses, s'en va et entonne l'air connu du après-moi le déluge, au grand dam du principe que le pollueur est le payeur. Pour la Lorraine, cela donne un sous-sol gruyère qui fout dans la panade des centaines de familles parce que les maisons se lézardent au mieux, tombent par terre au pire, pendant que l'état et ses bataillons d'experts bossent des cartographies histoire de savoir qui indémniser, combien, etc. Au-delà, ça donne des sans le sous, incapables d'assurer le minimum, sans parler de tous ces projets plantés pour cause de gruyère. Un collège, une maison de retraite, une route... Suffit pas d'entonner l'air des dégâts colatéraux....

Pour l'Afrique, pour ne citer qu'elle, ce sont des gens qu'on a envoyé au front, des sols qu'on a pillé, des personnes qu'on a exploitées. Le pote avait l'air de dire et j'ai bien aimé quelque part cette logique-là : avec tout ce qu'on leur a chouré, on peut bien aujourd'hui leur rendre un peu, non ? Chsais pas, moi, raisonner Monde, avoir des projets, donner des moyens. Pas leur apprendre à consommer, non. Ni les rendre money dépendants. PLutôt penser eau, santé, alimentation. Les trucs de base. Comme on dit en sport, et en artisanat, il faut remettre l'ouvage sur le , reprendre les fondamentaux, travailler.

Version imprimable | Campagne pour tout le monde ! | Le Lundi 25/09/2006 | 1 commentaire | Lu 364 fois


Commentaires

Discussion très intéressante l'autre jour avec un angolais qui parlait du sujet de ton dernier paragraphe... Il disait que les multinationales continuaient, quelque part, à piller le pays, puisque les sous atterrissent dans très peu de mains et ne retombent pas sur la population. Il disait que pour les subventions, c'est pareil... mais (plus inquiétant) que ça arrange tous les gouvernements du nord. En effet, l'argent détourné par ces quelques-uns est réinjecté en Europe ou en Amérique du Nord...

Il y aurait à réfléchir sur la façon dont on aide ces pays... 

 


Marie | Le Lundi 25/09/2006 à 12:14 | [^] | Répondre

Recherche


Archive : tous les articles