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Au coeur de sa semaine (1)

Dans la série des j'ai proposé aux autres d'écrire dans ce blog, cette nouvelle série : la semaine de... Un candidat, s'est élancé. Chaque jour, Fred s'est raconté. Voici sa semaine. Où l'on va du VTT à l'insémination articifielle en passant par Singapour, le , la zique, les USA et le vaccin du petit. J'adore !-----
Dimanche 1 octobre.
Comme tous les dimanches ce sont les enfants qui sonnent le reveil général. Il est 7h40. Avec madame, on reste couché histoire de se dire qu'on peut avoir un jour dans la semaine où on peut faire une pseudo grasse mat. (...) J'ai un programme sportif l'apres midi pendant que le reste de la famille ira chez belle-maman. Après un leger peti dej, je chope mon livre du moment et englouti une cinquantaine de pages. Deception Point n'est pas ce qu'on peut appeler de la littérature mais depuis quelques semaines je ne peux pas faire mieux. Et puis le thème du complot au plus haut sommet de l'Etat rentre dans la mouvance du moment : Prison Break, 24H Chrono...C'est de la même veine. (...)
Vers midi, J'enfourche mon VTT. 50 mètres plus loin je rejoins le collègue. Le de charger les affaires et nous voilà parti chez nos voisins belges, en route vers le 1er duathlon vert de ma vie. On récupére dossards et puces électroniques. On se prépare pour une reconnaissance du tracé vélo : une boucle de 5.8km à parcourir 4 fois. On range ensuite nos machines dans le parc vélo. On se refait un échauffement. Course à pied cette fois-ci. Puis c'est le briefing et 2 minutes plus tard les troupes sont lancées. Ce n'est pas la grosse forme. Je me fais griller rapidement. Je me fixe comme objectif de ne pas finir dernier. Sur 30 participants ça va être dur... Fin des premiers 5kms. Je jette un oeil sur les vélos restants....ça va être dur !
Je remonte 3 ou 4 concurrents. C'est bon pour le moral. Retour au parc à vélo. Je sens que les jambes commencent à me lâcher. Les 5 nouveaux kms de course à pied vont faire mal. Erreur de jugement : ils vont faire très mal. Et les cyclistes dépassés précédemment me ratrappent et me dépassent à leur tour facilement. Un oeil rapide sur le chrono et je me fixe un second objectif: finir en moins de 2h00 au total. Au final, la mission est remplie: je termine 26ème en 1h58. Je suis explosé. Le collègue lui à fini 7ème et à eut largement le de nettoyer son vélo avant que je n'arrive.... Après la douche réparatrice, on s'enfile une bonne bière fraîche. On est en Belgique quoi! On trinque avec de "La Chouffe" et on discute déjà du prochain rendez-vous.
Retour à la maison où à mon arrivée, les enfants me demandent d'aller faire du vélo ou du !!! Rien que d'y penser j'ai à nouveau mal aux jambes... Après le couchage des gamins, je pense m'endormir devant St-Etienne-PSG....

Lundi 2 octobre.
Je me lève un peu plus tôt que d’habitude. Cela fait 2 semaines que je participe à la réunion hebdomadaire des chefs de départements. Le mien est en voyage d’affaire en Asie. Je le remplace. Je dois être au bureau avant 9h. Ma femme est déjà partie depuis une bonne grossse demi-heure quand l’angélus quotidien résonne. Il est 7h20. Je prépare les bols des enfants avant de les réveiller. J’allume la radio. Les 1ères infos défilent. Je ne les entendrait pas en entier de toute façon. Dès que la marmaille sera là, les discussions couvriront la voix de la journaliste... 8h, on décolle. La chance est avec nous. On ne rencontre pas de bouchon et les 2 feux de circulation sont verts. Les 4 km qui nous séparent de l’école sont comblés rapidement. Si tout va bien je devrais être à l’heure à la réunion. Je dépose les enfants et remonte dans la voiture.
Je branche la radio sur France Culture. A cette heure j’aime bien les chroniques d’Adler et Duhamel. L’émission je la sens un peu moins cette année. Nicolas Demorand a été remplacé par Ali Badou. C’est moins pêchu. Pas de bol, Adler ne fait pas sa chronique aujourd’hui. Tant pis. Je laisse la radio. Ça me donnera des repères -espace pour mon trajet. J’écoute celle d’Olivier Duhamel. Tiens il se trompe dans le nom de l’animateur. Bizarre.
8h45. J’arrive au bureau. Je jette un oeil rapide sur les messages du matin et à mes sujets de réunion. Elle se fera en anglais parce qu’une personne ne parle pas français. 10h. Je reprends un par un les messages survolés 1 heure plus tôt. Des gars de l’info sont venus bosser samedi. Ils ont remis des trucs en place. Il va falloir vérifier, tester, rapporter...J’ai du boulot en perspective.10h30. Je pars prendre mon 1er café de la journée avec l’ami Javier. Celui avec qui j’ai regardé France-Espagne lors de la dernière coupe du monde de . On est rejoint par 2 autres collègues. On papote et résultats européens du week-end et de bouffe espagnole. On finira par projeter d’aller mater un match à Madrid et d’en profiter pour goûter les spécialités locales...

12h30. On part déjeuner. Finalement on est 4. ça parle activités du week-end, école et enfants. J’apprends qu’aux States quand t’es au collège, les contrôles sont préparés avec les profs. Limite ils révisent les questions qui seront posées. Plus de place dans l’emploi du est laissé au sport, aux activités culturelles. C’est vrai qu’ils en ont besoin les ricains...
15h. Nouvelle réunion. Je ne fais pas parti du discuté mais il peut m’aider pour un des miens. On fait une call avec Paris. Je sens que c’est assez tendu. Les 2 équipes ne s’entendent pas trop sur l’organisation. Du coup on me demande de jouer un rôle pour les aider. Ça cadre avec nos missions de service. Je prends une partie du truc. Ça fait chier quand même car j’ai pas l’historique.
16h45. Je dois filer. Entraînement piscine prévu à 18h. Il y a du monde sur la route. J’arrive pour une fois en avance et je pourrai faire l’échauffement en entier. Dans l’eau il n’y a que des jeunes entre 10 et 15 ans. Je suis assez nul en technique et je suis naturellement dans ce groupe. Pas d’économies chez les jeunes. Ils font tout à fond. Difficile de suivre le rythme. Mais je tiens bon. Les potes eux sont avec les ados. Ils ont plus de technique que moi, mais ça fonce aussi et ils en chient. 19h35. Je sors de l’eau. Juste le de prendre une douche, de discuter de 2/3 trucs avec les potes et je file à la maison.
Il est 20h quand je mets la voiture au garage. C’est au tour de madame d’aller suer. Je reste avec les gamins. Ils ont eu l’autorisation de jouer à la playstation chacun leur tour. Ça me permet de répondre présent aux câlins et de discuter individuellement de leur journée. Pas de jaloux avec le tour de rôle. 21h. Chacun se couche. Pour moi il est de grignoter. Je fini ma soupe devant mon pc ; je commence le récit de la journée. 21h45. Madame revient. Le de prendre une douche, elle revient pour regarder ses e-mails. Je veux m’envoyer mon texte au boulot pour le finir le lendemain.
Et là, ça plante !!!! je suis vénère. Rien n’est parti et tout est perdu. Comme le que je viens de passer à taper sur le clavier. C’est encore pas ça qui va me réconcilier avec la famille internet. Je rage. Je peste. Je vais voir la fin d’Amiens-Creteil pour me calmer. Je vois que Metz n’a pas perdu et reste 1er du classement de la L2. Une bonne nouvelle. Je peux aller me coucher et lire quelques pages de mon bouquin avant de fermer la lumière. Il est 23h30. Putain d’internet.
Mardi 3 octobre.
Aujourd’hui c’est moins speed.. Rien de fixe au bureau. Juste les enfants à amener à l’heure à l’école. Une angoisse quand même : ce sera la 1ère fois qu’ils devront faire seuls le chemin à pied qui sépare l’école de la maison de la mamie. Habituellement, le papy vient les chercher le midi, les ramène à 14h et les récupère à 16h30. Sauf que là, il est resté à l’hosto pour des examens approfondis. La mamie elle n’arrivait plus à tenir sur ces jambes la veille. On ne prend pas de risque. C’était pas la grande forme pour le papy ces derniers . La visite prévue de longue date et qui s’éternise prouve qu’il y a un truc.

Ma femme avait rêvé... de dents 3 jours avant ! C’est dingue, ces rêves de dents. C’est systématique chez elle. Selon ce qu’elle ressent durant le rêve, elle est capable de dire si c’est grave ou pas. Et à tous les coups ça marche. Quelques jours après, quelqu’un de sa famille se retrouve avec un problème physique plus ou moins grave. Là, pour ce dernier rêve, à priori, pas trop souci.
Dans la voiture je mets France Culture. Et je me marre : ça fait 2 jours de suite qu’Olivier Duhamel écorche le nom de l’animateur en entrée de chronique. « Bonjour Ali Badi » Qui en fait s’appelle Badou. Simple jeu ? Erreur involontaire ? A suivre.
Edgar Morin est l’invité. Ce qu’il raconte est un peu bateau. J’enfonce un cd dans le lecteur : le dernier album des Scissor Sisters. J’avais été agréablement surpris par leur 1er disque. Festif. Jovial. Un disque pour fêter l’arrivée du printemps. Celui-ci ne semble pas être issu du même matériau. Il me faudra sans doute plusieurs écoutes.
9h10. J’arrive au bureau. Comme internet m’a planté mon texte d’hier, je commence sa ré-écriture. Arrive ma collègue. Elle pose son sac et vient me voir. Elle a des trucs à dire sur sa situation . Je sais qu’elle est sur le point de changer de département. Elle m’explique que jusqu’au bout elle devra bosser sur un dossier qui la gonfle. Faut dire qu’en ce moment on baigne pas mal dans les jeux politico-stratégiques de nos chefs. On se prend leur faux-semblant en pleine poire et ça plombe. C’est qu’on n’a pas que ça à gérer nous. On a du taf. Sauf que nous, il nous manque un chef. Notre paravent quoi. Celui qui filtre les tactiques qui viennent du haut. Celui qui se prend ces trucs là d’habitude dans la tronche. Bref. Ça fait 5 mois que ça dure. C’est chiant, et intéressant à la fois.
Plus tard dans la matinée c’est au tour de mon collègue de m’interpeller. Il vient de préparer un message incendiaire à un chef de département. Il veut que je le lise avant envoi. Je rigole en lisant : il a sortie une sacrée panoplie de missiles. Ça va ressembler à la dernière guerre israelo-libanaise. Je lui explique qu’à sa place je resterais et factuel. Il est trop chaud pour tout modifier. Il enlèvera une phrase et stop. Les missiles partent juste avant que je ne reçoive un coup de fil de madame confirmant que les enfants sont arrivés à bon port et que je ne me retrouve dans un resto tibétain en compagnie d’un ancien collègue écossais. Il est 13h. On a gardé contact. Nos sujets de discussions favoris : le et la zique. On ne faillit pas à nos habitudes. La France sera en Ecosse ce samedi. Lui voit une victoire de la France. On parle aussi des tirages de l’UEFA qui ont eût lieu sur le coup de midi. On aura encore des français en Ecosse. Auxerre.
Côté zique il me file un cd d’un groupe qu’il a connu la semaine passée à Glasgow. Fratellis. J’ai hâte de découvrir. Dans l’après-midi j’ai un gros coup de pompe. Je crois que je paye les efforts sportifs de ces derniers . J’ai mal au jambes aussi. Mon collègue lui est vénère. Il vient de recevoir une réponse à l’email du matin. Apparement la Finul intervient : notre chef prend les commandes et calme le jeu. En gros : que ceux qui doivent bosser, bossent. Je crois qu’il attendait un soutien de sa hiérarchie. Perdu. Voilà notre collègue espagnol. Il a fait une boulette de 5 millions d’euros. Il vient prendre quelques conseils pour les réparations. Il repart satisfait : nos avis correspondent aux siens. Je vais prendre un café avec lui pour me et le ré-activer. Avec mes fans de habituels aussi. On parle de la guerre Barça-Real. Et ça chambre. Ça n’en finira jamais les hostilités….On bute sur un joueur :ex- international,défenseur, ancien monégasque qui à joué au Barça et qui maintenant est en Angleterre. Faudra trouver la réponse avant de quitter le boulot. De retour au bureau je passe quelques coups de fils. J’ai des dossiers qui n’avancent pas. Je veux comprendre ce qui se passe car j’ai besoin de planifier. On a quand même un client, et pas des moindres, qui attend. Fin de journée. Un de mes collègues me confirme : l’ancien monégasque du Barça c’est Christanval.
19h30. Je rentre. Les enfants veulent aller à la piscine. On a fait l’expérience la semaine passée. C’est pas mal le soir. T’as pratiquement un bassin pour toi tout seul. Sauf que là, les devoirs ne sont pas finis. Donc on sort les cahiers. Madame nous laisse vers 20h. Elle a théâtre. Les devoirs finis on consulte un catalogue de jouets. Les gamins veulent faire leur choix pour Noel. Un stylo d’une couleur différente pour chacun et c’est parti pour les croix et les cercles de sélection. Les enfants filent à la douche. En ce moment ils la prennent ensemble. Alors qu’ils n’avaient jamais voulus avant. Bizarre. En attendant je leur prépare la bouffe. Ils pourront aller se coucher plus tard. Pendant qu’ils jouent, j’en profite pour rédiger ce texte. Je veux me l’envoyer au bureau pour le terminer...Impossible d’accéder à ma messagerie. No comment.
Mercredi 4 octobre.
Le mercredi c’est tranquille. Pas d’école. On a tout le de se préparer. D’habitude le grand va au théâtre pour 10h. Le petit, ça ne l’interesse pas le théâtre. Habituellement j’amène les frangins chez la mamie et mon père les récupère vers 11h30. L’aprem ils vont soit au cinoche, soit à un spectacle, soit ils font que dalle avant d’aller au karaté pour 17h. Aujourd’hui il n’y a pas théâtre. Mon père vient donc les récupérer directement à la maison..

8h. Il sonne. Je suis en train de repasser les kimonos. On papote légèrement. Le père n’est pas très causant en ce moment. On a l’impression qu’il est dans sa bulle. Aujourd’hui, pareil. Il est là. Point. Ça me met mal à l’aise. Pourquoi ne va t il pas voir les enfants ? Pourquoi reste t il planté là sans rien dire ? Je me dis que c’est pour être avec moi car d’ici 30 minutes je ne serai plus là et on ne se verra plus. Les enfants, il sera avec eux toute la journée. Je lui file donc les infos du jour : ne pas oublier le vaccin et le carnet de santé. L’aprem ils iront à un spectacle de marionnette.
8h45.. Je ne prends pas l’autoroute quand je pars directement de la maison. La est plus calme. Je vois moins de bagnoles. De l’air frais pour mes yeux. Je mets le Cd des Fratellis. Ecossais ? On dirait des anglais. Un peu dans la veine des Artics Monkeys. Ils ne cartonneront pas avec ce disque me dis-je. A peine arrivé, mon téléphone sonne. Hong-Kong. Le collègue au bout du fil est là-bas depuis mai. On s’échange des news d’ici et là-bas. Il me raconte son week-end à Saigon et notamment la visite de sites relatifs à la guerre avec les américains.
C’est assez impressionnant. Les viets creusaient des mini-galeries dans les montagnes. Pour éviter de montrer des monticules de terre issus de la perforation, (et ainsi éviter de mettre la puce à l’oreille aux américains et donc d’éviter des bombardements), ils utilisaient des petits paniers et allaient vider la terre dans les rivières. Des restes de bombes non explosées, ils les découpaient et en faisaient des armes. Et la ville. Près de 7 millions d’habitants aujourd’hui. Que des mobylettes ! Et peu de crash. Je reprends mes dossiers. Je dois organiser une période de tests en parallèle avec un client. L’équipe qui s’occupe des paramétrages est pas mal débordée. Je les informe de ce que nous avons convenu de fournir au client. Sur un autre dossier j’ai découvert des incohérences de process.
11h. J’ai déjà la dalle. Je vais m’acheter une barre céréales. Je rencontre des collègues. On prend un café. On décide d’aller déjeuner aussi ensemble. Le reste de la journée, je pense faire de la lecture : un guide d’utilisation disponible pour toutes nos filiales internationales est uniquement disponible en français. Ça ne le fait pas. Aujourd’hui j’ai la traduction sous les yeux. Je dois me taper 40 pages d’explications technico-financières en english et apporter mes .
12 h 45. Pause déjeuner. On discute internet. Et des ricains (encore eux nom de bois). Il est possible de trouver sur le web les dernières phrases (en format audio) des condamnés à mort avant qu’ils ne soient exécutés. Très vite ça dévie sur la peine de mort. Des séances qui tournent pas ronds ; qui sont ajournées. Des sensations qu’en fait le condamné ressent au moment de la 2ème injection. La 1ère étant là pour anesthésier. D’après le collègue des études auraient été menées et cette fameuse 2ème injection serait en fait extrêmement pénible pour la victime... Pas très fun comme sujet. Ça me fout les boules et des frissons dans le dos. Limite gerbe. On change de sujet : qui sera le candidat du PS à se présenter aux élections présidentielles ?
14h. Un message d’un pote dans mon inbox pour se faire une bouffe un week-end. L’agenda est tellement chargé qu’on n’arrive pas à caler pour octobre. Ce sera début novembre. Je rattaque le dossier traduction. En lisant, une interrogation me vient pour un autre dossier. J’appelle un collègue à Paris. Il me file des détails et m’en donne d’autres sur le sujet. Ce qui est dingue , c’est que chaque fois que j’ouvre une porte, je découvre une problématique. Et là, elle est pas mal. Nos tests vont prendre du retard. Je cherche une solution pour être cohérent avec des sujets identiques. Va falloir qu’on fasse une manip manuelle. Comme ça relève des maths fiancières, le gars va s’en occuper. Il ne me donne pas de date. C’est chiant. On se rappellera la semaine prochaine pour faire le point. Je commence une série de tests sur un autre dossier. Un collègue se pointe pour une question. Je n’ai pas la réponse. Lui il bosse pour l’Australie. Il me dit qu’il faudra des gens sur place pour tester les process.
J’hésite un court instant. Je lui dis que je serais partant pour un mois. C’est ni trop long ni trop court. Familialement gérable. De toute façon, je ne suis pas sûr que le chef me lâchera. Je reprends mes tests. Coup de fil. Un collègue me demande ce qui se passe à Singapore : ils recherchent des gens. Pourquoi ? Décidément. Je lui explique la situation sur place. Un gros contrat a été signé. L’activité va exploser. Il faut du monde. Il est intéressé. Je reprends mes tests. Je n’avance pas. Il est 17h15. A 18h pétantes je dois partir : mon entreprise fête ses 150 ans cette année et elle nous offre des places pour le nouveau spectacle de Zingaro. Ma femme est également invitée. Il faut organiser la soirée et la garde des enfants. Ils finissent leur sport à 19h. Les chevaux doivent entrer en scène à 20h. ça va être serré.
En attendant je recommence une série de tests. Je découvre encore une incohérence. Une collègue s’arrête à mon bureau. On papote sur les mouvements de personnels : elle va intégrer une nouvelle équipe dans 10 jours. Je fais mine de ne pas être au courant. Elle est sympa. Elle aime bien les ragots. Du genre « Voici » « Gala ». Je lui en file un. Elle est contente. Mon info est déjà effective de toute façon. Je recommence mes tests. 18h. Il est de prendre la route. Je veux quand même vérifier un truc sur un process. Encore une énormité. C’est incroyable. Pas d’autre solution que de développer. Je fais remonter l’info à Paris et je file.
A peine le d’arriver à la maison que belle-maman sonne à la porte. A peine le de lui dire bonjour qu’elle s’active dans la cuisine pour préparer la bouffe des gosses. A peine le de discuter, que les enfants et Sandrine arrivent. On brief rapidos tout le monde et nous voilà parti vers Zingaro. La boîte a bien organisé le truc : parking près de son nouveau bâtiment, navette de bus pour aller sur place, apéritif d’accueil. On tape la causette avec des collègues. 5 minutes plus tard tout le monde est prié d’entrer sous le chapiteau. « Battuta » durera 1 heure et demie. Comme on avait vu « Loungta, les chevaux de vent », on ne peut pas s’empêcher de comparer. Le précedent durait 2 fois plus longtemps, il était moins dynamique et plus poétique, moins drôle. Bartabas est passé de la philosophie à l’histoire. Une histoire de mariage.
Après le spectacle la tente d’accueil nous attend : boissons, toasts. Ma femme rencontre son ancien directeur de collège. Qui fut mon ancien directeur des RH. Il est maintenant à la retraite. Directeur de retraite ? On est vite rejoint par des collègues. Souvenirs souvenirs. 23h00. On est de retour à la maison. La mamie est pressée de rentrer. Et nous d’aller se coucher.
Jeudi 05 octobre.
1h30 du mat. Quelqu’un pleure. C’est le petit. Lui qui ne se réveille jamais la nuit. Je pense tout de suite au vaccin de la veille. Je vais le voir. Il est assis dans le lit. Il a mal au pied... Il m’explique que ça vient du karaté. Il veut me montrer comment ça c’est passé. Il enfile une chaussette. Garde l’autre dans la main. Et on va dans le couloir illuminé pour la reconstitution de la scène. Une petite tête se penche à la porte de l’autre chambre. C’est le grand. Il nous demande ce qui se passe. Il voit son frère pleurer. Il assiste aussi à la reconstitution. On va dans la salle de bains. L'âiné dit qu’il est crevé et qu’il retourne se coucher. Un peu de mercurochrome sur le frottement et on retourne dans sa chambre. Un petit bisou de bonne nuit. Il est chaud. Bizarre. Le vaccin cette fois ? « Je peux venir te voir si ça va pas mieux ? ». Comment peut-il me poser une telle question ? J’ai mal au bocal. Ce réveil m’a fait l’effet d’un crash. Je me rendors. 5h20. Le petit entre dans ma chambre. Pleine forme. Il n’arrive plus à dormir. Je lui dis qu’il devrait se reposer dans son lit. Je le retrouve 5 minutes plus tard en train de bouquiner sur les escaliers. Je négocie un couchage avec lumière dans le couloir. Je me rendors. 6h30. Madame se lève. Elle doit partir tôt aujourd’hui. Je referme les yeux et me voilà réveillé par l’angélus de 7h20. Vu la nuit passée, je me dis qu’il faut que je m’active illico sinon je ne bouge plus de la journée. Les enfants dorment à poings fermés. J’irai les réveiller plus tard, le de remettre mes neurones en place sous la douche. Au petit dej, le grand fait une boulette : sans volonté de blesser le frangin, il lui met une petite tape sur le bras. En plein sur le vaccin. Ce sont à nouveau des larmes qui coulent des yeux. Le grand est surpris. Je lui explique ce qu’il a fait et lui somme de s’excuser. Dont acte. Sur le chemin de l’école on fait des révisions. Aujourd’hui c’est contrôle de géo pour le grand. Ça devrait aller.
A la radio, Adler a commencé sa chronique quand je remonte en voiture. L’invité du jour est le créateur d’Actuel. Avec sa voix grave je me dis qu’il doit abuser du tabac. J’attends avec impatience le bonjour d’Olivier Duhamel... ça parle de la crise des journaux, d’internet. Un sujet pour Didier me dis-je. Il a trouvé la solution Duhamel: il zappe le nom de famille. Ça parle tabac et liberté de fumer. « il faudrait des restaurants fumeurs, des bars fumeurs... » Est-ce que le chroniqueur sait qu’une compagnie aérienne est en train de se créer et qu’elle s’adressera à une clientèle exclusivement fumeuse ? L’invité nous apprend aussi que pour un cancéreux qui se fait soigner, fumer un joint lui évitera d’avoir des nausées. Apparement tout le corps médical est au courant mais en fournir correspondrait à légaliser ? Tout de suite je pense à l’EPO ? On en donne à ces mêmes malades pour qu’ils se sentent plus en forme. Je le sais. Ma cousine la vécu.Au fait. Mis à part dans le sport, c’est illégal l’EPO ? Intervient Marc Kravetz. Il est impressionnant. Mais il a un défaut : il met toujours 3 plombes à sortir sa question. Je zappe. De toute façon j’arrive au boulot.
Une collègue envoi une question quizz à plusieurs destinataires via email : qui sort sont 1er album le 05 octobre 1962 ? Coup de bol, je trouve la réponse.
Ça fait 3 jours que je dois prendre rendez-vous chez le cardiologue. Simple contrôle pour une licence sportive. Si tout va bien, j’aurais rendez-vous en 2007... Nouveau coup de bol, un désistement de dernière minute me permet d’avoir un rdv dès demain 10h. Je saute sur l’occaz.. Il faudra que je prenne congés.
Arrive mon chef. Il est de retour d’Asie. Il nous raconte Singapore, Hong-Kong et Bangkok. Il a halluciné en Thaïlande. 11 millions d’habitants. Des gens qui dorment dans la rue, des rats… c’est dégueulasse. Tu te fais accoster à chaque coin de rue par des mecs qui te propose des filles pour accompagner, pour masser, pour...C’est le seul endroit au monde où dans ta chambre d’hôtel tu as des préservatifs à disposition. La ville du cul me dit-il. Merde. Dans Platforme, Houellebecq a tout juste me dis-je. Le boss nous raconte qu’il a discuté avec 2 anglais (1 à la retraite et l’autre bossant à Dubaï) qui étaient accompagnés par 2 jeunes filles. Ils lui conseillaient les endroits à faire, en expliquant qu’ils avaient les filles à la semaine, que c’était pratique pour négocier les achats en ville. Et puis pour le reste aussi...Côté ça va être coton. Ça ne parle pas très bien anglais. Tout se fait en Thaïlandais. Nos systèmes non. Le plus drôle ce sont les dates. Ils utilisent le calendrier bouddhiste. En ce moment ils sont dans les années 2500...
Pause café du matin. Je passe au bureau d’une collègue. C’est son dernier jour. Elle a amené des croissants. Je suis habitué aux départs dans la boîte mais là ça bat des records de vitesse. 2 mois qu’elle est là. Pas plus. On m’appelle pour un dossier. La difficulté est de trouver le lien entre ce qu’il me faut dans mon système et comment cela se traduit dans les programmes informatiques.
Je me retrouve en pause déjeuner dans un resto. On est 4. On parle de la Thaïlande, mais surtout de la hausse des prix depuis l’euro. C’est quand même se foutre de la gueule du monde de dire qu’il n’y a pas eût d’augmentation. Tiens. Sur la carte. Une escalope milanaise à 17 euros. C’est pas l’arnaque ? Et le café. C’est là-dessus que les restaurateurs se feraient le plus de blé. Si on compare le prix auquel le caf est vendu, à celui acheté par le patron, le paquet est vite amorti....
14h. Je suis de retour au bureau. Je reprends ma lecture de la traduction anglaise. Un truc me turlupine. J’avais déjà lu ce doc en français il y a quelques . Je n’y avais pas compris grand-chose. Et là, en english, je ne sais pas pourquoi, mais je comprends tout. Même les calculs… Je reçois un message. Suite à mes remarques sur un autre dossier, ils se sont aperçus qu’ils s’étaient plantés sur un truc. Ils vont corriger. Bonne nouvelle. Nouvel e-mail. Celui-là est plus ennuyeux. Pour un des mes projets, des formations vont devoir se faire. J’ai déjà prévenu les personnes concernées et organisé la session pour la semaine prochaine. Là, pour un dont je ne m’occupe pas, on me propose de regrouper 2 formations en 1 pour la semaine d’après. Comme les 2 projets ont un point commun, je trouve que l’idée est bonne mais il faut tout reprendre l’organisation. En plus, certaines personnes pourront être là le matin et d’autres l’après-midi. Ça veut donc dire quand même 2 sessions mais regroupées sur une journée. Le seul gain finalement sera pour les intervenants. Ils ne viendront qu’une journée au lieu de 2. Je prends donc contact avec tout le monde et remonte un planning.
Arrive un collègue. Je ne l’avais pratiquement pas vu de la journée. Amateur de cheval, il me donne ses impressions sur le Zingaro de la veille. On dévie rapidement sur autre chose. Il n’attend qu’une seule chose. Qu’on lui demande d’aller en Australie pour faire des formations sur nos systèmes. Nous voilà à 3 dans la conversation. Je décroche un peu, j’ai trop trucs en tête. On me regarde en rigolant. Je ne comprends pas ce qui se passe. Nouveaux rires. « On disait que tu devrais nous donner des formations sur comment rester zen au boulot ». Ca me fait sourire. On me dit que je vais finir bouddhiste. Mais qu’en même on se sait pas comment je suis en dehors du boulot. J’essaye d’être pareil mais pour ça il me faut faire plein de sport.
J’apprends via le web que Ryanair veut racheter Aer Lingus. Quoi ? Les irlandais n’auraient plus qu’une seule compagnie aérienne ? Je vois aussi que Renault-Nissan voudrait se rapprocher de General Motors. C’est dingue. C’est la mode les regroupements. Et jamais des petits avec d’autres petits pour faire la nique aux gros. Non jamais. C’est toujours des gros avec des autres gros pour en faire des plus gros (avec plein de cholestérol d’euros qui circule). Et faire la nique aux petits. Beurk. Mittal-Arcelor. Suez-Gaz de France, et nous. Pareil. Je ne comprendrai jamais comment c’est possible.
J’apprends aussi que les ricains veulent monter un mur de séparation avec le Méxique. C’est quoi ce délire. C’est une manie chez eux. Monter des murs. Ils n’avaient pas filer un coup de main à Israel? Pour s’entrainer…Faudrait leur dire que chez nous en Europe on a plutôt tendance à les péter les murs. Qu’ils demandent aux allemands. Ou alors qu’à l’école ils laissent le sport de côté et qu’ils consultent un peu plus les manuels d’histoire. C’est fini les murs du con. Pis aussi quand tu fais la guerre à des milliers de bornes de chez toi, tu t’en fous c’est loin. T’en fais pas des murs. Mais là, c’est le voisin qui t’emmerde. C’est plus chiant quand c’est un voisin. Son bordel on l’entend plus facilement. Et encore t’as de la chance. Mexico c’est pas (encore) Bagdad. J’éteints tout. Je me casse. Faut que je passe chercher du pain. A cette heure-ci je n’ai que la station service du coin qui peut me sauver.
A la maison les enfants tapent un mini- dans le garage. « faites gaffe aux vélos les gars ». 5 minutes après je suis en survêt avec eux. On se fait des passes et rapidement ça vire dribbles et « viens me piquer la balle ». Les frangins deviennent vite solidaires. Au moment du repas le grand nous donne ses résultats du contrôle. On est content pour lui. Et lui pour lui. C’est important d’être content de soi. Allez. C’est l’heure d’aller vous coucher les gars. On allume la téloche. Le jeudi, quand on peut, c’est Prison Break. Une série américaine. On y voit des murs…

Vendredi 06 octobre.
7h. Je suis en congés. Pourtant il faut que je me lève. J’ai du mal. Je dois amener une bagnole au garage pour la révision. J’ai rdv à 8h. J’ai 30 minutes de route. Si je zappe le petit dej, je peux rogner des minutes au pieu. 7h20. Plus le choix. 15 minutes plus tard je suis en voiture. C’est toujours comme ça une journée de congés. Pas moyen de trainer au lit et rien foutre de la journée. C’est toujours comme ça parce que LA journée de congés je la prends pour faire des trucs. Là par exemple j’ai aussi rdv chez le cardiologue à 10h. C’est que la plupart des spécialistes, ne bossent pas le samedi.J’ai mis Inter. Coffe nous parle de bouffe… De langue de veau, de foies, de testicules… Continue comme ça Jean-Pierre. J’ai le ventre vide. Aide-moi à ne pas avoir envie de bouffer. Il poursuit. Il explique la différence entre les abâts rouges et les abâts blancs. Et les abâts joie ça existe ? Merci Jean-Pierre. Tiens bon. Ne relâche pas. Il doit me rester 5-6 bornes. Après je te laisse au garage. Je ne t’entendrai plus et je pourrai récupérer mes esprits et mon estomac pour aller me sustenter tranquillement. J’avais réservé une bagnole pour la journée. La bonne surprise c’est qu’en fait la révision sera terminée avant midi. Du coup la voiture de loc, je la touche à moitié prix. C’est quoi ? Une Fiat ? Mais je suis bien chez Opel là ? Racheté ? Vous aussi ? Je croyais que c’était Renault-Nissan qui allait vous bouffer. Je ne comprends pas. Coffe n’a rien dit là-dessus. Ça c’est fait cette nuit ou quoi ? Il a un truc qui cloche. Dites, rassurez-moi, ce n’est qu’en local ? Bingo. Et me voilà parti dans une belle Punto dorée avec 3000 bornes au compteur.

J’en fais que 2 pour me poser et m’offrir un petit dej. Le problème c’est que je suis arrivé trop tôt au Carrefour du coin. La galerie marchande n’ouvre qu’ à 9h00. Pas grave. Demorand est sur Inter. Dans son meilleur rôle je trouve : celui d’intervieweur. C’est Montebourg l’invité. Il s’est allié à Ségolène. Il n’est pas à l’aise partout et particulièrement sur le sujet de la migration. Ça bote en touche sec. Manifestement le discours politique n’est pas prêt sur ce sujet. J’apprend quand même que Ségo vise un socialisme de la Nation (national-socialisme ?…ça fait peur.. non c’est pas ça, je dois me tromper) alors que DSK un socialisme international. Fin de l’interview.

Je pars acheter un journal et des croissants. La vache ! C’est franchement pas cher en France. Je lis que finalement, General Motors dit non au mariage avec Renault-Nissan. Je me dis qu’ils pourront toujours essayer avec Fiat. Ici c’est déjà fait. C’est comme ça qui font les gros. Ils font mine de se marier avec une boîte,tout le monde en parle et pan, quelque après, c’est une autre qui est choisi. Regarde Arcelor. Avec les russes. Pis finalement ça c’est fait avec les indiens. Et nous pareil. Au début c’était des italiens. Finalement on s’est marié avec des canadiens. La technique du contre-pied quoi. Je vois aussi que ça chauffe au Mexique. Faites gaffe les gars. Moins de bruit. Georges va vous planter un mur d’ici peu. J’apprends que DSK s’est lancé dans sa . Donc lui apparemment tout le discours est ficelé.
Je me sauve chez le cardiologue. Ça parle fort dans le secrétariat. Mais c’est qui ce mec qui discute avec les secrétaires ? On dirait un réparateur d’imprimantes. Bon. Que les choses soient bien claires. J’ai rien contre les réparateurs d’imprimantes. C’est juste que les seuls que je vois, c’est ceux qui viennent réparer la mienne au boulot. Et ils sont comme lui. Même tronche. Mêmes fringues. Je file en salle d’attente. C’est bien plus calme. Je commence à lire l’article sur Cachan. Je ne le finis pas. On m’appelle. C’est mon tour.
Ben merde. Le type. Non seulement il répare les imprimantes mais en plus il remplace le cardiologue… Je m’allonge torse nu sur la table. Il me met une dizaine de ventouses. « Soit vous êtes entraîné, soit il vous faut un pacemaker ». Et une imprimante non ? J’interprète ça comme une bonne nouvelle. « Vous pouvez vous rhabiller ». Quoi ? ça fait pas 2 minutes que je suis allongé et c’est déjà fini ? C’est ça un examen cardiologique ? Et je paye combien pour ça ? Pourquoi faire des études de médecine ? Des études d’imprimantes ça à l’air de largement suffire. On discute sport. Il m’explique 2-3 trucs que j’avais oubliés. Je lui dis qu’il faudrait que je fasse un test précis pour connaître ma fréquence cardiaque maxi. Pas de problème. « Vu votre niveau physique, c’est important ». Faut se calmer avec les compliments ou je change de .
Nouveau rdv est pris. Ce sera dans un hosto. Un test sur vélo. Avec lui. Décidément. C’est fou ce qu’on a comme compétences quand on sait réparer les imprimantes. Ce qui fait chier, c’est que je vais devoir prendre à nouveau congés. Il me donne le nom d’un gars à chercher sur le web. Je trouverais plein de trucs intéressant sur le sport et le cœur. Il me raccompagne. Je lui dis à lundi. Je paye ma consult au secrétariat. Et je me sauve. Merde. Il m’a filé aucun papier montrant les résultats de l’examen. Un comble pour un réparateur d’imprimantes que de pas avoir de papier.

Je m’arrêtes acheter Télérama et prendre un café. J’ai vu une petite étiquette rouge avec les lettres en blanc sur la porte de ce bar. Illy c’est mon café préféré. Tiens les Scissors Sisters à la une de Télérama. Je ne traine pas trop. J’ai ma bagnole à récupérer puis j’irai manger chez ma mère. Elle me raconte sa semaine dans le Sud. Tous les frères et sœurs se sont retrouvés là-bas pour remonter le moral de la frangine cancéreuse. Je ne lui parle pas des pétards « conseillés » par les spécialistes ; elle ne comprendrait pas. Ils sont surtout allés là-bas pour voir. Se faire une image. La voix au téléphone c’est pas suffisant. Ils sont revenus rassurés. On se bise. On se verra dimanche midi. J’ai des achats à faire.
15h. De retour à la maison je me dis que je vais aller faire un test de course à pied. Pas de bol. La piste d’athlé est fermée. Je vise un autre stade. Même résultat. Je pars chercher les gamins chez la mamie. Vu que madame rentrera assez tard et que demain il n’y a pas classe, je leur propose d’aller à la piscine. Après un petit entraînement je les rejoins dans leur bassin. On fait à peu près toujours les mêmes jeux. Avec quelques variantes. Le grand aujourd’hui dompte sa peur. Il saute du petit plongeoir du grand bassin. Le petit, lui, est plus à l’aise. Bien qu’il nage moins bien que son frère, il l’a toujours été. Nouvelle victoire du grand : il se fait les 25 mètres de grand bassin en une fois. Je ne sais pas si c’est lié mais en sortant du bâtiment vers 20h, il me dit qu’il est content d’avoir des parents comme nous. Merde ça fait chaud au cœur. Et il me sort des souvenirs de 4 ans. Des trucs qui l’ont marqué. Comme les séances de bains, l’apprentissage pour s’habiller tout seul, sa première coupe sportive… Ma femme est de retour vers 20h30. On mange tous ensemble. On lui raconte la piscine. On parle de l’école. Des résultats de l’un et de l’autre.
Pour digérer : séance musicale. Un peu de guitare. Je leur joue 2 titres de Radiohead. Ils aiment bien. Le petit fait la tête : il aurait préféré se faire un France-Brésil sur Playstation. Les enfants ne se couchent pas trop tard. Demain, dès 8h30, on sera parti toute la journée. Madame en profite pour regarder des épisodes d’une serie enregistrée la veille. Moi je m’installe devant mon pc qui n’a pas d’imprimante…

Samedi 7 octobre. 8 h. Encore une matinée à se lever tôt. Je commence à accuser le coup. Je me dis que demain je ferai la grasse mat. 8h30. On est parti pour un rdv commercial. On veut refaire nos portes de garages. Le devis est intéressant et le ou plutôt la commerciale nous avait semblé compétente. 9h. On refait le point sur ce qui est proposé. Nouveau devis. Nouveau rdv est fixé, mais cette fois-ci chez nous pour les mesures définitives. Ce sera samedi matin prochain. Et merde. Je devrai encore me lever tôt. 9h45. On se dirige vers Metz. On a prévu de passer la journée avec des amis. Ils ont aussi 2 enfants. On doit se retrouver dans un resto sur les coups de midi. Du coup ça nous laisse un peu de pour fouiner dans les magasins. Les enfants ont faim. On s’arrête à une sandwicherie. Ce sera petit casse-croûte et petit jus d’orange. Le de faire 2-3 rayons aux Galeries Lafayette et nous voilà en route vers le resto. Tout le monde arrive en même . On papote pour finalement décider d’aller manger ailleurs. Sur la place St Jacques. Les enfants s’entendent bien. Tant mieux. C’est toujours ça de moins à gérer à table.
 Les amis nous racontent une histoire d’insémination assez folle. Un couple qu’ils connaissent a essayé d’avoir des enfants pendant 6 ans. 22 inséminations sur un total de 25. Et toujours pas de résultats positifs. 3 dernières chances…. Elles prennent toutes. Des triplés…Les médecins estiment que c’est dangereux. Il faut que le couple fasse un choix. Les garder tous ou… en enlever un. Et là t’es tout seul face à ce truc. Pas de suivi psychologique. Que dalle. Tu te démerdes. Par peur des risques, ils optent pour la 2ème solution. Mais ce qu’ils ne savaient, c’est que l’embryon en question n’est pas retiré. On le tue. Par injection. Quand je repense à ce que j’ai entendu cette semaine sur les injections dans les prisons américaines… Et là on bute à coup sûr un innocent. De 3 mois.
J’ai plein de trucs qui viennent en vrac : la peine de mort n’a pas disparu en France, ça me fait réfléchir aussi sur la position de l’église vis-à-vis de l’avortement, je me dis que ça dois avoir une incidence sur le développement des fœtus vivants. C’est quand même pas possible de 9 mois dans le ventre de ta mère et de ne pas te rendre compte que ton frère est crevé à côté de toi depuis 6 mois. Et comment on l’enlève ce fœtus ? Ben avec les autres : à la naissance…Les jumeaux en questions ont maintenant 2 ans. La mère a décidé d’aller voir un psy. Elle culpabilise par rapport au garçon vivant (l’autre est une fille). Le psy lui conseille de venir avec les jumeaux. Enfin une réponse saine. Mais après coup. Quel gâchis. On a quand même un monde qui tourne à l’envers.
14h. On quitte le resto et on fait 2 équipes. Les mamans d’un côté. Les papas et les enfants de l’autre. On décide de se retrouver à la Fnac. Cool. Je vais pouvoir récupérer des cd. On squatte le rayon lecture enfant. Les gamins s’en donne à cœur joie. J’en profite pour passer aux rayons livres et disques. 15h. Tout le monde s’est retrouvé. On passe chez eux. Le grand a mal a la tête. Pas le front. La tête. Le de boire un coup et nous voilà dans une fête de quartier. Le centre socio-culturel fait la fête de l’enfant. Ateliers découverte musicale, échecs, peinture (tiens la technique de la toile géante et vide, à remplir avec ce qu’on veut je l’ai déjà vu quelque part…). Nous on n’est pas du coin. On est plus gêné que nos gosses qui sont déjà dans les ateliers. Je prends un caf. Je discute avec quelques personnes. Je me pose sur une chaise et je vois un supplément du Nouvel Obs posé lui sur une table. On sympathise. Il date de début juin 2006. Il concerne la coupe du monde. Je me dis que ça dois être rigolo de voir par après ce qui c’est dit avant. Je feuillette. On y parle d’Anelka pas convoqué (cette semaine on a parlé de lui pour l’inverse), des jeunes qui montent comme Messi (le nouveau Maradona) et puis d’économie. Je m’y attarde.
Les économistes avaient fait des prévisions. Pas des prévisions économiques, mais des prévisions sportives issues de la situation économique. En gros, il est dit que celui qui gagne, fait monter par la suite légèrement le PIB de son pays. Soit : une victoire en Coupe du Monde et voilà la confiance qui s’installe dans le pays, poussant les consommateurs à acheter. Et là je suis sur le cul. Les dits économistes, foutent l’Asie, l’Afrique et l’Amérique de côté. Pour eux, le plus profitable, serait une victoire européenne. Ben v’là. Pis quoi ? Vous avez aussi les pronos sur les 8ème ou les ¼ de finales ? Ben ouais, ils les ont ces cons. Ils disent que le mieux serait que l’Espagne et l’Angleterre s’arrêtent au maximum en ¼. Merde. Ne me dites pas que vous avez les finalistes ? Presque. Ils ne donnent pas un carré final mais un triangle. Pour eux, le mieux, ce serait d’avoir l’Allemagne, La France et l’Italie. Avec comme préférence ultime une victoire de l’Italie sur l’Allemagne. Putain les cons. L’Italie a gagné. Je ferme le supplément.. La Coupe du Monde : une grosse supercherie ? Je suis troublé. Sport et économie sont bizarrement inséparables.

17h15. On bise tout le monde. On décide de faire un détour par un nouveau magasin. Alinéa. C’est pas mal du tout. Le concept est honteusement pompé sur celui d’Ikéa. Les meubles me plaisent plus. On s’achète un luminaire pour la salle de bain. Le grand a toujours mal à la tête. On ne traîne pas trop du coup.
18h. On est sur le retour. Le petit s’endort rapidement. Pas les autres. Le mal de tête s’éclipse. De retour à la maison il revient. Le de ranger les affaires et on se fait la dernière demie-heure d’Ecosse-France. On allume la téloche pile poil sur le but. Pas de problème. L’Ecosse doit sûrement avoir besoin d’un petit coup de remontant économique. Et une fois encore, dans les journaux de demain, personne ne remerciera la France d’avoir permit de booster l’économie nationale de son adversaire. Le grand s’est endormi. Avec son frère, on se fait une petite grignotte avant de se faire un match sur Play. Il part se coucher. Le grand est toujours sur le canapé en train de dormir. Avec madame on décide de se regarder Closer. Je zappe un peu en attendant. Je tombe sur la RAI. C’est Italie-Ukraine. Et en plein match, une pub…J’en reviens pas. Les champions du monde osent cette pratique ? Ah oui j’oublais : ce fameux duo sport-éco. A peine 30 minutes de film et madame finit par s’endormir aussi. Mal de bocal en prime. Bon. Ça fait 2. On mettra ces maux de têtes sur le compte de l’automne. Tout le monde est couché. Je vais finir mon dernier texte sur ma semaine. Tant mieux. Ça me bouffe trop de et en prime, ça commence à me donner des maux de tête…

Version imprimable | Tranches de vie(s) | Le Dimanche 08/10/2006 | 5 commentaires | Lu 748 fois


Commentaires

C'est rigolo de se mettre dans la peau d'une autre personne... Merci Didier !

Ceci dit, vu le rythme qui est décrit, je suis bien contente d'avoir une vie un peu plus tranquille !!! :-)

 


Marie | Le Mardi 10/10/2006 à 09:43 | [^] | Répondre

Sur le blog bouchon

La grande Loulou raconte sa semaine depuis chez elle. Cliquez ici.
Du trés trés bon aussi !

 


Didier | Le Vendredi 13/10/2006 à 18:53 | [^] | Répondre

Re: Sur le blog bouchon

Oulala, j'ai passé ma semaine à me battre pour un de mes enfant, je passe les détails, mais l'affaire est ardue, mais mes démarches je pense feront trembler des institutions trop bien en place...Ce matin, RV dans une asso pour apporter du temps de loisir aux enfants en situation de handicap, qu'ils soient intégré dans la société à part entière, qu'il puissent sortir du cadre milieu spé et maison...Leur proposer des activités sportives, théatres, slam, faire des sorties sur paris, ciné, musées etc...Bref, une belle initiative qui va naitre !

Sinon, tout ce qu'il y a à faire à la maison, avec sa famille, ici, sur les blogs que j'aime. Speed et cool en même temps ! ;)

 


Eden | Le Samedi 14/10/2006 à 14:32 | [^] | Répondre

On s'y croirait !

 

 


Jimmy | Le Dimanche 15/10/2006 à 01:38 | [^] | Répondre

Impressionnant ce rythme de vie ! La lecture - passionnante - de cette tranche de vie me donne envie de retourner me coucher ! Bravo pour le suivi du cardiologue ... car même si tu fais beaucoup de sport, ton coeur est mis à rude épreuve !

 


Carole | Le Mercredi 18/10/2006 à 05:58 | [^] | Répondre

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