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Au coeur de sa semaine (2)

Dans la série des j'ai proposé aux autres d'écrire dans ce blog, cette série : la semaine de... Après Fred et la Grande Loulou, Francis s'est élancé. Il nous raconte ses jours et au bout, sa semaine. De l'intense, de l'intime, de l'ex et du futur, du maintenant, des mercis. Encore un moment d'anthologie.

Une semaine comme jamais…

Samedi 7 octobre
C’est le jour du déménagement. Mon ex quitte le foyer après plusieurs mois d’attente. Le que ce foutu appart se libère. Le rendez-vous est donné : 9h30 avec le camion. 2 amis arrivent, la fleur au fusil. Le plus redoutable m’attend : l’ex-beau-frère et l’ex-beau-père qui viennent filer un coup de main. Je sais que mon intimité va encore prendre une bonne claque dans la gueule… ex-piration. C’est la journée des « ex ». Et c’est partout, la valse des meubles et des cartons, aller-retour. Ma maison se vide, la sienne se remplit – encore ce foutu principe des vases communicants ! Mes 2 amis ont du se donner le mot, ils mettent de l’ambiance. On rit beaucoup, ça devient presque agréable. Drôle de moment. Merci les amis.
12h30, arrive le moment du repas. Tout est prévu : mon ex-belle-mère a concocté une ex-cellente ex-potée pour 5. Nous sommes 12 à table (nous avons toujours beaucoup d’amis au moment du repas !). Le sens du partage s’impose, je sors le jambon du cochon bio qui va bien, le paté fait maison… moment convivial, éclat de rire, échanges, regards… tous les ingrédients pour un bon moment de bonheur. Mais c’est ma séparation bordel de merde… ce n’est pas comme ça que je l’imaginais. Je devais être triste. Soit. C’est mieux ainsi. Merci les amis.
3 heures plus tard, nous nous retrouvons tous les 2, elle et moi, dans cette grande pièce vide de cette maison qui est devenue la mienne. Ça y est, je suis triste. Ce foutu vide m’y invite. Elle est là, debout. Moi je suis assis sur une cette bonne vieille table de salon qui ne me quittera pas, posée là, au milieu du vide, au centre du chaos. Elle me dit « t’as plus rien ! » Je réponds « non ». Et là je pense à la façon dont je vais m’y prendre pour que ce lieu reste agréable et que mon fils ait envie d’y une semaine sur deux. Blues.
Puis elle s’en va chez elle. Je reste chez moi. Assis sur cette bonne vieille table de salon que je ne quitterai pas, un fond de verre de rouge à la main, un cigare dans l’autre, et je regarde les toiles d’araignée, les amas de poussière, les papiers jetés à terre, les traces de pas… c’est la jungle.
Bon sang que c’est dur ! Après avoir broyé du noir à coup de rouge pendant plus d’une demi heure, je me dis qu’il faut repartir. Je me lève. Je cherche dans les CD qu’il me reste. Je balance un vieux Joe Cooker à fond pour masquer le bruit de l’aspirateur. Et c’est parti : grand nettoyage, balai, serpière, sac poubelle. C’est propre. Vide, mais propre.
Il est 20h. Je file au supermarché chercher un joint pour ma nouvelle vieille machine à laver que j’ai récupérer. Notre fils est chez elle. Je pense à lui. Comment vit-il tout ça ?-----
Je ne sais pas quoi faire. Rentrer chez moi. Je n’ai pas envie d’être seul. Pas envie de voir du monde non plus. Pas facile de trancher. Je décide de rejoindre mon amie. Après 20 minutes de route, je me retrouve devant une belle et bonne potée… tiens dont ! une potée cuisinée avec amour, avec attention. Mon amie est là, présente, discrête, juste. Moi je suis là, mais elle sent que je suis ailleurs. Elle me laisse divaguer dans ma tête, elle sait qu’il me faut du . Merci. Nous nous couchons. Elle est là. Je suis ailleurs.

Dimanche 8 octobre
Réveil matinal à 8h. Café, tartine de confiture, cigare à la fenêtre dans la fraîcheur du jour qui se lève. Je décide de repartir chez moi. Il me faut me réapproprier le lieu. Sur la route, j’écoute les infos : une journaliste soviétique, spécialiste de la guerre en tchétchénie vient d’être assassinée de plusieurs balles de révolver. Putain de journée, putain de société. Je ne comprends pas. Je suis tellement loin de tout ça et tellement touché par cette femme que le pouvoir a réduit au silence. Je suis révolté. J’ouvre la porte de chez moi. Merde, c’est encore vide. De suite, je relance le Joe Cooker de la veille : il m’a bien aidé hier, ça devrait le faire aujourd’hui. Je décide d’essayer la machine à laver. Je mets le joint. Ça a l’air de fonctionner. Il me faut la laver, enlever cette crasse que ces 10 années de stockage dans un garage ont déposée sans retenue. Laver une machine à laver : décidemment, ça va mal. Puis j’enfile ma tenue de jardinier et file au jardin repiquer mes salades. Depuis le mois de mai, j’essaie de faire pousser de la salade sans succès. Je ne me laisserai pas faire. Quitte à y passer tout l’hiver, mais je veux de la salade. Y a des priorités dans la vie !
Je m’occupe les mains, l’esprit. Ça fait du bien. Plus tard, je suis sur le départ. Arrive mon ex et mon fils dans le but de récupérer quelques effets personnels. Mon fils est joyeux. Tout va bien. Mon ex cache ses larmes. Elle me fait discrètement savoir que ça ne va pas fort. Plongée entre le sentiment d’une séparation nécessaire et la peur de se tromper. Aïe ! j’ai bien peur que là, même ce brave Joe Cooker ne peut rien y faire. L’atmosphère est chargée d’émotion. J’essaie de me rendre disponible. Mais elle préfère abréger la rencontre.
Je repars chez mon amie. Nous passerons la journée ensemble : promenade en forêt avec elle et ses enfants. Le passe plutôt vite. Le but est atteint. L’instant est agréable mais entrecoupé en permanence par mes pensées du moment. Je me sens coupable d’être là. Je ne me sens pas encore libre. Putain de sentiment.
La soirée se terminera devant « d’une Geisha ». Un excellent film, mais qui ne règle rien à la vie.

Lundi 9 octobre
Levage et lavage du corps à 7h. Mais non je ne suis pas mort. Juste le réveil un peu lourd. Des restes de déménagement sans doute. Je m’empresse de déjeuner pour partir à mon travail. J’ai la chance de travailler dans mon et l’école de mon fils se trouve juste en dessous de mon bureau… pauvre gosse ! Sauf que cette fois, je ne sais plus trop où est mon lieu de vie.
Je taquine l’espoir de croiser mon fils dans la cours d’école et de lui faire un bisou. Raté, j’arrive trop tard. Je m’installe au bureau. Je sens que la journée ne va pas être productive. Je tourne en rond. Fais un café. Retourne en rond. Refais un café. Rien. Je n’avance pas. Je décide donc d’aller livrer un client dans les Vosges, au moins comme ça, mon sera occupé utilement et je pourrai continuer à penser à moi. Je roule, je pense à moi. Ça fait du bien. Parfois un peu mal, mais du bien. J’écoute la radio. Juppé fête sa victoire avec plus de 56% d’abstention… je n’apprécie pas comment les parlent de cette victoire. Cet homme reviens en France après un an inéligibilité, reprend de force la mairie de Bordeaux et on parle de victoire. Vive la démocratie. Vive la 6e République. Didier a raison, il faut y passer, nous n’avons plus le choix si nous voulons reconstruire.
J’arrive dans les Vosges. Je croise un copain. Café, parlotte, rigolade. Ça fait du bien. Merci l’ami. Décidemment, j’ai de bons amis.
16h30 : je rentre. Mon fils est là, venu attendre que sa mère vienne le chercher. Elle arrive, le visage fermé. Je lui balance un « ça va ? ». Ses larmes me répondent discrètement. Ça me fait mal. Je ne sais pas quoi faire. Envie de la prendre dans mes bras, la rassurer. Envie de lui dire que moi non plus, je ne vais pas terrible. Je ne fais rien. Je lui fais juste savoir que je suis là au cas où. Mais c’est peut-être con comme phrase. C’est peut-être parce que je suis là qu’elle va mal. Un peu de silence.
J’ai une réunion à 18h avec des instits qui souhaitent monter un avec nous en audiovisuel. Bon sang, ce n’est pas facile de construire avec des instits… tout devient vite compliqué.
19h : j’abrège ma réunion scolaire car j’enchaîne avec un Conseil d’administration. Je commence à avoir faim, mais nous ne sommes pas là pour gueuletonner… l’ordre du jour est conséquent : créer une plate forme de en partenariat avec une autre association au service d’un territoire. Ça cause, ça débat. C’est riche. Ça fait du bien. Je me rends compte qu’autour de la table siège que des amis. Merci les amis. Vous êtes riches.
22h30 : la séance est levé. On boit un pastis pour fêter ça. Y a pas d’heure pour être bien avec les gens. Puis je décide d’aller dormir chez mon amie. Il est 23h30. Je mange du chili qu’elle a préparé avec amour, vu comme il est épicé. J’aime. On discute un peu, on se regarde. Elle est attentive. Je suis bien avec elle. Les choses sont simples. Pourtant, ça reste compliqué dans ma tête. Je suis bien avec elle et mon ex est sacrément présente dans ma tête. Qu’est-ce que ça veut dire ? Dodo.

Mardi 10 octobre
Le réveil sonne à 7h. Nous prenons le de nous réveiller. Nous sommes bien tous les 2 sous la couette. 7h30 : maintenant, faut y aller. C’est reparti pour un bon p’tit café, une bonne p’tite douche, un bon p’tit cigare avec un autre bon p’tit café. C’est drôle, il y a des jours comme ça, où tout est bon. Je file au bureau. Je croise mon fils qui me fait un salut souriant de la main. C’est bien, il ne me saute pas dessus… n’y aurait-il pas de manque ? Super.
Je m’installe au bureau. C’est le défilé quotidien des mails. Un petit tour sur le blog du pote Didier. J’aime bien ce qui s’y passe en ce moment. Une bonne dizaine coup de fil. Je finalise mon dossier Bénévolat pour le journal que nous éditons. Je suis content, il m’a l’air pas mal du tout.
9h30 : je file à la Mission Locale où j’ai 2 rendez-vous. Un premier pour présenter un innovant autour de la création de CV Vidéo pour des jeunes en insertion. Ça prend bien. On se comprend. Ils adhèrent au . C’est en route. Puis un second avec une jeune que je rencontre pour la première fois en accompagnement. Mon rôle de « parrain Mission locale » m’amène à rencontrer régulièrement des jeunes autour de leur . C’est intéressant. Cette fois, c’est difficile. Je ne la sens pas bien. Elle est terne, fatiguée, usée… elle a 19 ans. Quand elle m’avoue qu’elle n’a aucun loisir, aucune passion. J’ai peur pour elle ! Je ne sais pas quoi faire. Je me rends compte que je suis loin de la réalité des gens. Il y a des vies difficiles à . J’ai une pensée pour mes parents, pour ce qu’ils m’ont donné. Merci mes parents.
11h30 : je file sur Metz pour un déjeuné de travail avec mon président et 2 collègues autour de l’avenir de notre structure. Une réunion gastronomique plutôt agréable… et productive… et pas seulement en cholestérol !
16h30 : retour au bureau. J’ai une réunion avec une animatrice locale pour réaliser un prévisionnel sur 4 ans pour la garde périscolaire que nous venons de créer et pour laquelle je suis trésorier. Un exercice que j’adore !
Entre , mon fils arrive. Ce soir, c’est moi qui le garde. Je dépanne mon ex. Il se scotche sur un ordi du Pôle multimédia que notre structure met à disposition : jeux en réseau avec des copains à lui. Il a l’air bien.
18h : j’ai une réunion avec les élus des 4 villages pour organiser un débat public autour du thème de la construction d’une nouvelle école. Un à 3 millions d’euros. Ça cause dans les villages. Y a les pour, y a les contre. Notre rôle serait d’instaurer le débat. La tâche est difficile. D’autant plus quand on comprend qu’une des 4 communes n’est pas favorable. Ça cause, ça réfléchit… c’est pas gagner.
20h : c’est la fin de la réunion. Je récupère mon fils, les yeux complètement explosés et on file à la maison. On entre, c’est vide. A la fois, je m’y attendais un peu !
Je dégoupille une omelette vite fait. Mon fils me dit avec le sourire : « Papa, j’imagine qu’on mange sur la petite table ! »… Forcément, il n’y a que celle-ci. Qu’il est drôle cet enfant. J’aime son humour.
Mon fils couché, après un gros câlin. Je me lance dans la vaisselle. Merde. Pas d’eau chaude. Je vais voir la chaudière et m’aperçois que je n’ai plus de fuel. Pas une seule goutte. Re-merde. Et la douche !
Café – ordinateur – boulot. Il est 1h30. Je vais me coucher.

Mercredi 11 octobre.
Journée spéciale aujourd’hui. Nous avons rendez-vous, mon fils et moi, à la médecine préventive pour un bilan de santé… je redoute le pire !
Surtout que nous avons rendez-vous à 12h et que nous devons ne rien manger avant la prise de sang. C’est écrit vert sur blanc sur le livret d’accueil ! Nous nous réveillons à 7h30. Café pour moi, pauv’tizane sans sucre pour mon fils. Il ne dit rien. Il est vraiment cool.
9h : je le ramène chez sa mère car ce matin, je vais aller bosser un peu quand même… le ventre vide. 11h : je récupère mon fils et filons à Nancy estimer l’état de notre santé. Pipi dans le bocal, prise de sang, collation (un pauv’sandwich et un yaourt !) et on fait le tour des médecins, chacun son tour : généraliste, ophtalmo, ORL, cardio... On se croise dans les couloirs, tous les 2. C’est drôle. Il est vraiment cool ce gamin, autonome. Je l’aime.
Résultat des courses : globalement, on va bien. Nous voilà rassurés. On apprécie l’organisation de la journée (vraiment bien fait), il est 16h, nous sommes libérés.
Je ramène mon fils chez sa mère. Maintenant, c’est l’heure du dépannage de sèche linge pour mon amie. Il est stocké dans la grange d’un pote. Nous devons l’amener chez le réparateur qui va bien. Je le charge dans la voiture. Retrouve mon amie sur le parking d’un supermarché et c’est reparti pour 35 kilomètres. Livraison faite. On en profite pour faire des courses. J’ai faim, je propose une raclette pour le soir. Les enfants de mon amie sont d’accords. Je n’en attendais pas moins. Le caddie chargé, nous repartons. Arrivée chez mon amie, on s’aperçoit que sa voiture est toujours garée sur le parking du supermarché, lieu de rendez-vous. On repart. Et on revient. C’est vrai que des fois, on n’est pas très développement durable !
La raclette se passe plutôt bien, voir très bien. La soirée sera douce.

Jeudi 12 octobre
Ironie du sort. Je me lève malade. J’ai dû chopé un sale truc à la médecine préventive… pourtant ils m’ont dit que j’allais bien, j’comprends pas ! La journée sera léthargique. J’assume mes rendez-vous, j’arrive quand même à bosser un peu. Une journée sans saveur particulière. Une journée simple. Un commercial, avec qui nous avions rendez-vous, arrive avec une heure de retard : costume cravate, propre sur lui. On l’entreprend avec mon collègue. Il repart le tutoiement en avant, une claque amicale dans le dos. C’est drôle ces gens qui se forcent à avoir une image qui n’est pas la leur.
Sur toute la journée, j’ai dû consommer un arbre en mouchoir en papier. Je n’ai pas arrêté. Je sens des frissons dans le dos… c’est pas bon.
Aujourd’hui, un homme, pas très loin de chez moi, s’est immolé suite à une séparation. Feu dans l’appart, 40 personnes évacuées, l’homme est mort. Combien faut-il être désespéré pour en arriver là. Je me vois dans ma propre séparation et me dis que j’ai vraiment beaucoup de chance de quitter de cette façon celle que j’ai aimé pendant tant d’années.
Un copain arrive à 18h30 avec une bouteille de bière à la main. Je crois que j’ai fini de travailler. On ouvre la bière. Il me sourit. M’informe qu’il vient d’apprendre ma séparation et que si j’ai besoin d’un coup de main, il est là. Merci mon gars.
19h30 : J’avais une réunion dans mon atelier de Nancy, chez les Francs-Maçons, mais je ne vais pas y aller. Trop fatigué. Je pars chez mon amie avec un slip et une paire de chaussette. Il faut prévoir quand on n’a pas de chez soi. J’arrive, l’ambiance est pesante. Je ne sais pas ce qui se passe. Une espèce de tension règne. Je ne l’a ramène pas. J’essaie de participer à la fabrication du repas. Les enfants partent se coucher. Nous restons tous les 2. Je prends un peu de pour trier 15 jours de courrier que j’ai ramené. Je trie, je lis, je jette.
Ensuite, nous parlons de son : la création d’une entreprise. Elle crée sa propre activité. Elle a peur, elle a envie. Elle a besoin d’être accompagnée. J’essaie d’être celui-là. C’est agréable, on discute beaucoup. Elle avance. Je me mouche, elle se mouche. Nous sommes malades tous les 2. Mais ça va. Content d’être ensemble. Il est 1h, nous partons nous coucher.

Vendredi 13 Octobre
Vendredi 13… qu’est-ce qui va bien m’arriver ?
Le réveil est doux, agréable. Le déjeuné aussi. Je repars au boulot. J’en ai un peu marre de cette route. Le président du Crédit Agricole se vante du rachat d’un groupe bancaire italien, devenant le plus gros groupe bancaire d’Europe. Son enthousiasme pour la mondialisation me fait peur. Je pense que nous n’y mettons pas les mêmes derrière. Il est 8h30. Encore une fois, j’arrive le premier au boulot. J’aime bien. Je prends le de m’installer. Je prépare le café pour tout le monde, je prends la température de la journée. Je la sens bien. Oh, bien sûr, je suis toujours enrhumé, mais ça va. Je me mets au boulot. Ça avance. Pas de rendez-vous aujourd’hui. Que de la production. Je termine l’édito de notre journal, dans lequel j’annonce sa mort. Restriction budgétaire, pas de soutien de collectivités, … on arrête. Mon collègue, illustrateur, a fait un super dessin sur ce sujet. J’aime beaucoup.
12h30, je pars manger chez mon voisin. Il vient de terminer le livre « l’énigme sacrée » et veut en parler avec moi, ainsi que du vote du candidat PS dans quelques semaines, étant tous les 2 militants. On fait ça autour d’une potée…. C’était donc la semaine de la potée. La boucle est bouclée. On parle de progrès industriel, , de la différence entre progrès et évolution, de l’homme, des templiers, de Rennes-le-Château et de la descendance du Christ, de Ségolène Royale, de la pomme de terre Bio, … quel bon repas. Merci voisin.
14h : retour au boulot. Le reste de la journée coule tranquillement jusqu’à 17h. Arrivée en fanfare des jeunes pour des ateliers, pour certains accompagnés de leur parent. Y a du monde, ça bouge, ça cause, j’aime bien. Je lâche mon boulot pour rejoindre ces gens, être dans la vie du moment. Tanpis pour mon boulot, je le ferai plus tard… y a des priorités dans la vie, c’est comme les salades !
Des jeunes sont en train de monter un film, d’autres sont partis faire du micro-trottoir dans le , d’autres encore se sont mis au dessin. Mon collègue gère ça d’une main de maître. Il arrive en même à impliquer un parent dans du bénévolat pour notre structure. Je l’aime bien ce gars, il sait où il va, c’est plaisant de travailler avec lui. Merci collègue.
19h : je vais faire un tour sur le blog de Didier. Y a une histoire de plaque. Décidemment, il y a quelques , ça échangeait sur les plaques d’égouts. Aujourd’hui, il fait être à côté. Je ne les suivrai pas cette fois. Je lis, je souris.
Allez, fin de journée. Je rentre. Pas chez moi. Je n’ai toujours pas d’eau chaude. Le livreur de fuel passe samedi matin. La facture va encore être douloureuse… je ne sais pas comment je vais faire !... De toute façon, je n’ai pas le choix. Je récupère mon fils demain pour une semaine, il me faut de l’eau chaude.
Je pars, comme à l’accoutumé maintenant (on prend vite ses p’tites habitudes !) chez mon amie. J’arrive pour l’heure du repas. Elle cuisine bien. Les gens qui cuisinent bien sont des gens qui aiment la vie. La soirée est douce et amoureuse. Nos sont entrecoupés par nos reniflements réguliers. Le rhume, ça ne passe pas comme ça.
Demain, je suis avec mon fils. Je suis heureux et à la fois inquiet. Une semaine à gérer tout seul les repas, les fringues, les lessives, les devoirs, la douche, les loisirs… avec quand même mon boulot, mes réunions… On verra.

Version imprimable | Tranches de vie(s) | Le Samedi 14/10/2006 | 2 commentaires | Lu 647 fois


Commentaires

Heureusement que ce genre de semaine n'est pas fréquent pour un individu donné !

Hasard du calendrier ou choses à dire, c'est en effet un morceau de choix tant en intensité qu'en narration. Merci Francis et courage !

 

 


Jimmy | Le Dimanche 15/10/2006 à 00:41 | [^] | Répondre

Tranche de vie en tranche... Comment faire co - exister du passé au present ?... Car voilà l'enjeux.

Ta voisine !

 


| Le Mardi 17/10/2006 à 10:50 | [^] | Répondre

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