En fait,
l’égalité pure et simple, comme vecteur et garant de justice, ne
fonctionne que dans des cas très particuliers de la vie familiale »,
observe Geneviève Larché, médiatrice familiale et mère de quatre
enfants. Certains
événements peuvent ainsi obliger les parents à reconsidérer leurs
règles de partage pour que l’un ou l’autre de leurs enfants n’ait pas
le sentiment d’être défavorisé. L’important se situe dans l’intention des parents et celle-ci doit être
clairement expliquée aux enfants. Il ne s’agit pas de donner à chacun
la même chose, mais de répondre avec justesse aux besoins différents de
chacun". Or cette justesse n’est jamais donnée d’avance ni
acquise pour toujours, précisément parce que la vie et les personnes
évoluent. D’ailleurs, sur le moment, les enfants ne comprennent pas
toujours certains choix de leurs parents.
Quel parent peut-il se targuer d’être ou d’avoir toujours été juste avec ses enfants ? Aucun, évidemment. Oui, il arrive à tous les parents de soupçonner, d’accuser, de punir à tort un enfant. Ou encore de ne pas lui accorder suffisamment d’intérêt. Par négligence, ignorance des faits ou, sans doute, plus souvent encore par manque de temps et d’attention. « Comment des parents qui sont eux-mêmes sans cesse sous pression, qui ne prennent jamais le temps de se poser, de réfléchir, d’entrer en eux-mêmes, peuvent-ils s’ajuster à leurs enfants et répondre à leurs besoins ? » interroge Marie-Agnès Gaudrat, directrice des rédactions Petite enfance à Bayard. La justice sera certes toujours un idéal difficile à atteindre. Mais la famille reste l’un des lieux privilégiés où elle peut s’apprendre.
Tous les dossiers de la Croix sur les enfants, la famille, tout ça : cliquer ici.
Quel parent peut-il se targuer d’être ou d’avoir toujours été juste avec ses enfants ? Aucun, évidemment. Oui, il arrive à tous les parents de soupçonner, d’accuser, de punir à tort un enfant. Ou encore de ne pas lui accorder suffisamment d’intérêt. Par négligence, ignorance des faits ou, sans doute, plus souvent encore par manque de temps et d’attention. « Comment des parents qui sont eux-mêmes sans cesse sous pression, qui ne prennent jamais le temps de se poser, de réfléchir, d’entrer en eux-mêmes, peuvent-ils s’ajuster à leurs enfants et répondre à leurs besoins ? » interroge Marie-Agnès Gaudrat, directrice des rédactions Petite enfance à Bayard. La justice sera certes toujours un idéal difficile à atteindre. Mais la famille reste l’un des lieux privilégiés où elle peut s’apprendre.
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