Relocalisation, l'antidote aux fameuses délocalisations ? Possible. Libération consacre un article à une entreprise de meubles située dans l'Oise. Au début des années 2000,
elle a décidé de faire construire ses caissons et ses
piétements de bureaux près de Canton, en Chine, pour économiser en
salaires. 2007 : c'est le retour au pays. On s'est rendu compte que cette délocalisation posait
pas mal de problèmes disent les dirigeants.Les coûts de transport d'abord. De la Chine à Noyon (Oise) : cinq semaines de bateau. Et les prix du baril ne cessent d'augmenter...
La réactivité de l'entreprise, ensuite. La plupart des clients veulent du personnalisé. Huit semaines en Chine pour répondre à la demande. Quelques jours en France. Pas photo. Et pis ça coûte moins cher : pour contourner les difficultés de communication avec ses partenaires asiatiques, l'entreprise devait envoyer des équipes sur place. Ca coûte de l'argent et du temps.
(...) A priori, cette relocalisation ne serait pas un cas marginal. «Beaucoup d'entreprises s'engagent à l'étranger pour rapidement découvrir que leur choix n'était pas très judicieux, note l'économiste Olivier Bouba-Olga. On évalue facilement les gains qu'on tirera du coût du travail. Mais on néglige tous les coûts cachés : les problèmes de qualité, le prix de formation de la main-d'oeuvre, le taux de change, les assurances, les transports... »
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