Ma planète, c'est la France où il y a tout. Elle est trés trés haute, trés trés haute. Elle est accrochée à ta planète, maman. Mais au-dessus. Elle peut bouger dans tous les sens. Il y a des poissons, des rivières, des arbres, des hommes, des femmes, des monstres, des fantômes, des squelettes, des sorcières, des scies, des "raviateurs", des murs pour faire des maisons, des palais, toutes les mers, des magasins. Il y a Noël et des couvertures, moi, ma maman, mon papa, mon frère et tous les copains et les amis. Y'a mon école, et le jardin de ma maîtresse. Il y a de la mousse, des baignoires, de l'eau et des petits dessins. Et aussi une barrière électrique, qui sert à mettre de l'électricité dans son monde. Il n'y aura pas de barrière électrique dans les planètes des gens que j'aime, ni dans celle du petit Prince, mais dans les planètes des autres. Et aussi une corde, avec des bateaux de pirates. Y'a pas de prison dans le bateau, ils sont tous amis. Il y aurait aussi la Saint-Valentin, parce qu'il y a plein de coeurs, tout le monde donne des coeurs. Gars de neuf ans, lui, a une planète en bonbons et en gâteaux. Il y aurait un terrain de foot avec de l'herbe en pâte d'amande, des buts en sucre d'orge. Il y aurait une jungle avec des animaux un peu dangereux et d'autres gentils. L'eau serait du jus de fuit. Il y aurait une pyramide. Un espace bowling. Il y aurait une ville, la capitale : Gâteau Terium. Les habitants s'appellent les gâteautorus. Mais s'ils mangeaient trop, ils exploseraient alors il y aurait un espace de "dégrossissement". On ne mangerait pas gras et pas sucré pendant une semaine, et après ça recommencerait. Y'aurait d'autres villes, une planète voisine : la planète futurienne. (à suivre)
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