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Débat : la sixième république, une solution ?

Dans la série, j'ai trouvé ça dans les armoires de ce blog. Je le remets sur le tapis six mois après (ça a pas pris une ride, hein !!!)

Il y a quelques , dans un blog voisin, la question avait été posée. Faut-il oui ou non changer notre constitution, passer autrement dit de la cinquième à la sixième république ?
A l'époque, c'était il y a six mois environ, je n'étais pas trés convaincu par l'idée de changer. J'étais plutôt partisan d'une amélioration de notre cinquième actuelle. Aujourd'hui, au regard de ce qu'il se passe depuis quelques années avec l'intensification des événements de ces derniers mois (période novembre - maintenant), je n'ai plus vraiment de doutes sur le sujet.
Et puisque l'on ne me demande pas mon avis sur la question, je vais le donner en encourageant celles et ceux qui passent par là à en faire de même : oui, je pense qu'il faut changer de constitution. Notamment parce que notre affaire semble pour le moins étranglée et semble l'être de manière assez irrémédiable. -----
Aussi parce qu'il convient sans doute de "prendre acte" et de concrétiser une démarche. Pas de changement dans la continuité. Quant au quelle sixième république, je le concède, je n'en sais fichtre rien. Je ne pense pas d'ailleurs que ça doit le job de citoyens, au risque de tomber une fois encore sous les fources caudines, expertes et plombées des experts et autres puits de sciences. J'ai du coup l' de penser que le peut à tout le moins indiquer des pistes, fixer des caps.
Il apparaît assez clairement que sur la question de la démocratie représentative telle qu'elle existe aujourd'hui, il n'y a plus grand chose d'autre à faire que péter la bulle dans laquelle les gens de "pouvoir" et leurs cliques se sont engoufrées ;
J'aime aussi l'idée de donner un réel sens au vote blanc, en ce qu'il pourrait permettre des fois de demander pacifiquement à des gens qui se présentent de bien voloir rester chez eux ;
J'aime enfin l'idée de mandats à durée limitée (une sorte de CPE électif ? Non, je rigole, quoique... !) .
Plein d'autres choses à évoquer, sans doute, je limite ici mon propos à la repréentation du "peuple" , mais je ne suis pas un spécialiste du genre. Il me semble en attendant que ce débat là, à un an des présidentiels et vue la panade démocratique dans laquelle on est peut-être une vraie perspective, un vrai point d'ancrage pour prolonger la lutte actuelle, lui donner en quelque sorte une dimension qui donne envie de remiser au placard les de l'actualité du moment : précarité, surdité, blocage, violence, etc.
Je livre un sentiment : merci à vous de compléter, amender, réagir, tout ça !

Version imprimable | Campagne pour tout le monde ! | Le Samedi 07/10/2006 | 20 commentaires | Lu 2803 fois


Commentaires

Que les promesses soient tenues...

Bonjour,

Hier, 1er Avril, j'écrivais ceci :

Nouvelle constitution : un mandat à durée variable selon les résultats

Une autre solution consisterait à sceller les oreilles des électeurs afin qu'ils ne puissent entendre les promesses qui ne seront jamais tenues, puis il faudrait également leur donner je ne sais quel élixir afin qu'ils s'abstiennent de propulser un Le Pen à un second tour : nous avons vu le résultat...

Quelle panade...

 


jcm | Le Dimanche 02/04/2006 à 09:39 | [^] | Répondre

Re: Que les promesses soient tenues...

moi je ne fais pas confiance a ceux qui écrivent le premier avril au revoir

 


| Le Mardi 11/04/2006 à 09:59 | [^] | Répondre

POUR que tous ces vieux énarques qui sont en politique depuis des lustres dégagent et laissent la place à des gens neufs qui vont sur le terrain et comprennent le peuple ! Alors OUI à la 6ème république si elle pouvait permettre aux politiques de gérer notre pays en vraie démocratie. La mascarade que nous vivons est telle qu'il faudrait donner un bon coup de pied dans la fourmillière !

 


Carole | Le Dimanche 02/04/2006 à 09:50 | [^] | Répondre

Renouveau démocratique

Nous sommes de plus en plus nombreux à penser qu'au-delà du problème du CPE et du CNE qu'il ne faut pas oublier, nous sommes face à une vraie crise institutionnelle.
Je pense que même les mecs de droite n'avaient pas voté pour se faire saquer leur retraite, leur système de santé ou voir leurs enfants réduits à redevenir des journaliers!

 


Le Monolecte | Le Dimanche 02/04/2006 à 09:50 | [^] | Répondre

Re: Renouveau démocratique

Ouais, cela risque de ressembler à Madagascar, les cocotiers en moins...

 


Michel V | Le Dimanche 02/04/2006 à 10:48 | [^] | Répondre

xème rép

Le passage à une nouvelle ére républicaine changerait-il le profil des hommes politiques qui nous gouvenent ?
Pourra t-on trouver des élus représentatifs et non plus déconnectés de la réalité ?
Les idées et les forces de propositions sont là mais l'intérêt national n'est plus respecté par rapport à tous les intérêts personnels, en cela le système politique est humain. Comment choisir d'autres humains ?

 


barnabé | Le Dimanche 02/04/2006 à 12:09 | [^] | Répondre

Re: xème rép

Disons que je pense que ça vaut le coup d'essayer, non ? Je veux dire, proposer un autre système qui permette ce renouvellement.

 


Didier | Le Dimanche 02/04/2006 à 19:18 | [^] | Répondre

Re: Re: xème rép

De toute façon, il est tout à fait illusoire de croire qu'il suffise juste de voter pour un des candidats les mieux placés afin de voir les choses évoluer dans notre sens. Et puis, personne aujourd'hui n'est prêt à faire la révolution. Alors, pourquoi pas la 6 ème république ? D'accord, on risque de récupérer les mêmes. Mais les règles pourraient alors changer quelque peu surtout en ce qui concerne la responsabilité des dirigeants par rapport à leurs résultats. Aujourd'hui, aucun d'eux n'a de comptes à nous rendre en ce qui concerne le bilan de leur activité. Est-ce bien normal ?

 


Michel | Le Samedi 03/02/2007 à 01:36 | [^] | Répondre

Moi, je serais pour que pendant les élections nationales une campagne soit menée qui désignerait clairement quels sont les candidats (de tous bords) issus de l'ENA et de Science-Po.
De cette façon on saurait radicalement pour qui ne pas voter.
Marre des théoriciens de la vie et de la politique qui ne connaissent rien à la vraie vie.
Et, je l'avais dit ailleurs, je serais pour que chacun, chaque citoyen doive exercer pendant quelques mois minimum un mandat représentatif.
Ouste les professionnels de la politique !!
Ça ne pourrait pas être pire.

 


nikkos | Le Dimanche 02/04/2006 à 12:10 | [^] | Répondre

Re:

Pas bête ! On pourrait d'ailleurs étendre le raisonnement pour d'autres "professions"... Ou alors compléter l'apprentissage "encyclopédique" par des expériences de terrain au sein d'association, au service de la solidarité, du lien social, etc. Ch'sais pas, moi, histoire d'humaniser les choses et de détechniciser deux ou trois trucs !!!

 


Didier | Le Dimanche 02/04/2006 à 19:20 | [^] | Répondre

Le changement : une promesse récurente !

Je ne suis pas convaincu qu'une VIème république soit réellement générateur de changement. Je crois même que cette nouvelle république risquerait d'être un beau canulard, un leurre gigantesque, une promesse électorle grandeur nature. Il me semble plutôt que le changement dépend de l'homme, pas des lois. Et pourtant, je suis bien d'accord avec les propositions de Didier. Mais cette démocratie là existe déjà... normalement. JE ne vois pas en quoi la création d'une nouvelle république nous permettra d'aller vers cela. Où alors, je ne comprend ce qu'est une nouvelle république. LE vote blanc, la durée des mandats sont des mesures qui peuvent être prises aujourd'hui. Pas la peine de se cacher derrière des intentions ou nous éblouir avec ce nouveau jouet tout neuf, tout brillant. Aujourd'hui, on peut faire... ce sont les hommes qu'ils font changer. Et si ces mêmes hommes contruisent la VIème république, elle risque de leur ressembler.
J'aime bien l'idée de prise de mandat obligatoire pour les citoyens... Un truc à intégrer dans les contrats de travail par exemple : l'entreprise serait aidant et impliqué dans le système... tout le monde y gagnerait.

 


Francis | Le Lundi 03/04/2006 à 09:05 | [^] | Répondre

Re: Le changement : une promesse récurente !

J'ai longtemps pensé comme Francis. Je suis donc d'accord avec pas mal de trucs !!!
En fait, ce que je me dis, naïvement sans doute, c'est que le changement de république, sans être la panacée, peut être un acte qui traduit le changement, qui le concrétise, qui le matérialise, en quelque sorte. Une sorte de "choc psychologique" . Mais bien sûr, là n'est pas l'essentiel. C'est le contenu qui ferait la différence. La volonté effective de porter un changement. En fait, je voterais bien pour un type ou une nana qui dirait : on se donne cinq ans pour élaborer cette sixième constitution. Dés 2012, ou 2017 si nécessaire, on la met en oeuvre. Collectivement. Loin de moi l'idée que chacun se mettra joyeusement à la contribution, mais il me plaît de penser et de croire que la "conscience" qui semble s'éveiller pourra ici trouver un terrain d'expression.
Un audit géant à l'échelle d'un pays, avec les forces vives, ça aurait de la gueule !
Surtout si on ne se gratte pas trop le nombril, que nous nous savons en Europe à l'heure du village mondial... et qu'à l'aune de ce que la jeunesse vit et exprime aujourd'hui, on soit plus préoccupés par les demains de ceux qui nous suivront plus que par le présent de ceux qui nous ont précédé !!!


 


Didier | Le Lundi 03/04/2006 à 09:19 | [^] | Répondre

Moraliser la vie politique

Depuis 40 ans, Chirac fait de la politique. Il fait carrière, avec pour premier souci: avoir le pouvoir et le garder, à tout prix ( mensonges, magouilles, copinages..). Mitterand c'est à peu près du même tonneau, avec heurensemement des personnalités fortes ( Badinter) qui ont fait le positif de son bilan.
Le monde politique est violent car il veut durer, et plus il dure, plus il se coupe des rélités du pays.N'ayant pour seul souci que d'etre réélus, la plupart suivent leur parti et manquent de courage. Ils n'ont d'opinion que celle qui leur assure la tutelle d'un parti qui décide des investitures.
Avant tout il faut réformer le statut de l'homme politique : celui qui a été désavoué ne doit pas se représenter, celui qui a été condamné non plus, pas de cumul de mandat, un seul mandat, supprimer les avantages financiers liés à l'exercice passé d'un mandat. En un mot, moraliser la vie politique. Je pense que la question n'est pas la 6° ou la ° république : elle est celle du sens de l'engagement politique: on sert un projet, on ne se sert pas ! Il peut y avoir des lois pour y contraindre les candidats éventuels. Peut-être seront-ils moins nombreux?

 


Jean-Louis | Le Mardi 04/04/2006 à 08:15 | [^] | Répondre

La question se pose aussi ici

Un dossier sur le net à découvrir en cliquant ici !

Et un forum .

 


Didier | Le Jeudi 06/04/2006 à 11:41 | [^] | Répondre

Philosophe

Le conflit actuel ne porte pas sur l'idée de démocratie, mais sur le rapport entre les institutions et la majorité du peuple. Nous pouvons tous faire le constat que le type de régime dans lequel nous vivons n'a pas grand-chose à voir avec l'idée qu'on se fait de la démocratie comme un système permettant à chacun de discuter et de décider d'une affaire commune. C'est un problème très ancien : la démocratie n'a jamais pu s'identifier simplement au régime représentatif. Mais s'y ajoute en France le facteur très particulier de l'épuisement du système politique de la Ve République, ses institutions, sa vie officielle, le type de relations entre les gouvernements et le peuple qu'elle a suscité. Nous vivons avec un système mis en place pour permettre à une forte minorité de gouverner sans problème ­ de gouverner sans le peuple. (...)

Ce n'est pas du côté des gouvernants, de ceux qui veulent les remplacer, ou de leurs experts qu'on peut attendre quelque chose. L'écart entre la vie officielle et le mouvement populaire peut continuer à se manifester sans s'aggraver. Les classes dirigeantes vivent avec l'idée d'avoir devant eux cinq ou dix crises de la même ampleur et d'en sortir chaque fois indemnes. La seule chose qui peut nous sortir de cette impasse est la constitution d'un mouvement démocratique qui se demande ce qu'il veut vraiment et se fixe des cibles à attaquer au lieu d'être seulement sur la défensive. On est dans un système qui semble exclure toute autre possibilité que la répétition à l'infini de son propre fonctionnement. Mais nous n'avons pas à avaliser cette logique. Il faut au contraire y opposer inlassablement l'affirmation de la politique comme la capacité de n'importe qui à discuter et à participer à la décision.

Jacques Rancière, philosophe.

Source : Libération.

 


Didier | Le Dimanche 16/04/2006 à 09:39 | [^] | Répondre

Quatre mois après et ???

Ce billet et ses commentaires datent donc d'avril dernier. Quelques mois ont passé. Ils restent à la fois d'actualité et en semblent bien éloignés ! C'est en tout cas intéressant à relire, tout ça, alors que le "débat" s'apprête à sacrément nous envahir !

 


Didier | Le Dimanche 27/08/2006 à 10:05 | [^] | Répondre

Lien croisé

Mon Royaume pour un Champignon : " Voilà, je reviens de la pièce de théatre, et je dois dire que c'était 'achement bien. Je vous conseille donc d'aller la voir, mais je vous dirais en temps et en heure quand elle sera rejouée ! En attendant, j'ai trouvé sur ce blog un début de débat sur l'établissement d'une éventuelle 6ème république. Je pense sincèrement depuis un bout de temps que cela règlerai certains problèmes. Je souhaiterais d'abord que le vote blanc ai plus d'importance. Aujourd'hui un vote blanc, un vote nul ou un non-vote passe sensiblement pour la même chose : une abstention. Pourtant je fais une réelle d" rel="nofollow"

 


| Le Lundi 09/10/2006 à 15:57 | [^] | Répondre

Un éclairage

Jean-Christophe Lagarde est un jeune de banlieue qui a la "rage". Un jeune député de banlieue, plus exactement, révolté, ulcéré de constater que la République ne tient pas ses promesses, qu'elle trahit ses idéaux et prend le risque de favoriser les extrêmes. Maire de Drancy, député UDF de la Seine-Saint-Denis, Jean-Christophe Lagarde, 39 ans, se définit lui-même comme une "serpillière de la République", un maire contraint de "nettoyer les merdes" que l'Etat ne gère plus. Le sentiment d'être abandonné, désarmé face à une société qui explose. L'élu local passe tous ses vendredis et samedis matin à recevoir les habitants de sa ville pour ses permanences. Un métier d'"assistante sociale" où pleuvent invariablement les doléances sur le logement, l'emploi, l'école. Et l'insécurité.(...) Les soirs précédents, lors de réunions de quartiers, il a été pris à partie par des habitants révoltés de constater qu'il manque des policiers. Certains parlent de constituer des milices d'autodéfense. Comme cette mère de famille venue le rencontrer dans sa permanence pour demander son soutien : "Les habitants sont prêts à payer avec leurs deniers propres pour assurer la sécurité, assure la quadragénaire. Les gens sont excédés. Il va se passer des choses qui ne seront plus contrôlables."
La mère de famille imagine demander 50 euros à quelques milliers d'habitants pour positionner des vigiles autour des écoles. Jean-Christophe Lagarde ressort effondré de l'entretien. "Elle me cite l'exemple de la Tunisie où, "là-bas, au moins", les lois sont respectées. Une dictature, c'est une dictature, la Tunisie !"
(...) Une grand-mère qui doit s'occuper de ses deux petits-enfants et de son mari - handicapé - dans leur appartement au troisième étage d'un immeuble sans ascenseur. Une jeune femme en instance de divorce qui a dû quitter son domicile à cause des violences commises par son mari. Autant de problèmes souvent insolubles : sur sa commune, il recense 2 700 demandes de logements sociaux pour 200 appartements disponibles. Sa hantise est de voir fuir les classes moyennes fuir. Que la société de l'"entre-soi" se généralise.
(...) Le député parle de faillite pour la Ve République. Lui qui a fait de la politique l'objet de sa vie, par passion de la "chose publique", par goût des débats aussi. Depuis qu'il est gamin, il rêve d'être député. (...) Après quatre années à l'Assemblée nationale, il se désespère des faiblesses des parlementaires. "Il y en a 400 qui servent à rien. Moi, je me suis battu pendant vingt ans pour devenir député et je me retrouve au milieu de ce machin." Le seul intérêt d'être parlementaire est d'attirer les subventions sur sa circonscription, dit-il froidement.(...) Dans ses moments de découragement, cet acharné de la politique en arrive à penser qu'il devrait tout plaquer et se concentrer uniquement sur lui-même, sa femme et leurs deux jeunes enfants. Laisser à d'autres le rôle de "serpillière".

Source de l'article : Le Monde. Auteur : Luc Bronner.

 


Didier via Le Monde | Le Samedi 04/11/2006 à 10:48 | [^] | Répondre

quatre principes pour une nouvelle démocratie

CAHAREL Jean-Pierre     La Valette du Var       CAHARELJP@aol.com        2007-02-13 

 

 actualisé 2007-02-27

 

 

Ce message politique a pour ambition d’apporter quelques précisions sur quatre principes essentiels a une évolution positive de la société mondiale. En fonction de l’histoire, cette nouvelle étape dans la civilisation humaine peut, et donc doit, commencer en France.

 

Cette information est à l’opposée des catalogues à la Prévert présentés par les divers candidats pour les présidentielles françaises de 2007. Ces listes pléthoriques, de boniments scolastiques, sont élaborées par des nains politiques qui envahissent l’espace avec leur traditionnelle drogue de "bonnes intentions sans lendemains".

 

Cette note commence par une analyse de ce qui dans les hommes et la société existante fonde les quatre principes, évoqués ensuite.

 

 

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Un humain se révèle plus par son cheminement  que par son discours.

La valeur d’un individu ne découle d’aucune règle mais, essentiellement, de son appartenance à l’humanité, et pour le surplus, de la beauté profonde de son parcours.

 

L’utilité de chacun dans la trajectoire de l’humanité est, comme dans l’art ou la science, plus due au hasard d’éventuelles petites trouvailles allant dans le sens de l’histoire qu’à son QI, sa volonté de bien faire ou à l’énormité de son pouvoir social.

Toute société préoccupée par sa dignité devrait avoir pour priorité de favoriser l’émergence de ces véritables "artistes" capables de grandir notre existence.

 

Or, écrasés par un cérémoniel démocratiques encore infantile, nos règles, nos lois, nos gouvernements sont trop esclaves d’un conformisme majoritaire calé, par maladresse stratégique, sur la plus grande médiocrité. C’est un énorme frein à l’émergence d’une meilleure qualité dans nos relations. Ce constat est bien résumé par Sartre, Booba, etc. :

« Elections = piège à cons »

Heureusement, cette contrainte n’existe ni dans l’art ni dans la science.

C’est pourquoi l’essor de notre arsenal matériel est si vigoureux.

Malheureusement, nous avons des problèmes avec son mode d’emploi

(guerres, misère, dégradation de la planète, addictions, mal-être, etc.)

 

Et pourtant, comme toujours, certains individus servent d’éclaireurs en vue d’apporter un peu plus d’humanité. Malheureusement, ils sont bien trop souvent marginalisés par les rustres de l’époque. Sortir du lot, est souvent le résultat d’un parcours stimulant, inhabituel et parfois douloureux. Le fait d’avoir fréquenté la diversité humaine aiguise l’esprit critique et procure une certaine pertinence ou sagesse dans l’analyse des évènements. Ces "privilégiés" sont ainsi plus que d’autres capables de sélectionner et parfois d’inventer les voies, les engagements les plus utiles à la société.

Cette parcelle de lucidité permet de débusquer le miel dans tous les endroits où il se cache. C’est un privilège arraché au formatage aliénant que chacun subit pendant les trente premières années de sa vie. Cette liberté ne peut être comprise par l’immense majorité des gens ancrés dans leur prison intérieure, formée dans l’enfance.

 La plupart des gens sont ainsi étouffés, emprisonnés, ancrés dans des profils de vies assez simples et dérisoires, même si certains veulent se donner une apparence élaborée. Cette limite ne nuit pas à leur dignité, car elle est la condition d’une vie active. Faire des recherches sérieuses sur l’utilité et la valeur des innombrables inventions humaines prendrait tellement de temps à un seul homme qu’il ne lui en resterait plus pour agir. La connaissance totale est devenue inaccessible à l’homme. Les philosophes, qui font pourtant métier de la curiosité dans le domaine des mœurs, n’ont pas le temps d’en faire le tour. C’est pourquoi les moins doués produisent beaucoup d’âneries ou se contentent de se spécialiser dans un petit créneau.

 

Les plus volontaristes d’entre nous, croient avoir trouvé le Graal de l’existence. Sous l’emprise d’un narcissisme universel, ils en sont tellement convaincus qu’ils auront toujours des arguments, en réalité insignifiants ou mensongers, pour défendre leur point de vue. Ils sont même tellement fragiles, psycho-dépendants qu’ils auraient l’impression de faillir s’ils donnaient l’impression de changer ou d’abandonner leur combat, leurs certitudes.

 

Personne ne veut prendre conscience de l’évidence que son existence est psychologiquement fondée sur de petits paris, de petites faiblesses, que chacun tente continuellement de magnifier, plus ou moins honnêtement.

Tout militant d’une cause quelconque entre dans l’aliénation et/ou le fascisme s’il se montre incapable de reconnaître les limites et les faiblesses de ses préoccupations (intégristes, extrémistes, orthodoxes, nationalistes, conservateurs et tous ceux qui se noient dans les excès de raisonnements…)

 

Les pires de tous, sont ceux qui, au-delà de leur masque destiné à faire convenable, cherchent surtout à imposer leur "Moi". Ils utilisent tous les moyens, du plus rustre au plus sophistiqué en s’organisant pour dissimuler ceux qui ne feraient pas convenables aux yeux des "cibles" libres (électeurs, supérieurs hiérarchiques, consommateurs, clients, fiancé(e), etc. )

C’est pourquoi ils sont d’autant plus présentables qu’ils sont en campagne. Ils sont alors bonhommes, patelins, maternant, maniant volontiers les amabilités, les sourires, les grâces envers les cibles. En toute dernière extrémité, s’ils se retrouvent nus et acculés, ils s’échappent en jouant la victime. Cela leur permet de mépriser leurs contradicteurs qualifiés, avec de mauvais arguments, de "méchants", … sous-entendu, d’avoir osé flétrir leur narcissisme.

Tout change quand la "cible" est captive (employés, conjoint, enfants, électeurs après les élections, surtout les perdants, etc.), ou sans riposte possible (travailleurs sans droit de vote, immigrés sans papiers). Ils se lâchent et peuvent devenir odieux.

 

Le salaud aura toujours une explication apparemment rationnelle pour défendre ses choix. Le problème est qu’elle ne traduira pas la réalité et ne respectera pas la profondeur de l’autre.

 

Le dictateur dans l’âme est mal à l’aise dans la confrontation démocratique avec ses opposants, qu’il cherche à fuir (Ségolène Royal) ou à biaiser (Nicolas Sarkozy). Pour eux, le dialogue constructif à issue incertaine n’a pas d’utilité. Jamais un autre ne les fera changer d’avis si cela signifie un affaiblissement de leur piédestal. Ils sont toujours dans un combat destiné à écraser l’autre, lequel est toujours soit un ennemi, soit un soumis, plus ou moins attaché et dévoué.

Avec les siens, il n’y a pas plus de dialogue. Il n’y a que rapports de force, flatteries ou directives pour rassembler les énergies nécessaires pour gagner.

Par définition, le dictateur ne s’efface pas devant les évènements ou les concurrents. Il tente de les utiliser, de les dénier ou de les combattre en respectant le minimum de contraintes. C’est pourquoi il pratique peu l’autocritique, s’éloigne facilement de la logique, ignore la  cohérence dans l’argumentation et se vautre dans le mensonge, dont il n’a même pas conscience. En absence de position flatteuse, sa préférence va  pour le travail dans l’ombre. Il ne veut surtout pas savoir par quel mécanisme son inconscient lui dicte son activisme. En réalité, il veut gagner, uniquement pour se mettre en sécurité. C’est tout. En général, cela compense un grave traumatisme d’enfance. C’est pourquoi, une fois au pouvoir, il se repose et se contente d’exercer ses prérogatives sans respecter son opposition.

Dans un régime archaïque ou dès que l’occasion le permet, cela débouche sur l’horreur. Dans un régime plus évolué, cela se traduit seulement par l’enrichissement des familles amies et l’attribution aux perdants de gadgets, de hochets qui ne remettent pas en cause l’hégémonie financière précédemment gagnée. (Avortement et contrôle des naissances par Giscard, radars et fumée de cigarette pour Chirac, … lequel arrive même à séduire le peuple, rabaissé, en flattant le cul des vaches ou en montrant ses chiens !!!)

 

La démarche participative de Ségolène Royal ne constitue pas un progrès de la démocratie mais une vaste tromperie. Madame est une énarque, socialiste patentée. Madame savait dès le départ ce qui est juste et pertinent puisqu’elle l’a toujours dit, répété et en a défini le cadre et les thèmes. Son avis final, prévu d’avance, fut justifié sans discussion possible puisqu’elle le présente comme la décantation "juste" des milliers d’avis divergents émis par les gogos canalisés. Il leur aura été accordé une minute de gloire. Cette pseudo attention  représente le petit truc accrocheur qu’il faut accorder aux citoyens pour les amener à donner leur vote avec enthousiasme, avant de les laisser retomber dans l’oubli. Cette technique classique du "pied dans la porte" ou du "questionnaire - appât", ne peut rien produire de bon. Elle bafoue les principes démocratiques essentiels de respect.

Entre autres, elle méprise celui qui préconise la rémunération de tout effort. Chaque intervention judicieuse doit bénéficier d’une récompense personnelle et adaptée, sous régulation d’une action en retour, ou rétrocontrôle.

Elle ne peut y penser. Tout lui est dû. Tous doivent se dévouer pour alimenter son piédestal.

Ses travers ne paraissent pas pouvoir être corrigés par son entourage qu’elle maintien dans le rôle d’aide, de petite main. Elle ne veut pas courir le risque de laisser se développer des individus qui pourraient se substituer à elle.

En conséquence, les compétences extérieures les plus autonomes ne se sentent pas flattées de l’approcher.

Sa technique, typiquement populiste, est d’y pallier en sollicitant directement les gogos. Elle invoque une prétendue position de victime pour attirer la compassion sur elle. Elle renforce cet investissement émotionnel, très primaire, en donnant l’apparence de s’engager aux cotés d’autres victimes, les handicapés, les femmes opprimées, sous-entendu, comme elle ! Elle oublie l’hécatombe d’adolescent(e)s et d’hommes qui se suicident chaque année parce qu’une mère à refusé de transmettre la dignité et la confiance en soi ou qu’une femme a considéré l’autre comme un kleenex jetable. L’homme et la femme sont absolument égaux dans la méchanceté. Seules les modalités varient. La guerre des sexes n’a aucun sens. Il faut soigner tout le monde, si nécessaire. De plus, si une victime n’est jamais odieuse, celle qui, malicieusement veut se faire passer comme telle, navigue dans la manipulation mentale, laquelle est révélatrice d’une profonde perturbation mentale.

François Holland l’a toujours poussée, aidée, protégée. Or, aux Antilles, bien que n’ayant  pas du tout le profil des femmes solides, affrontant seules les frasques des hommes, sans rien leur demander (femmes "poto mitan"), elle n’hésite pas à faire croire qu’elle en fait partie. Elle confond solide avec "parasite opportuniste et autoritaire".

 

Nicolas Sarkozy est plus facile à démasquer. Son arsenal est plus classique. Les mensonges et autres pillages préélectoraux dans les caisses de l’Etat ont été pratiqués avant lui. Il se contente d’être moins discret et moins complexé dans l’usage des arguments de ses opposants. Par ces mensonges, il voudrait séduire la petite tranche des électeurs de la classe moyenne faiblement attachés à une gauche qui les a tellement piétinés.

Le comble est qu’il n’affiche aucun outil permettant d’enrayer leur massacre !

Il a vraiment une piètre opinion de ces pauvres malheureux qui pourraient voter pour lui !

 

Les gens ordinaires ne sont évidemment pas sublimes.

L’histoire a montré combien les héros sont rares.

Néanmoins, il est odieux de mépriser des individus défavorisés et pour cela incapables de rassembler les idées qui leur seraient nécessaires pour s’en sortir, avec le brio ou le cynisme d’un privilégié.

Ainsi, encore pire, Arnaud klarsfeld, heureux de lui, a osé exhorter les pauvres à ne pas se plaindre au prétexte qu’ils vivaient dans un pays riche et qu’ils en bénéficiaient. Selon lui, la preuve se trouvait dans le fait que « beaucoup d’entre eux sont gros, etc. », donc dans l’excès !

Ce type de pirouette mentale illustre parfaitement le profil des salauds ordinaires.

Elle est à rapprocher de « l’odeur du voisin de palier étranger avec des mœurs particulières » et à la « racaille des banlieues qu’il faut passer au karcher ».

 

Il faut se méfier des propos de comptoir ou des errements verbaux des professionnels. Il est vital d’évaluer la défaillance de la pensée qui en est la source.

 

- Un ministre allemand qui rend un ouvrier allemand responsable de son « chômage qui se prolonge» au prétexte qu’il porte une barbe disgracieuse, prouve ainsi son incompétence profonde. Ce ministre, responsable de l’activité globale de son pays, car il en détient les outils, ne sait pas distinguer l’essentiel du secondaire. C’est une faiblesse mentale très grave ! Il en oublie sa propre responsabilité. Il serait sain de le virer immédiatement. Comme l’Allemagne est la locomotive de l’Euro en Europe et donc de notre porte-monnaie, l’Europe de la zone Euro devrait faire du lobbying pour virer ce sombre nigaud.

- De notre coté, en faisant abstraction de l’imbécillité profonde de notre énarchie et des égarements dangereux de nos intellectuels de pacotille (Finkielkraut, Bruckner, Gluksman, etc.), le cas de Georges Frêche, illustre la fragilité des grandes figures. Excellent manager de sa région, professeur de droit apparemment estimé, cette forte tête se permet dans un premier temps de vomir sur des paumés, de droite et/ou fascisant, originaires d’Afrique du nord. Ces derniers mettaient en avant leur statut de victime harki pour mieux le conspuer. Il a refusé d’endosser le cynisme ou plutôt l’incompétence des politiciens nationaux face au problème de leur insertion et a très vertement réagi. C’est évident : Il n’était pas fait pour tenir un poste de diplomate !

Probablement trop chargé en hormone mâle, il continue ses frasques en éructant, non pas contre des noirs, comme des zozos l’affirment, mais contre ces petits cons caucasiens du cru, tellement fainéants, selon son avis, qu’ils sont incapables de se bouger le cul sur du gazon !!!

En ne remettant pas en cause la gloire de notre équipe nationale, il ne méprise pas les gens de couleur ou d’extraction populaire qui en sont la force écrasante.

Par contre, il vomit sur des absents théoriques au nom d’un raisonnement simplet de proportionnalité.

Est-ce l’expression d’une philosophie arriérée, fascisante ou d’extrême droite comme celle du ministre allemand ? Ce serait un comble de la part d’un socialiste ! Il est nécessaire de vérifier si sa politique locale est injuste et trop dure envers les groupes défavorisés. Il est à souhaiter que la justice ou plutôt les journalistes d’investigation nous fournissent les informations utiles.

Dans le cas d’une absence de politique locale raciste, sa critique est-elle une provocation pour stimuler des blancs privilégiés qu’il estime capables de réagir à une telle rudesse ? Ce style de coaching, jadis largement répandu et qualifié de "viril" est-il maintenant prohibé à la suite d’une requalification comme, "mépris indigne" ?

Enfin, le but poursuivi de proportionnalité est-il politiquement, réellement utile et pertinent ? N’a-t-il pas un goût de clanisme ?

Personnellement, j’apprécie quand notre équipe nous offre un beau jeu et j’aime qu’alors, elle soit aimée par l’ensemble de la population, dans la victoire, comme dans la défaite. C’est une des preuves montrant que notre population n’est pas si raciste et nombriliste que d’aucuns le croient.

De toute façon, mettre en avant une caractéristique, un défaut ou une faiblesse réelle d’un individu ou d’un groupe sans que cela lui nuise outre mesure n’est pas du mépris mais une nécessité, une dignité, l’ordinaire du citoyen.

De plus, la politique est un art que chaque politicien exerce au niveau ou il est investi.

G. Frêche est responsable dans sa région, mais pas au niveau national. Pour tout ce qui dépend du national, il est aussi peu puissant que le citoyen ordinaire et comme lui, il a la liberté de réagir en fonction de sa personnalité. Mon écriture a essayé précédemment de traduire son exaspération et surtout le fait que son importance sociale locale lui est manifestement montée à la tête. Il a pris "le melon". Ce n’est pas grave. Cela mérite seulement un petit bizutage de rappel pour essayer de le ramener sur terre.

Par contre, s’il avait des responsabilités nationales dans ce domaine, je combattrai sa position en lui rappelant qu’un monde parfait n’est pas organisé systématiquement dans le respect strict d’équations mathématiques. De plus, un politique n’a pas pour rôle de mépriser les pentes naturelles suivies par les hommes mais celui de canaliser judicieusement leurs parcours. Chacun est en effet réduit à utiliser les outils qui sont à sa portée. En l’état, la banlieue a plus accès aux terrains de football qu’à l’énarchie. Les fils de profs sont formatés pour prendre racine sur des livres. Ils en jouissent en les apprenant par cœur sans les comprendre ! Les fils de "bourge" sont devenus des gagne-petit. Ils s’éclatent dans le commerce ou la finance : ça rapporte un peu moins que le foot dans la gloire, mais c’est plus sûr et ça dure plus longtemps ! Enfin, la masse des enfants de la classe moyenne est roulée dans la farine par des menteurs de droite ou de gauche qui ne savent pas les valoriser.

L’état des lieux en rapport avec la jeunesse est lamentable. Néanmoins la critique de Frêche n’est pas pertinente car la responsabilité n’incombe pas aux jeunes mais à l’incompétence des leaders nationaux qui malgré cela osent jouer les "bien-pensant" offusqués dans cette affaire. Ces spécialistes de l’entourloupe font digérer leur nullité politique habituelle en empruntant des sommes gigantesques, que les gens ordinaires devront rembourser plus tard !

Les jeunes, aujourd’hui bafoués, vont donc savourer dans un deuxième temps les délices de la double peine économique quand un prochain Zorro pétainiste sortira la "trique" de l’écrin où elle dort encore !

Pour moi, le peuple n’est pas totalement responsable de sa condition. Monsieur Frêche a tort de l’enfoncer par des paroles peu amènes sans lui faire de proposition pertinente pour résoudre tous les problèmes soulevés par sa petite remarque. De toute façon, l’élite est la fraction la plus impliquée. Il aurait pu commencer sa vindicte en mettant en évidence la carence des différents gouvernements dans la formation et l’éducation de la jeunesse française.

 

Il faut lui rappeler qu’un politicien, en se plaignant du peuple, avoue par-là son inaptitude à cette carrière car son rôle est d’inventer et / ou de promouvoir les règles permettant à chacun de cheminer vers la qualité.

 

Enfin, comme s’il n’en avait pas fait assez, le voilà maintenant en train de déclarer sa flamme en faveur d’une personnalité plutôt contraire à ses idéaux de qualité. Ce matamore du cerveau se prosterne devant Ségolène Royal.

Or, elle ne représente qu’un pur jus de polarde, obsessionnelle, étriquée et coincée !

 

En conclusion :

- D’abord, monsieur G. Frêche n’est probablement pas un salaud. Avec l’âge, il a seulement perdu sa boussole.

Sera-t-il capable de se ressaisir en  reconnaissant ses deux dernières déficiences au regard de la pertinence et de la lucidité ?

- Enfin, d’une manière générale, dans le domaine de l’humanité, il faut aussi se méfier des experts, des sommités de la compétence et des bonnes intentions. Certains dérapent plus ou moins facilement que d’autres.

 

C’est pourquoi, les petits citoyens doivent apprendre à discerner les notions essentielles leur permettant de choisir les individus et les règles nécessaires à leur gouvernement.

 

Voici encore un petit détour, d’une bonne page, nous permettant d’évaluer combien le choix des individus et des règles constitutionnelles a plus d’importance que le piège droite-gauche dans lequel toutes les démocraties du monde sont actuellement engluées :

 

Nous serions, chacun, bien peu en comparaison d’un robot humain rendu parfait par la réunion en son sein de toutes les qualités recensées à ce jour.

Pour saisir cet écart et nous inciter à l’humilité tout autant qu’à la prudence, il est utile de nous livrer à une petite évaluation négligeant les Q.I. et autres gadgets statiques secondaires.

Donc, s’il était possible de réunir toutes les qualités dans un seul humain de synthèse, celui-ci déploierait le meilleur arsenal disponible pour résoudre les épreuves de l’époque. Il répandrait ainsi un bon niveau de bonheur et de richesses autour de lui. Cet individu référent pourrait arbitrairement être étalonné à l’indice 100 sur l’échelle des qualités (compétence, pertinence, expérience, inventivité, capacité à grandir l’autre, humour, vision à long terme, etc.  ).

Par comparaison, les membres de la population mondiale, du moins futé très déplaisant et maladroit, au plus génial, rayonnant et structurant se répartiraient entre les indices 5 à 30. Cette fourchette intègre les déficiences d’éducation, d’expérience et les limitations culturelles. La majorité serait agglutinée entre 10 et 20.

Ce petit raisonnement pseudo mathématique rappelle qu’un individu mauvais et méprisable produit cependant un peu de beauté. C’est en quoi nous sommes tous dignes, jusqu’au dernier.

L’association en couple pacifié d’individus exempts de grosse pathologie culturelle permet d’obtenir un résultat global dont la performance est améliorée de 2 à 5 points seulement. Cela peut donner, le plus souvent et à titre d’exemple médian : 13 + 16 =  19.

D’autres associations obtiennent des résultats variables. Ainsi, dans le domaine politique :

- Les pays avec des mœurs et une constitution médiocres cassent les performances globales et peuvent faire descendre les performances du groupe au pouvoir à moins de 15.

- Les pays avec des mœurs ayant intégré le respect contenu dans les droits de l’homme ainsi que la capacité au dialogue inhérente à la démocratie, telle qu’elle existe dans le meilleur des cas actuellement, portent la performance du groupe au pouvoir jusqu’à 20 à 35 en fonction du hasard des millésimes électoraux.

Cette esquisse de quantification totalement arbitraire mais plausible à pour but de faire comprendre qu’une amélioration de la sélection actuelle de nos élites, jointe à une amélioration des infrastructures étatiques, aujourd’hui très décevantes, devrait pouvoir porter la qualité globale rayonnant du sommet de l’Etat jusqu’à une fourchette de 30 à 40. Il ne faut pas espérer plus. L’idéal ne sera jamais atteint. C’est une certitude absolue en rapport avec la limitation des capacités humaines et la performance médiocre de toute instance décideuse, évidemment constituée d’humains.

Il faut faire le deuil de nos idéaux d’absolu pour coller à une réalité toujours prosaïque, afin d’essayer d’en tirer du plaisir.

Cette limite n’est pas une mauvaise nouvelle. Il nous reste comme activité minimale d’assembler au mieux ce qui existe déjà. Le bonus découlera de quelques petites inventions supplémentaires, si l’époque le veut. La tâche n’est vraiment pas insurmontable.

Il suffit de trouver, pour commencer, au moins une personnalité quelque peu équilibrée, rationnelle et moderne ayant l’aptitude suffisante pour discerner ce que sera le beau, le bon et le plaisant afin d’inscrire au mieux le pays dans le cercle des nations.

 

En fonction de ce qui nous est proposé aujourd’hui en France, nous avons comme possibilité :

 

- Ségolène Royal (11 à 12) qui est plus ou moins accordée avec une équipe de gogos (le PS n’est plus ce qu’il était !). L’ensemble peut atteindre 16 à 18, uniquement dans l’hypothèse où cette "classe" un peu paumée réussit à enfermer sa maîtresse dans un placard doré, avec un gros bâillon sur son joli minois. Dans le cas contraire, il est prudent d’envisager un écrasement vers 10 à 13, comme dans les pays défavorisés par l’histoire.

- Nicolas Sarkozy ( 16 ) avec l’équipe habituelle des godillots, mais sous le contrôle et les ordres de la haute finance peut déboucher, comme la droite en a l’habitude, vers 20, … s’il ne déclenche pas la haine du peuple !!! En l’état, pour un gain nul, le risque paraît trop grand !

Il ne faut pas oublier que par ses origines et sa formation d’avocat, il n’a pas suivi le parcours idéal pour comprendre le peuple. Ainsi, il faut rappeler que lors des protestations contre le C.P.E., la plupart des étudiants en droit n’ont pas apporté leur soutien à ce mouvement.

François Bayrou (17) se croit équilibré et génial. Or, il propose un retour en arrière de près d’un siècle dans un parlementarisme débile. L’Italie en meurt.

 

Bon sang de bonsoir ! Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser ! Il est lamentable que nos institutions débouchent une nouvelle fois, sur une telle nullité !

 

Tout le monde critique la Chine, or cette dictature notoire s’organise de façon à sélectionner et favoriser, même outrageusement, une ribambelle d’individus dépassant 20.

La France, fille aînée de l’église catholique depuis le 2 ème siècle, partout dans le monde en relation avec le progrès : charte anglaise, émancipation calviniste, philosophes des lumières, constitutions corses, américaines et françaises, …dérape. Elle va sombrer dans le sillage d’une perturbée mentale ou sous les derniers assauts d’un pillage organisé par de véritables pirates modernes déguisés derrière des billets de banque d’opérette, que nous avons néanmoins eu le tort de négliger !

Il est totalement ridicule de se battre dans un combat droite-gauche dont le résultat sera de toute façon lamentable.

La rigidité mentale, la schizophrénie et les haines ainsi induites dans le peuple sont d’autant plus ridicules qu’il existe des idées indispensables à prendre, à gauche comme à droite.

Il serait bien préférable de dépenser notre énergie dans le but d’isoler un groupe de leaders politiques aux performances dépassant 20, tout en débattant de la meilleure façon d’organiser une démocratie améliorée permettant de faire émerger les meilleures décisions possibles, notamment en s’émancipant du clanisme, du parlementarisme majoritaire grâce à l’intervention directe d’experts représentatifs et en responsabilisant les leaders décideurs par une rémunération, conséquente, en fonction des résultats. L’innovation sociétale dans la sécurité et la dédramatisation doit pouvoir devenir une démarche banale.

 

Pour en arriver là, il est indispensable que de nombreux Français soient capables d’exercer leur esprit critique avec la lucidité de Talleyrand, qui finissait toujours par trahir opportunément des positions devenues dépassées.

La trahison doit être considérée comme positive quand elle ne porte pas de nuisance abusive au lien délaissé et que sa raison d’être est l’atteinte d’une dignité supérieure.

Sans cette faculté, il n’existe pas de liberté ni d’autonomie possible !

Ceux qui s’enkystent sur les délires de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, etc. ou les platitudes de François Bayrou, ne sont pas à la hauteur des difficultés de l’époque !

La stabilité de l’Euro a son utilité, mais elle a l’inconvénient d’être assimilée à tort à une protection. En cela, elle retarde la prise de conscience collective de notre appauvrissement réel. Ce dernier se traduit par la disparition progressive de notre capacité à décider, par manque d’argent, d’idées et surtout, perte des leviers de commande au sein des entreprises.

Hormis quelques très gros financiers inquiétés par la fragilité de leurs papiers, ni l’intelligentsia française, ni le peuple de gauche, ni l’élite entrepreneuriale ne semblent vouloir sortir de leurs archaïsmes pourtant responsables de notre contre-performance.

A la suite de l’Italie, la France est devenue un peuple de « grands couillons » fiers de l’être ! Il semble que les Italiens commencent à déchanter.

Sans réelle volonté de se donner des outils de qualité, les inexorables futurs clashs feront exploser toutes nos petites protections actuelles (retour sur soi, sa famille, son club, sa communauté, l’Europe, sa religion, une expatriation, la gonflette monétaire, des murs, des barbelés, des caméras, des milices privées, etc.). La société entière pourrait devenir aussi malade que celle du Moyen Orient, ravagée par la haine et le mépris de l’homme.

Il n’y a vraiment pas de quoi se prosterner devant le ramassis de têtes à claques ou chefs de clan qui font le beau dans nos médias et ressortent toujours les mêmes salades en prétendant que, cette fois-ci, elles pourraient nous donner un avenir radieux.

 

Il faut analyser les "fruits" produits et sélectionnés par notre pitoyable Cinquième République 

 

- Ségolène Royal, est la réincarnation de Pétain en jupon. Le paternalisme est devenu du maternalisme (règlement, autorité, morale, sanctions "justes", soumission, encadrement militaire, reprise de la guerre des sexes, de la haine des salauds, etc. )

Le fait qu’une grande partie du peuple en soit arrivé à régresser, jusqu’à désirer la protection d’une icône populiste totalement ringarde et néanmoins émouvante parce que puérile et falote, mais si déterminée, prouve combien nos institutions et nos représentants, par leur nullité ont détruit jusqu’à l’âme du pays. Nous sommes presque arrivés au moment ou nous présenterons le même profil psychologique que les pays sous-développés, lesquels se laissent si facilement cocufier par de belles images primitives.

Nous avons peut-être déjà perdu notre dynamisme, notre esprit critique.

Elle voudrait faire croire que la souffrance du peuple disparaîtra du seul fait de son immense désir de mère ou de femme de gauche ! Cette fanfaronnade s’appuie sur du vide. Son inconscient traumatisé ne lui permet pas de réaliser qu’il n’existe pas de baguette magique dans la vraie vie. Elle ne dispose d’aucun levier de puissance permettant de nourrir ses phantasmes. Haïr les riches ne lui apportera pas beaucoup d’aide. En réalité elle n’a strictement rien pour payer ceux qui seraient capables de fournir l’immense travail nécessaire pour éradiquer la douleur de vivre.

En guise de qualification, elle a tout juste le niveau d’assistante sociale. Nombre d’entre elles auraient d’ailleurs été capables d’afficher plus de pertinence si leur compagnon avait eu l’opportunité de les pousser à une telle position !

Toutes savent que le maternalisme est ringard, sinon avilissant. Tous les professionnels savent que maintenant le bonheur est lié à l’auto-réalisation de soi. Pour cela, tout leader doit faciliter l’envol à un niveau décent. Chacun doit participer du mieux possible à son destin. La mode n’est plus à la fabrication d’automates obéissants dans des internats ruineux, dont l’efficacité ne pourrait même plus égaler celle d’antan.

 

- Nicolas Sarkozy, est un véritable bandit en col blanc, déguisé en J.J.S.S. soucieux de son image. Pour la rendre plus présentable, il s’entoure de belles jeunes femmes issues de l’Ecole Nationale de la Magistrature. Valérie Pécresse, Rachida Dati, ou du Droit ? : Jeannette Bougrab. Il a tenu compte du dégoût inspiré par le vivier traditionnel de l’énarchie. Néanmoins, il n’a pas abandonné sa culture, sachant que la quasi-totalité des membres de la magistrature n’ont aucune affinité avec le peuple (le mépris à Outreau et celui de la Justice en général sont des classiques !).

Il promet de ne plus brimer les "courageux". Pour cela, il remet sur la table l’éternel attrape couillon darwinien qui a déjà grillé plusieurs générations de « puent la sueur » ou de Rastignac aux dents longues : « Que les plus forts s’échinent et tirent la couverture à eux ».

Or, les facilités monétaires promises iront, comme d’habitude, un peu vers les besogneux et beaucoup vers les très grands requins. De plus les gouvernements de droite ont toujours sacrifié la tranche des petits capitalistes pour faire croire à son coté "social". C’est pourquoi tout individu possédant ou se proposant de posséder jusqu’à l’équivalent de 10 maisons est bien naïf de se croire protégé par la droite. Il sera autant maltraité par la droite que par la gauche ! De plus, en cas de mauvaise fortune, quelle que soit la somme des impôts payés, il sera impitoyablement abandonné à sa misère.

C’est dans le programme. Les plus faibles devront s’en prendre à eux-mêmes, les anciens comme les nouveaux !

Par contre les "familles" d’amis (au sens donné par la mafia sicilienne) aux commandes du macro pognon pourront continuer à jouer au Monopoly planétaire avec un droit de tirage privilégié sur la planche à billet afin de thésauriser à l’infini, en sécurité, … et en évitant l’impôt si déprimant, bien évidemment. Ce système est tellement performant qu’après le deuxième quinquennat, il leur sera même possible d’acheter des Etats, …des petits, …pour commencer.  Chacun son trip ! N’est-il pas ? …

Il suffit au peuple de rester poli et respectueux. En pratique : si votre famille est moins forte que celles de ses amis, effacez-vous alors avec un grand sourire. C’est plus prudent !!!  Il restera bien quelques miettes pour les nouveaux esclaves !

Les récalcitrants seront franchement rejetés dans la religion, la délinquance et les prisons, … s’il n’est pas possible de s’en débarrasser par charters vers des "Etats poubelles".

En effet, la religion a longtemps joué le rôle de tranquillisant pour les "oubliés". Le problème est qu’elle devient parfois trop gênante, notamment au Moyen Orient et bientôt en France, à cause de ce monsieur.

En définitive, le système proposé par ce candidat est à la politique ce que le cancer est au corps. Autre version pour juger de la "technicité" et de la "délicatesse" de ses propositions : Sa réaction face à une grosse fièvre est la saignée, plus de l’aspirine et un kilo de vitamines. Il ignore les examens complémentaires et les traitements appropriés trop coûteux et sophistiqués pour ce bas peuple !

 

- François Bayrou, comme la plupart des croisés de droite, est incapable de comprendre la perversité de ses croyances.

 

Habituellement, les valeurs de droite sont des valeurs guerrières légèrement rationalisées, certains disent humanisées, par le respect de règles dégageant une certaine tranquillité aux plus actifs ou aux pionniers.

Il est vrai qu’être de droite n’est absolument pas indigne, c’est un archaïsme totalement admissible à l’échelle individuelle. Il existe des maladies bien plus graves que le narcissisme exacerbé qui pousse à ramener la gloire et/ou l’argent à soi. C’est le moteur profond de beaucoup d’artistes, d’entrepreneurs, et de tous les ambitieux de la terre. Certains le renient pour différentes raisons dont le manque de confiance en soi entraînant le désir de faire beau et digne pour mieux séduire et renforcer un talent ressenti comme fragile. Le succès et l’argent venant, il est plus facile de manifester cette satisfaction de soi. Certains restent cependant bien élevés, d’autres deviennent de véritables goujats.

En fonction des carnages jalonnant l’histoire de l’homme et découlant directement des excès d’un tel profil, la priorité politique universelle actuelle est d’en limiter l’extension.

Ainsi, la puissance de cet instinct doit être contrée en chaque individu dès que des conséquences abusivement nuisibles pour les autres sont atteintes, qu’ils soient proches ou lointains. C’est le rôle du droit pénal, civil, etc. mais aussi de la morale la plus basique. Il est excitant de jouer sa chemise au poker menteur dans sa jeunesse, mais étendu à toute une vie cela devient incompatible avec une dignité sociale minimale qui impose de chercher à transmettre plus que ce que l’on a reçu.

Enfin, l’extension majoritaire d’un tel profil doit être particulièrement surveillée pour éviter que son indifférence et son cynisme ne soient érigés en système totalitaire capable de pervertir le droit et la morale des lieux.

 

C’est par définition le rôle de la "gauche éclairée", celle des intellectuels et des rares privilégiés soucieux d’une pérennité de vie digne sur terre. (Fourrier, Engels, Zola, les "justes", etc.). Ces individus empathiques, sont capables de rayonner, par leurs inventions et leurs initiatives, un amour de qualité envers toute l’humanité.

Les pauvres, bafoués, violentés, abîmés, horrifiés par certains travers des plus forts peuvent choisir l’hostilité et haïr les privilégiés toute leur vie. C’est la gauche viscérale.

Néanmoins, au hasard des parcours, quelques-uns uns d’entre eux peuvent suivre le maître, le fort, pour essayer d’en récolter les miettes ou en suivre les méthodes. C’est une forme de résilience qui, souvent, fait penser et voter à droite.

 

En fonction de l’état de la France, la constitution de 1958 est morte de n’avoir pas pu organiser la qualité jour après jour. Ses règles interdisent une émergence progressive et contrôlée des compétences et des meilleures lois. Elles laissent le champ libre à des intrigues claniques plus soucieuses de clientélisme et d’éradication de l’autre que de promotion de la qualité.

 

Par ailleurs, au-delà de quelques manifestations épidermiques sporadiques, l’inertie politique du peuple est surprenante !

En tant que consommateur ordinaire, chacun achètera un matériel infiniment secondaire, uniquement s’il répond à une batterie de normes draconiennes. La fraction la plus cultivée ou avisée du pays, se fiera en plus à une batterie de tests comparatifs élaborés et exécutés par des ingénieurs de haut niveau.

Par contre, en tant que citoyen, dans un domaine ou est engagée l’intégralité de sa qualité de vie aussi bien au travail qu’en famille, cela pour des années, alors que les répercussions se feront sentir sur sa descendance, sur les économies de toute une vie, … le peuple laisse émerger de véritables zozos, dans la plus grande irresponsabilité, sans aucun contrôle, sans émettre aucun critère de sélection, et en se laissant manipuler par deux groupes de pressions représentant les deux pôles de la société : Les démunis contre les puissants qui s’affrontent comme des ennemis irréductibles.

Les imbéciles !

Cette structure perverse fabrique notre découragement, notre médiocrité, nos échecs, nos malheurs.

 

Il est totalement vain de chercher de coupables bouc-émissaires. Avec nos ancêtres, nous sommes tous impliqués. La responsabilité est diffuse, culturelle. Elle est profondément collective. Notre seul espoir : fabriquer et promouvoir des cerveaux libres et responsables, en grand nombre, dans tous les domaines, dont celui de la stratégie politique évoquée ici.

Aujourd’hui, nous avons des perroquets impuissants, des copieurs inefficaces devenus menteurs patentés. Ils viennent dire, l’un : « Vient me voir, je vais t’aider » et l’autre, encore plus perverse : « Aidez-moi pour que je puisse vous aider ! ». C’est lamentable.

 

Or, pour ces élections, nous avons besoin d’un fainéant, le moins interventionniste possible, mais capable, comme tout grand leader, de pointer le nez quand il faut pour engager et rassembler toutes les énergies dans une direction où tout le monde se sentira utile et gagnant, chacun au niveau de ses préoccupations et de ses compétences. Il y a de quoi faire !

Un tel élan constitue la vraie richesse d’une population. Sans pétrole, il est vital que chacun puisse apporter le meilleur de lui-même au sein d’une structure où il en trouvera un surplus de plaisir.

Ceux qui imaginent que tout doit venir d’en haut, de Superman, de l’Etat, de l’Europe le pensent naturellement car ils ont été conditionnés dans cette optique. Cela remonte à leur enfance. Leurs parents ont abusé de leur pouvoir et ont eu l’habitude de s’imposer à leur gosse, ainsi devenu un électeur aliéné, infantile, prêt à tout croire pourvu qu’il soit pris en charge et tranquillisé dans ses petites habitudes.

 

Les prétendus bien-pensants, élevés au lait de cette hiérarchie douteuse considèrent que le progrès viendra uniquement de l’Institution Européenne. C’est radicalement faux. L’invention peut venir de n’importe où, et même plutôt du coté des iconoclastes, des marginaux, des traîtres préoccupés de qualité. Les peuples d’Europe sont capables de manager bien plus que leurs poubelles. La subsidiarité est un concept castrateur, esclavagiste, antidémocratique, totalement indigne.

L’administration centrale de l’Europe a donné jusqu’à ce jour l’impulsion uniquement par forcing jacobin. Ce temps fut très utile. Il est terminé.

Les votes de la France et du Danemark ont sifflé la fin de la première partie du jeu.

Maintenant, pour continuer à progresser, l’Europe doit y ajouter un rôle de stabilisateur et de régulateur ultime des initiatives tentées au niveau de chaque pays. Or, elle ne se donne absolument pas les moyens de cette tâche. C’est dangereux, très dangereux.

Le fait que chaque pays reste actif et capable d’impulsions sous l’œil bienveillant mais critique des autres est la condition du progrès général. Cela n’implique pas de faire n’importe quoi ou de subir la contrainte d’une approbation majoritaire. Il suffit de bénéficier d’un simple consensus pour être autorisé à prendre une initiative.

Rappel à l’intention des journalistes : Le consensus n’a jamais signifié quasi-unanimité ( 90%) mais tout le contraire. Dans ce cas, une mesure est rendue applicable avec le seul soutien d’une minorité concernée ( 5 à 30 %) pendant que tout le reste de la population ( 70 à 95 %), parfaitement informée, reste indifférente ou tolérante par rapport au problème soulevé et jugé secondaire pour différentes raisons. Le consensus est l’oxygène des minorités dans une société tolérante et pacifiée.

Une décision prise par consensus, qui ne fait quasiment pas intervenir le sommet des institutions, à plus de chance d’être efficace et pertinente qu’une loi décrétée de force par les chefs d’un clan privilégié au sommet du pouvoir. Malheureusement, ce forcing aveugle est l’ordinaire de notre Etat primitif car les dirigeants peuvent se permettre de ne plus écouter le peuple dès le lendemain de l’élection de leur clan.

 

Et pourtant, depuis des millénaires, chaque individu souhaiterait pouvoir participer à l’élaboration du cadre de sa vie. C’est ainsi que nous avons la capacité collective de fabriquer ensemble des projets rassembleurs et sécurisants. La religion est la réponse archaïque jadis inventée pour aider les premiers pouvoirs. La religion n’est absolument pas une affaire privée, comme certains l’avancent bêtement, mais c’est de la politique. Elle se caractérise par un repli simultané sur soi et sur un clan archaïque. C’est une forme de racisme culturel plus ou moins fort, suivant les règles adoptées, en vue de mieux se protéger, solidairement.

La fabrication de religions fut un passage obligatoire dans l’évolution de la culture humaine. Cette nécessité prend fin avec l’établissement des droits de l’homme et une organisation démocratique efficace des Etats.

Le désir de vivre une belle vie étant inhérent à l’humanité, les religions ne disparaîtront qu’en fonction de la qualité des gouvernements, de leur aptitude à donner une belle vie ou tout au moins, un espoir crédible. Toute réapparition du recours à la religion est la signature de la faillite du régime politique au pouvoir. La faillite est totale quand la religion reprend le pouvoir. Néanmoins, il ne faut pas se focaliser sur la religion. Tous nos malheurs ont pour seule cause la perversité des hommes qui ont naturellement tendance à détruire toute belle idée.

Le bien jouera toujours avec le mal. Peut-il en être autrement ?  (Lao Tseu, yin yang, etc.)

L’essentiel est de toujours être en recherche pour se donner, collectivement, de bons moyens pour viser la qualité de vie. C’est la meilleure façon de lutter contre tous les intégrismes. Les enragés de droite ou de gauche ne sont pas les mieux placés pour obtenir de bons résultats.

Pour lutter contre nos travers classiques : la religiosité, les dictatures, les totalitarismes, les nationalismes, le racisme, le clanisme, l’obscurantisme, etc., nos gouvernements doivent penser à développer la culture, l’expérience, la confiance en soi, l’autonomie, la sécurité judiciaire, économique, le pouvoir d’achat, … en un mot, tout ce qui peut procurer une certaine satisfaction de son sort. Il y a du boulot !

 

C’est pourquoi, à la base, il faut se montrer capable de fabriquer les montagnes d’argent et d’ingéniosité nécessaires à une organisation bien plus complexe de notre société.

 

Tout le monde doit participer à cette tâche immense : Les étrangers comme les « nationaux de souche » qui sont, selon moi, indépendamment de leurs origines, tous ceux dont l’éducation s’est faite sous les contraintes locales, avec leurs avantages et leurs faiblesses.

 

Tout gouvernement doit exposer le plus clairement possible sa philosophie et ses priorités. Cela peut se traduire par l’exposition, si nécessaire, de son interprétation de l’histoire. Evidemment cela doit trancher momentanément un doute dans le but de faciliter l’action. Il n’est pas question de nier des évidences. De toute façon, dans une démocratie, une erreur grave serait sanctionnée par le vote du peuple, à la première échéance.

 

Prétendre qu’il y a plusieurs droites et plusieurs gauches justifie de façon spécieuse l’intérêt des partis. Or, il existe seulement une échelle de comportements (spécifiques d’une philosophie de vie correspondante) qui va de l’extrême droite (narcissisme éhonté - liberté) à l’extrême gauche (égalitarisme strict - égalité) et chaque individu, par sa trajectoire, se cale à un endroit de l’échelle tout en y apportant sa complexité et ses défauts spécifiques. En gros, il y a autant de façon d’être de droite ou de gauche qu’il y a d’individu. Les regroupements en partis sont tout à fait artificiels, circonstanciels et donc fragiles.

 

Pour ce qui concerne l’écologie ; L’extrême inégalité, totalement irrespectueuse, entre les hommes représente une menace à la fois immédiate, par son potentiel meurtrier, et future, par l’accumulation de mauvais comportements responsables, entre autres, du réchauffement de la planète.

C’est pourquoi, grandir les hommes, est le meilleur moyen de pouvoir ensuite chouchouter la planète. Tout moyen trop expéditif ne respectant pas la dignité des hommes est à considérer comme fascisant.

 

Ni les médecins, ni les malades ne sont responsables de la faillite de la sécurité sociale. Nos lois en ce domaine, et à tous les niveaux, ne favorisent pas la qualité.

 

J. Attali culpabilise la France pour sa collaboration en 1940.

Or, prendre une conséquence inévitable pour une initiative méprisable est une faute grave de la part d’un intellectuel.

Toute défaite a des conséquences déplorables inéluctables. Ceux qui admiraient Pétain essayaient tant bien que mal de surmonter la honte jetée sur eux par l’imbécillité de leurs précédents leaders. La vraie culpabilité est à rechercher, dans tous les pays du monde, au sein des intellectuels et des politiciens d’avant guerre incapables de présenter des projets de société dignes, dynamisants et viables !

Les peuples, absolument tous les peuples, n’étaient que les cocus de l’histoire. Ce n’est pas une grande faute.

Le pire est que cela n’a quasiment pas changé.

Ainsi, les Français sont massivement canalisés vers les mensonges et les incompétences de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, etc. Nous sommes dans le groupe des plus mauvais !

Si les intellectuels ne font pas l’effort d’améliorer l’intelligence humaine et d’organiser la sélection des politiciens les plus modernes, plus que jamais nécessaires à l’époque, il ne faudra pas s’étonner d’avoir à souffrir à nouveau de l’expansion des petits et des gros salauds.

 

Partout dans le monde nous subissons, à des degrés divers, une crise de la représentation démocratique, laquelle est entravée par la brutalité actuelle des transitions qui favorise un clanisme archaïque, utile pour augmenter les chances de victoire. De plus, l’absence d’intéressements financiers au regard des conséquences à long terme de leurs initiatives n’incite pas les décideurs à sortir de leur assoupissement. Pour éviter les vagues, nos responsables, mal sélectionnés et mal entourés, deviennent même une résistance au progrès.

Le clanisme est un racisme tribal ou communautaire presque toujours organisé selon une structure hiérarchique autoritaire, écrasante, car surtout de copinage. C’est un étouffoir de la démocratie. C’est une entrave au libre choix du citoyen, à l’invention et à la fluidité sociale. C’est une dictature consentie pour la prééminence d’une partie de la population contre l’autre transformée en véritable pourriture. C’est un processus grossier dans lequel la plupart des dérapages ne peuvent être sanctionnés. C’est pourquoi tant de mauvais coups sont tentés.

Un tel repli, dans le domaine politique, est tout simplement contraire au respect dû à l’homme.

 

Il faut construire des transitions plus douces avec processus de remplacement des leaders plus progressifs. Parallèlement, la rémunération des initiatives doit imiter celle des droits d’auteurs de façon à récompenser, même ceux qui occupent des petits postes, quelle que soit leur couleur politique, et pourquoi pas le citoyen lui-même, s’il en est capable ?

 

Tous les moyens dédramatisant les choix politiques mais respectant la promotion de la qualité sont les seuls acceptables.

 

 

Dans cette optique et simultanément, il est indispensable de réformer l’organisation judiciaire.

Comme au tennis, les juges doivent être classés en fonction de leurs performances. Les moins bons doivent savoir qu’ils jouent leur place. Leur position doit dépendre de l’appréciation des plaideurs eux-mêmes. Pour juger la qualité professionnelle d’un individu, les moyennes statistiques ont plus de fiabilité que des notations hiérarchiques, le plus souvent échelonnées entre 18,5 et 19,5 … sur 20 !

Pour mémoire, la justice devrait être l’une des filières permettant l’expression, temporisée et régulée, de la volonté du peuple.

Ce n’est vraiment pas le cas actuellement.

 

Que valent nos intellectuels médiatiques ?

 

Il faut admettre que la plupart ne comprennent quasiment rien, même et surtout, quand ils tiennent à passer pour des experts !

 

P.Tesson : « Il faudra gouverner contre les salariés ! ». C’est un salaud ordinaire de droite !