A Nancy, des prisonniers de la maison d'arrêt Charles III se voient
proposer un contrat de professionnalisation par le groupe Eiffage
(BTP), sur le chantier de la future prison de Maxéville, en banlieue
nancéienne. L'initiative relève d'une politique nationale de réinsertion. La
direction de Charles III espère favoriser le retour à la vie normale
d'une quinzaine de détenus en fin de peine qu'elle a pré-sélectionnés. A l'origine du projet, le ministère de la Justice a exigé dans le
contrat de partenariat public-privé le liant à Eiffage que 10% des
travaux du chantier soient réservés à un public en insertion.(...)-----
L'expérience a déjà été vécue par "Titi", 21 ans, candidat au programme. "La dernière fois que je suis sorti, je n'ai pas réussi à me réintégrer. Je n'arrivais pas à trouver de travail. Résultat, au bout de quatre mois, je suis retourné derrière les barreaux", raconte-t-il. (...) Si son dossier est retenu, il commencera début avril une formation de neuf semaines, au terme de laquelle il bénéficiera, en cas de réussite, d'un contrat de professionnalisation de six mois. A la fin de ce contrat - payé de 60 à 100% du Smic -, le CDI sera à portée de main.(...)
Et la construction d'une prison par un détenu ? "C'est sûr que je préfèrerais construire un magasin de luxe, sourit "Titi". Mais s'il faut le faire, je le ferai."(...)
La maison d'arrêt Charles III, ouverte en 1857 à la place d'une fabrique de tabac du centre-ville, accueille 320 détenus pour 261 places, selon la direction de l'établissement. L'édifice jaunâtre à la façade lézardée fermera début 2009, à l'ouverture de la prison de Maxéville (690 places), dont les fondations sortent actuellement de terre.
L'expérience a déjà été vécue par "Titi", 21 ans, candidat au programme. "La dernière fois que je suis sorti, je n'ai pas réussi à me réintégrer. Je n'arrivais pas à trouver de travail. Résultat, au bout de quatre mois, je suis retourné derrière les barreaux", raconte-t-il. (...) Si son dossier est retenu, il commencera début avril une formation de neuf semaines, au terme de laquelle il bénéficiera, en cas de réussite, d'un contrat de professionnalisation de six mois. A la fin de ce contrat - payé de 60 à 100% du Smic -, le CDI sera à portée de main.(...)
Et la construction d'une prison par un détenu ? "C'est sûr que je préfèrerais construire un magasin de luxe, sourit "Titi". Mais s'il faut le faire, je le ferai."(...)
La maison d'arrêt Charles III, ouverte en 1857 à la place d'une fabrique de tabac du centre-ville, accueille 320 détenus pour 261 places, selon la direction de l'établissement. L'édifice jaunâtre à la façade lézardée fermera début 2009, à l'ouverture de la prison de Maxéville (690 places), dont les fondations sortent actuellement de terre.
POUR MEMOIRE : on peut relire le billet consacré sous un tout autre angle à cette même maison d'arrêt (cliquer ici).
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