Le truc qui escagasse. Qui outre. Lu ce matin dans mon quotidien régional cette pitoyable affaire des temps modernes. Qui en dit long sur le monstre rampant qui agite nos villes et nos campagnes. Un mot en isme.
Une famille de la banlieue parisienne a réservé par internet un gîte dans les Vosges. Tout s'est fait dans les règles de l'art. Mais à son arrivée sur les lieux, la famille est invitée soit à se tirer, soit à changer d'habits.
A l'étranger, explique la femme qui tient le gîte (et soit dit en passant ne se cache pas et ne souhaite pas le faire), on s'adapte aux coutumes locales. Chez nous, c'est pareil. On ne pas se promener dans la campagne comme ça.
La famille est marocaine. Deux femmes sont voilées. Les vacances, c'était pour montrer à des parents en France depuis près de 30 ans ce qu'est l'hexagone hors Paris. Pour le coup, z'ont vu.
PS : Désolé mais les commentaires de ce billet sont désormais verrouillés. J'ai été amené à devoir faire un peu de ménage et comme j'ai pas envie de faire ça tous les jours...
Ci-dessous l'info diffusée par l'agence de presse AP. -----
Une jeune femme musulmane de 27 ans, originaire de l'Essonne, a porté plainte samedi dernier auprès de la gendarmerie pour "discrimination raciale" après avoir été refoulée d'un gîte rural loué pour les vacances parce qu'elle portait le voile, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Accompagnée de cinq membres de sa famille, dont un enfant et une personne handicapée, la plaignante s'était présentée le vendredi dans un gîte situé dans les Vosges et qu'elle avait réservé par internet. "A leur arrivée, on leur a dit que les deux femmes devaient enlever le voile pour accéder au logement, sinon c'était dehors!", a précisé un porte-parole du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) qui s'est constitué partie civile. Toute la famille aurait alors décidé de quitter les lieux avant de se rendre à l'Office de tourisme pour y trouver un autre logement. La plainte contre les propriétaires du gîte a été déposée dès le lendemain. "Ça ne s'est pas passé comme ça. Nous leur avons seulement demandé d'enlever le voile dans les parties communes, c'est-à-dire la salle de télévision. Si elles voulaient le garder dans leur logement ce n'était pas un problème", a affirmé vendredi l'un des propriétaires à l'Associated Press (AP). "Nous leur avons d'ailleurs rendu le chèque de caution et personne ne nous a reparlé de cet incident, pas même la gendarmerie. C'était une question de respect par rapport aux autres occupants, de respect de la laïcité. Ce n'est pas du tout du racisme", s'est-il défendu. La peine maximale prévue pour discrimination raciale est de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.
Une famille de la banlieue parisienne a réservé par internet un gîte dans les Vosges. Tout s'est fait dans les règles de l'art. Mais à son arrivée sur les lieux, la famille est invitée soit à se tirer, soit à changer d'habits.
A l'étranger, explique la femme qui tient le gîte (et soit dit en passant ne se cache pas et ne souhaite pas le faire), on s'adapte aux coutumes locales. Chez nous, c'est pareil. On ne pas se promener dans la campagne comme ça.
La famille est marocaine. Deux femmes sont voilées. Les vacances, c'était pour montrer à des parents en France depuis près de 30 ans ce qu'est l'hexagone hors Paris. Pour le coup, z'ont vu.
PS : Désolé mais les commentaires de ce billet sont désormais verrouillés. J'ai été amené à devoir faire un peu de ménage et comme j'ai pas envie de faire ça tous les jours...
Ci-dessous l'info diffusée par l'agence de presse AP. -----
Une jeune femme musulmane de 27 ans, originaire de l'Essonne, a porté plainte samedi dernier auprès de la gendarmerie pour "discrimination raciale" après avoir été refoulée d'un gîte rural loué pour les vacances parce qu'elle portait le voile, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Accompagnée de cinq membres de sa famille, dont un enfant et une personne handicapée, la plaignante s'était présentée le vendredi dans un gîte situé dans les Vosges et qu'elle avait réservé par internet. "A leur arrivée, on leur a dit que les deux femmes devaient enlever le voile pour accéder au logement, sinon c'était dehors!", a précisé un porte-parole du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) qui s'est constitué partie civile. Toute la famille aurait alors décidé de quitter les lieux avant de se rendre à l'Office de tourisme pour y trouver un autre logement. La plainte contre les propriétaires du gîte a été déposée dès le lendemain. "Ça ne s'est pas passé comme ça. Nous leur avons seulement demandé d'enlever le voile dans les parties communes, c'est-à-dire la salle de télévision. Si elles voulaient le garder dans leur logement ce n'était pas un problème", a affirmé vendredi l'un des propriétaires à l'Associated Press (AP). "Nous leur avons d'ailleurs rendu le chèque de caution et personne ne nous a reparlé de cet incident, pas même la gendarmerie. C'était une question de respect par rapport aux autres occupants, de respect de la laïcité. Ce n'est pas du tout du racisme", s'est-il défendu. La peine maximale prévue pour discrimination raciale est de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.
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