De quoi on cause parfois à l'heure du café dans les administrations ? De futulités en tous genre, pensez-vous. Ou croyez-vous. Eh bien que nenni. Parfois, c'est du lourd :-) Ainsi l'autre jour, avec une collègue, c'est.... de la mort dont nous parlions. Oui oui, de la mort. De la mienne, de la sienne, de la nôtre. Il faut dire que la collège envisage sérieusement de devenir bénévole dans une association pour accompagner des personnes en fin de vie. C'est vrai qu'en ces temps solitaires et si peu solidaires, y'a des besoins.
Il faut dire, aussi, qu'elle avait assisté la veille à une conférence sur le sujet. Donnée par un Lama. Evidemment sur un tout autre registre que nous autres occidents. D'ailleurs, la collègue a été trés surprise d'apprendre que cette approche qui fait de la mort une sorte de sujet tabou dans nos contrées est en réalité une invention des temps modernes, quelque chose de récent. Une mort à deux dimensions, aussi. Celle du corps, qui est une chose. Celle de l'âme, qui en est une autre.
La conférence, d'ailleurs, apportait toute une série de connaissances sur ce qu'est la mort, ses étapes, ses temps. Et sur la manière dont de son vivant, on peut y travailler. Car au fond, force est de le dire et le redire, s'il y a bien une seule certitude que l'on ait, c'est bien celle qu'un jour ou l'autre, nous ne saurons plus là pour parler de la pluie et du beau temps :-)
Et nous de deviser du coup sur cette drôle de société qu'est la nôtre, ce défaut d'humilité, cet appel incessant à un dérisoire sentiment d'immortalité. Et nous de noter comme de plus en plus, chacun s'isole face à cela, n'est plus entouré, ou pas assez, ou pas toujours. La collègue faisait un lien avec la chute des religions, genre l'homme qui se prend pour Dieu ou quelque chose de ce goût là pour expliquer ceci. Tout cela d'un ton badin, gobelet à la main, tranquille quoi. J'aime bien !
C'que vous en dites