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Et la mort, dans tout ça ?

De quoi on cause parfois à l'heure du café dans les administrations ? De futulités en tous genre, pensez-vous. Ou croyez-vous. Eh bien que nenni. Parfois, c'est du lourd :-) Ainsi l'autre jour, avec une collègue, c'est.... de la mort dont nous parlions. Oui oui, de la mort. De la mienne, de la sienne, de la nôtre. Il faut dire que la collège envisage sérieusement de devenir bénévole dans une association pour accompagner des personnes en fin de vie. C'est vrai qu'en ces solitaires et si peu solidaires, y'a des besoins.

Il faut dire, aussi, qu'elle avait assisté la veille à une conférence sur le sujet. Donnée par un Lama. Evidemment sur un tout autre registre que nous autres occidents. D'ailleurs, la collègue a été trés surprise d'apprendre que cette approche qui fait de la mort une sorte de sujet tabou dans nos contrées est en réalité une invention des modernes, quelque chose de récent. Une mort à deux dimensions, aussi. Celle du corps, qui est une chose. Celle de l'âme, qui en est une autre.

La conférence, d'ailleurs, apportait toute une série de connaissances sur ce qu'est la mort, ses étapes, ses . Et sur la manière dont de son vivant, on peut y travailler. Car au fond, force est de le dire et le redire, s'il y a bien une seule certitude que l'on ait, c'est bien celle qu'un jour ou l'autre, nous ne saurons plus là pour parler de la pluie et du beau :-)

Et nous de deviser du coup sur cette drôle de société qu'est la nôtre, ce défaut d'humilité, cet appel incessant à un dérisoire sentiment d'immortalité. Et nous de noter comme de plus en plus, chacun s'isole face à cela, n'est plus entouré, ou pas assez, ou pas toujours. La collègue faisait un lien avec la chute des religions, genre l'homme qui se prend pour Dieu ou quelque chose de ce goût là pour expliquer ceci. Tout cela d'un ton badin, gobelet à la main, tranquille quoi. J'aime bien !

Version imprimable | Tranches de vie(s) | Le Jeudi 22/03/2007 | 2 commentaires | Lu 634 fois


Commentaires

J'ai accompagné deux de mes grand'parents et mon père jusqu'au seuil de la mort.
C'est douloureux, mais je l'ai fait parce qu'il m'a semblé normal de leur tenir la main jusqu'au bout.
Je crois que, grâce (ou à cause) de ces moments là, je n'ai pas peur de la mort.
De souffrir, oui, ça me fait peur, mais pas de mourir. En même temps, je suis croyante, ceci explique peut être aussi cela :-)
Quand j'ai appris que j'avais un cancer, c'est plus l'impact de cette nouvelle sur mes proches qui m'a préoccupé que l'éventualité de ma mort. Je crois qu'en fait je crains plus la mort de ceux que j'aime que la mienne.

 


pkdille | Le Jeudi 22/03/2007 à 11:03 | [^] | Répondre

merci

je voudrais vous dire que votre blog est super bravo et a bientot je reviendrais c'est sur !

 


kathy | Le Mercredi 19/03/2008 à 11:59 | [^] | Répondre

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