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Femmes de choeur


Regardé hier soir les Victoires de la Musique. Passons sur le genre, retenons ce que cela permet : voir et revoir de sacrés artistes un soir à la télé. L'affiche était de belle, de Souchon à Zazie en passant par Cali, Disiz la peste ou Thiéfaine.

Aimé principalement le fait que toute une génératon de jeunes femmes fait son chemin dans la française et apporte un souffle bien sympathique : Zazie, Camille, Olivia Ruiz, Anaïs, Keren Ann, Emilie Simon, et quelques autres... C'est chouette, tout cela. Trés créatif.
Apprécié aussi que Juliette soit reconue, même si personnellement, j'ai un peu de mal à aimer ce qu'elle fait : voilà une nana qui a du coeur, qui se bat depuis des années, et qui est récompensée. Et puis tant qu'on y est, quelques autres noms pas toujours connus, qui n'étaient pa nominées mais qui méritent le détour : soldat inconnu, Julie B Bonnie (du groupe Cornu), Dorval, Laïs, etc. Si vous avez des noms de votre côté, je suis preneur !!!


Version imprimable | Musique | Le Dimanche 05/03/2006 | 10 commentaires | Lu 634 fois


Commentaires

Moi j'ai un faible pour Juliette. Elle est dans la tradition des plus grands, je ne nommerai que Trenet, Greco, Barbara,
Elle a à la fois des textes, une musique, et une interprétation.

 


Annie | Le Dimanche 05/03/2006 à 13:18 | [^] | Répondre



Ah, j'ai compris pourquoi ce que fait Juliette ne m'intéresse pas... déjà Greco, Barbara et consorts me barbaient. Mais "chacun fait, fait, fait, c'qui lui plaît, plaît, plaît" !  ;-)

 


nikkos | Le Lundi 06/03/2006 à 19:17 | [^] | Répondre

Re:

Moi, c'est sa voix, son "chanté" , avec lequel j'accroche pas. Mais elle a l'air d'être quelqu'un de bien, cette dame ! 

 


Didier | Le Mardi 07/03/2006 à 11:10 | [^] | Répondre


Moi je n'accroche ni avec la voix de Juliette, ni avec son physique. Rien à voir avec son embonpoint puisque je trouve somptueuse, par exemple, une Marianne James pulpeuse et sensuelle ...
Mais pour en revenir aux Victoires, ce qui m'agace chaque année, c'est qu'il y ait toujours une personne qui rafle la mise. Là c'était Raphaêl, bien mignon, certes mais bien lisse aussi et ne méritant pas tous les trophées qu'il a emporté.
Ce qui m'énerve aussi, c'est tous ces "vieux" chanteurs qui n'ont plus rien à prouver et qui détonnent parmi les jeunes nouveaux plus originaux me semble t-il.
J'adore Souchon et Aubert mais je trouve qu'ils n'avaient pas leur place dans les nominés.

 


Carole | Le Mercredi 08/03/2006 à 11:04 | [^] | Répondre

Re:

Moi, je ne dis rien là-dessus. Thiéfaine était nominé, donc ça me semble crédible comme sélection !!!

Pour le reste, pas d'autre avis que celui-ci : c'est pas parce qu'ils sont vieux, les vieux, qu'ils ne doivent pas y être. A partir du moment où ce qu'ils font c'est bien...

 


Didier | Le Mercredi 08/03/2006 à 12:03 | [^] | Répondre

Re: Re:

Mais bien sur qu'ils font ça bien, les vieux, ils n'ont plus rien à prouver. Mais derrière eux, il y a des tas de talents à découvrir donc ils doivent leur faire de la place, non ? Tiens, je viens de regarder les deux "vidéos visuelles" de la chanteuse Anaïs dont j'ai acheté le CD et elle est excellente ! Je suis d'ailleurs très jalouse de deux collègues qui l'ont vu par chez nous deux fois en concert avant qu'elle sorte ce premier CD. Ca doit être palpitant d'assister à la naissance d'une artiste !

 


Carole | Le Jeudi 09/03/2006 à 20:34 | [^] | Répondre

Re: Re: Re:

J'ai lu ça sur un blog à propos d'Anaïs. Vrai ? Ca rejoint en tout cas la réflexion que je me suis fait l'autre soir en la voyant aux Victoires.

 


Didier | Le Jeudi 09/03/2006 à 23:25 | [^] | Répondre

Re: Re: Re:

A partir de quel âge on n'a plus rien à prouver Carole ? 30, 40 ?
Les vieux dont tu parles ont le tort d'être vieux, mais ils n'y peuvent pas grand chose tu sais...La vie est ainsi faite qu'on doit vivre jusqu'à la fin de sa vie (hum)
Et tant qu'à vivre, autant faire ce qu'on aime.
Pour revenir aux victoires, que penses-tu de l'idée de créer une catégorie moins de 25 ans et une catégorie vieux ? Ça donnerait leur chance aux jeunes de ne pas se sentir écrasés par des vieux talentueux.
Allez va, m'en veux pas !!! Tu ne vas pas taper sur un vieux ??  :-)

 


nikkos | Le Mardi 21/03/2006 à 22:05 | [^] | Répondre

MAis moi non plus j'ai plus 20 ans ! Il ne s'agit pas d'âge mais plus de découverte de nouveaux talents qu'ils aient 20 ou 60 ans !

 


Carole | Le Mardi 28/03/2006 à 20:10 | [^] | Répondre

Drôles de chanteuses

Les filles font de l'humourLes chanteuses du moment sont des filles qui nous font rire. Mais ce n’est pas si simple. Explications de texte avec Anaïs et la Grande Sophie, deux représentantes de la jeune génération montante de la chanson française.

"De l’intervention salutaire de l’humour et du second degré dans la chanson française féminine d’aujourd’hui". L’intitulé est un peu bourratif, mais il synthétise bien le courant d’air frais qui souffle de gorges féminines sur la chanson française qu’on appelle "nouvelle". Juliette, Jeanne Cherhal, Clarika, Anaïs, La Grande Sophie et quelques autres sont responsables de ce vigoureux courant qui donne à écouter des chansons légères sans pour autant être fugaces. Des artistes qui, à l’occasion, touchent à des sujets sensibles, voire graves, sans jamais perdre ce sens inné de la complicité rigolote.

 

Et pourtant, choisir d’emprunter cette voie n’est pas une sinécure. Comme en témoignent deux éminentes représentantes de cette "vague", La Grande Sophie, et la grandissante Anaïs, qui toutes deux souffrent un peu du côté réducteur qu’impose une écriture humoristique. La France n’est certes pas le pays des "entertainers" et une chanson (comme un film) dramatique, même maladroite, aura toujours ici plus de valeur intrinsèque qu’une galéjade bien tournée. Faire sourire en même temps qu’on fait écouter ses refrains tend à vous réduire à un rôle d’amuseur patenté, peu crédible dans d’autres domaines.

Humour et crédibilité

"Le problème, dit Anaïs, c’est qu’en France on a tendance à séparer un peu tout, donc on estime que ceux qui font de la chanson rigolote ne font que ça. Ce qui n’était pas le cas dans les années 30/40, où l’on pouvait faire des chansons drôles, ou tristes, et on était juste considéré comme des chanteurs. Il n’y avait pas d’étiquette, on pouvait faire rire de temps en temps. Un journaliste m’a même demandé un jour si j’étais la "Anthony Kavanagh de la chanson" ! Heureusement cette étiquette, je ne l’ai pas de la part du public. Je ne dis pas que tous les journalistes et les médias me font souffrir, mais le public, lui, n’est vraiment pas comme ça. Et puis, c’est aussi à moi de montrer qu’on ne peut pas me catégoriser là-dedans."
"Je suis d’accord, poursuit La Grande Sophie, même essayer de mettre de la légèreté, c’est un peu mal vu. On veut que la musique soit caricaturale dans le sérieux. Je me faisais cette réflexion : quand on écrit : "si j’en crève" dans une chanson, on est tout de suite pris beaucoup plus au sérieux. On fait plus attention à toi, tu deviens plus crédible. Si on est amusant, on a l’impression que c’est léger, volatile … C’est dommage, mais moi je ne m’attache pas à ça. Les artistes qui le font, c’est ce qui va les détacher des autres. Et puis quand c’est Bobby Lapointe, je trouve ça très touchant." Voilà un nom de lâché, et pas des moindres. Mais dans ce domaine précis, il est vrai qu’on rencontre plus d’hommes que de femme. La parité de l’humour chanté est loin d’être respectée, même par nos deux figures de proue du moment.

Les Rita ou Marie Dubas

"Dans le genre, dit La Grande Sophie, je réécoute souvent Bobby Lapointe, et aussi Dutronc, il y avait pas mal d’humour dans les textes de Lanzman. Nino Ferrer : ses chansons comme Mirza ou le Téléphon le faisaient prendre pour un personnage léger, alors qu’il était désespéré. Chez les filles, c’est plus difficile à trouver, mais il y avait un peu de ça chez les Rita, avec Andy ou la mélodie de Marcia Baïla. Dans la nouvelle génération, il y a Clarika."

Anaïs, pour sa part, voue un culte à une figure des années trente. "Marie Dubas est une de mes grandes influences. Aujourd’hui, des gens comme moi ou Jeanne Cherhal, on écrit nos propres chansons. Mais à l’époque, c’étaient des paroliers et des compositeurs qui créaient des morceaux pour les artistes, elles étaient des interprètes assez géniales. Marie Dubas s’est fait écrire des chansons absolument hilarantes, ou parfois plus subversives que des chansons d’aujourd’hui."

Car aujourd’hui comme hier, l’humour reste sans doute l’arme la plus efficace pour transmettre un discours qui, derrière le rire, amène à la réflexion. "L’humour permet de faire passer beaucoup plus de choses,je n’aurais pas pu faire La plus belle chose au monde, ma chanson sur l’accouchement, autrement qu’en prenant le contre-pied des choses. C’est ce que j’aime faire. Je ne fais même pas exprès quand ça devient drôle, l’écriture m’échappe ! Je ne peux pas m’empêcher de mettre de l’ironie. J’écris pour dédramatiser la vie." raconte Anaïs,

Refrain similaire chez La Grande Sophie, dont le processus d’écriture s’articule autour d’une "volonté de mettre un contraste entre le texte et la musique. Je pense aussi qu’on peut raconter des choses plus sombres sur des airs légers, pour ne pas planter le clou dans le dramatique. Je prends la vie du côté joyeux, pour donner un espoir aux gens." Mais au fait, est-ce qu’une chanteuse drôle est plus sexy qu’une autre ? Anaïs ne se pose pas la question : "sur scène, j’essaie d’être moi-même. J’ai trouvé ce qui convient. Quant au charme de la femme drôle, ça ne marche pas trop à 15 ans. Mais à partir de 20, c’est vrai que ça fonctionne mieux. C’est mon expérience qui me fait dire ça !" La Grande Sophie confirme. "Justement, c’est encore plus classe une fille sexy qui peut avoir de l’humour. Mais on n’est pas obligé de la jouer comme ça, il faut se sentir bien dans ce qu’on fait."

 

Jean-Eric  Perrin

Source : RFI

 


Didier | Le Dimanche 26/03/2006 à 21:43 | [^] | Répondre

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