J'ai dernièrement reçu dans ma boite aux lettres le (luxueux) programme de la saison culturelle 2006 - 2007. Et ça m'agace. La saison est mise en place par la municpalité. Ma ville est l'une des plus pauvres de la région. Le décalage saute aux yeux.
Certes, il en faut pour tout le monde. Je pense que la culture adoucit les moeurs. Peut le faire. Mais de là à pondre des trucs qui semblent à trente mille des préoccupations et surtout du public local, je m'interroge sur le sens qui préside tout cela. Certes, et je fais partie de ceux qui en sont convaincus, de telles programmations concourent à façonner une image. C'est de l'investissement. Quelque chose qui répond à des besoins. Mais de là à cultiver de tels distances, on n'est pas loin de la provocation. Et à l'opposé de l'objectif supposé. La culture, outil de rupture sociale ? Possible. Faute de goût. Aveu de tout d'Ivoire.
Les fonds publics ont-ils forcément vocation à tomber tout au fond ?
Par moments, les mairies et leurs équipes, je ne les comprends pas.Si je fais de la calculette, je me dis que les thunes bazardées là, fois 10 ou 20 000 communes de cette dimension, plus les autres collectivités locales et les ministères, nom de bois, ça en claque de la thune pour que quelques uns se fassent plaisir. Les autres n'ont qu'à regarder, c'est ça ?
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