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Il me reste

Dans la série des articles diffusés ici il y a quelques temps et qui ressortent des tiroirs comme par magie.

Alors que nos enfants s'essaient à grandir, pendant que leurs aînés qui sont toujours nos cadets découvrent le macadam des slogans,

Alors que nos parents vieillissent en s'inquiétant de tout et de son contraire, spectateurs désarmés d'un monde auquel ils ont collaboré et dont ils ne se recommandent plus,

Alors que ces mêmes anciens s'essaient dans le même et malgré tout à cultiver un quotidien qui se nourrirait de quelques projets même si la vie n'est plus au labeur mais puisque tout s'étire,

Alors que nos amis se dépatouillent comme ils peuvent dans des quotidiens dont on sent qu'ils peinent à ne pas s'y engluer, pendant que ceux qui ont des emplois s'arrachent les nerfs à force de trop prendre sur eux, et que ceux qui n'en ont pas se pètent les neurones à essayer d'en dénicher un,

Alors que de partout sur le caillou bleu, espoirs et desespoirs épousent leurs courbes sinusoïdale avec une troublante simultanéité,

Alors que de plus en plus de poches vides aident quelques uns à se crisper de leurs poches pleines,

Alors que dans le ciel, pendant que la se vide et s'amoche, naissent et meurent comme depuis toujours les étoiles sous l'oeil suspendu et sans faille d'une lune faconde quand elle n'est pas ronde,

Alors que chaque jour est en train de devenuir un hier en puissance au lieu d'un demain qui perspective,


Eh bien



Il y a le printemps qui refleuri les arbres pendant que les manifestations poussent comme des champignons,
Il y a qu'on se remet à penser balades, pique-niques et vacances entre deux lampée de soleil revenu,
Il y a que nos enfants grandissent avec intacte dans leur oeil la lueur de la vie qui gagne,
Il y a une nature qui semble s'être nettoyée à coups de givres et de ciel gris,
Il y a des gens à , à rencontrer, des moments à , des parfums à inventer,
il y a des gestes à retenir, d'autres à retrouver, d'autres encore à arpenter.

J'ai choisi mon camp. Et comme dirait Gilles Vigneault :

Il me reste un pays à te dire, il me reste un pays à nommer
Il me reste un pays à prédire, Il me reste un pays à semer
Vaste et beau comme la mer Avant d'être découvert
Il me reste un pays à connaître Il me reste un pays à donner
C'est ce pont que je construis De ma nuit jusqu'à ta nuit
Pour traverser la rivière Voilà le pays à faire
Il me reste un pays à poursuivre Il me reste un pays à dompter
Voilà le pays à

(Extraits de la : Il me reste un pays)

Version imprimable | Tranches de vie(s) | Le Mercredi 20/12/2006 | 2 commentaires | Lu 824 fois


Commentaires

Tellement vrai, il nous reste toutes ces vérités...Des regards, des gestes, des petits riens, qui mis bout à bout, nous offrent des bouffées de vie, l'envie de traverser le fleuve pas toujours tranquille, mais jallonné d'imprévus heureux également.

 


Eden | Le Lundi 20/03/2006 à 22:30 | [^] | Répondre

Qu'est ce tu résumes bien ce que je pense. En effet, nos peurs face à cet avenir délirant, difficile que l'on laisse à nos enfants; MAIS HEUREUSEMENT EUX SE CHARGENT DE NOUS REFAIRE DECOUVRIR LES BONHEURS SIMPLES. Ils nous réapprennent à nous contenter de peu. a PRENDRE CONSCIENCE QUE LES PETITES CHOSES MULTIPLIEES PAR PLUSIEURS : ça fait beaucoup...

J'ai confiance en eux et j'ai confiance en toi et dans les autres.

J'ai besoin de vous, j'ai besoin d'eux...on y arrivera.

On est bien arrivé a voir Gilles Vigneault à Cerizay.

Beijinhos.

 


o português | Le Mardi 21/03/2006 à 22:12 | [^] | Répondre

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