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Incendie

Et soudain... Soudain... Tellement de choses qui semblent dérisoires. Un appel téléphonique ce samedi matin. Incendie. La maison du beau-frère brûle. On ne sait pas trop ce qui s'est passé. Personne n'est blessé "physiquement", c'est déjà ça. Moralement par contre... Le choc est rude. Dans le petit . Sur place. Les pompiers, les voisins, des passants. Des visages qui regardent, désolés, le spectacle, désolant. 

Les manquent...-----

Un incendie d'habitation c'est :

Rapide : on n'a que trois minutes pour agir ou fuir lorsque le feu débute.
Toxique : les fumées toxiques perturbent les fonctions mentales, motrices et sensorielles des victimes ; ces dernières sont rapidement dans l'incapacité de fuir.
Chaud : l'air atteint 600 ° C en moins de 5 minutes. L'air trop chaud devient irrespirable et brûle les poumons des victimes.
Noir : à cause des suies noires qui envahissent l'espace, il y fait noir, même en plein jour, ce qui rend difficile l'évacuation au delà des cinq minutes.
Fréquent : un incendie d'habitation se déclare toutes les 2 minutes en France. les compagnies d'assurance enregistrent 250 000 sinistres incendies chaque année en France. 77 000 nécessitent l'intervention des secours. L'incendie fait 10 000 victimes par an (Source BSPP-1993).


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Version imprimable | Zarchives (côté jardin) | Le Samedi 15/04/2006 | 15 commentaires | Lu 1421 fois


Commentaires

Bon courage pour aider ces gens à surmonter une épreuve pareille.
J'espère qu'ils n'ont pas tout perdu et que cet incendie n'est pas criminel ... Peut-on faire quelque chose pour eux ?

 


Carole | Le Samedi 15/04/2006 à 20:13 | [^] | Répondre

Re:

Merci Carole.
Pour le moment, on ne sait pas trop. .. A suivre.... !

 


Didier | Le Dimanche 16/04/2006 à 11:03 | [^] | Répondre

Ce que dit le journal

L'ancienne mairie-école détruite par un incendie




En peu de temps, le bâtiment a été ravagé par les flammes.



Occupé par une famille de six personnes, le bâtiment a été entièrement dévasté par les flammes hier matin.


L'arrivée des sapeurs-pompiers a été rapide, mais les quelques kilomètres qui séparent (une) petite commune de 36 habitants, du centre de secours le plus proche, ont tout de même dû peser.
Lors de la mise en place des trois lances par les pompiers, les flammes s'étaient déjà largement propagées par l'intermédiaire des nombreuses boiseries composant l'ancienne mairie-école devenue la propriété de (...) originaire du village. Depuis dix-sept ans, ce dernier s'attachait à redonner vie à l'imposante bâtisse dans laquelle il était installé avec son épouse et ses quatre enfants. Fort heureusement, tous ont pu évacuer les lieux rapidement dès que les premières fumées ont été repérées par des habitants du village. Vers 9 h 30, l'alerte a été donnée simultanément par des voisins ainsi que par le maire, résidant en contrebas. Quelques villageois ont rapidement aidé à sauver ce qui pouvait l'être dans l'attente de l'arrivée des sapeurs-pompiers : le véhicule du propriétaire de la maison a été évacué, ainsi que des bonbonnes de gaz qui se trouvaient dans le garage. Quelques effets personnels de la famille ont également pu être sortis des lieux, mais le sinistre s'est toutefois très rapidement propagé, créant une vive émotion chez tous les habitants de la commune, dont le maire lui-même, né dans la vieille bâtisse que ses parents avaient occupé par le passé.

Sur place, les gendarmes ont effectué les premières constatations et multiplié les clichés qui serviront de base à une enquête dans l'espoir de déterminer la cause du sinistre. Un feu qui pourrait s'être propagé par le biais de la cheminée, bien que l'hypothèse d'un court-circuit ne fût pas écartée hier.

Au terme de l'intervention, alors que l'habitation était totalement détruite, les sapeurs-pompiers ont demandé au maire la mise en place d'un dispositif de sécurité interdisant l'accès aux lieux, en raison des murs qui présentaient une menace d'effondrement.

Source : L'est Républicain.

 


Didier | Le Dimanche 16/04/2006 à 09:49 | [^] | Répondre

Oh, je comprends que les mots te manquent... Bon courage à eux pour réaliser puis pour tout reconstruire... C'est triste, une maison qui brûle (je parle bien évidemment dans les cas où il n'y a pas de victime physique !).

 


Marie | Le Dimanche 16/04/2006 à 23:25 | [^] | Répondre

ce qui vous manquerait le plus, c'est quoi ?

Nous étions plusieurs ce week-end à penser la même chose sans le savoir, en fait. C'est à dire : et si ça m'arrivait à moi, qu'est-ce qui me ferait le plus mal ? Je veux dire : imaginons que sa maison brûle, qu'est-ce qui serait le plus douloureux de perdre ? Autrement dit, à quoi on est trés attaché ?
Personnellement, je me suis aperçu que deux trucs seulement me manqueraient terriblement : nos albums photos et certains cédés. Ma femme, elle, ce serait le piano. Tout le reste, ben, fatalitas.
Mais bon, bien sûr, ça dépend du contexte. Je vois le beau frère ; il a bossé dans la maison, il avait tout fait avec ses mains, et le choc est rude, plus rude probablement que pour celles et ceux qui habitent dans un quelque part déjà fait, déjà agencé, etc.

Et vous, qu'est-ce qui vous manquerait le plus ?

 


Didier | Le Lundi 17/04/2006 à 10:32 | [^] | Répondre

Re: ce qui vous manquerait le plus, c'est quoi ?

Moi, sans trop réfléchir, je dirais que ce qui me manquerait le plus, ce serait ce qui ne peut pas se racheter et qui évoque des souvenirs : lettres, photos, 2 ou 3 cartons de souvenirs de mon enfance ou de celle de mes enfants, 2 ou 3 bibelots.

 


Marie | Le Lundi 17/04/2006 à 16:27 | [^] | Répondre

Re: ce qui vous manquerait le plus, c'est quoi ?

Rien de matériel ne me manquerait, ni photos, ni papiers.

Il me manquerait juste ce sentiment de sécurité que j'avais chez moi, avant. Ça oui !

 


nikkos | Le Mardi 18/04/2006 à 14:25 | [^] | Répondre

Comme vous, la perte de souvenirs papiers, des objets, sans doute...bref, la perte, le manque qui conduit à faire le "deuil" de ce que l'on a mis des années à construire. C'est un dépuillement  brutal qui oblige à se projeter dans l'inconnu, reconstruire une part de cette identité.

 


Eden | Le Lundi 17/04/2006 à 17:39 | [^] | Répondre

Résilienterie

Bizarrement, et au risque de choquer peut-être un peu surtout alors que quelques poutres fument encore dans la maison,  je ressens aussi l'idée parallèle à celle du deuil : celle du rebond.

Il y a le choc, ce que l'on perd, mais aussi tout ce dont on se débarrasse, des perspectives peut-être nouvelles, etc. J'aime en tout cas bien cette idée là, et j'espère que quelque part, le beau-frêre et sa famille pourront raisonner projet, envies, etc. Autrement dit, un raisonnement... un brin utopique, en tout cas résilient : quelle est la chance, où est-elle, dans ce qui nous arrive ?

 


Didier | Le Mardi 18/04/2006 à 15:44 | [^] | Répondre

Re: Résilienterie

C'est une question qui ne choque pas en soi. Mais peut-être qu'elle se pose encore trop tôt. Pour bien rebondir, il faut déjà bien appréhender ce qui arrive... Tu ne parles pas de tes neveux et/ou nièces... pas trop traumatisés ?

 


Marie | Le Mardi 18/04/2006 à 15:59 | [^] | Répondre

Re: Re: Résilienterie

Je crois que hormis les deux plus petits, tout le monde est encore un peu "groggy" , sous le choc, ne réalise pas et en même temps réalise tellement.

Le grand (13 ans) semble trés marqué mais il n'exprime pas grand chose.

Sa soeur (11 ans) exprime un peu plus.

 


Didier | Le Mardi 18/04/2006 à 16:06 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Résilienterie

Mouais... ça ne m'étonne pas ! Pas facile de mettre des mots sur ce qui arrive. De faire le tri dans ses émotions. Surtout à ces âges-là...

 


Marie | Le Mardi 18/04/2006 à 16:16 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Résilienterie

Confidence : pour vivre "tout près " la situation "et notamment pour échanger sur le sujet avec mes fils, je dois le dire : sur le plan éducatif, tout ça pose sacrément question. Le grand, par exemple, ferme complètement les écoutilles et n'a de cesse que de jouer, comme pour mettre à distance cette catastrophe. En même temps, il n'est évidemment pas insensible à tout cela. Au milieu, on essaie d'évoquer avec lui les questions de solidarité, de générosité, etc. Pas fastoche !!!

 


Didier | Le Mardi 18/04/2006 à 16:26 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Résilienterie

Oui, j'imagine très bien... ma fille a parfois des réactions comme ça sur d'autres sujets ("oh mais maman, tu ne vas pas encore me parler de ça !").

 


Marie | Le Mardi 18/04/2006 à 16:42 | [^] | Répondre

Non, pas trop tôt... Il n'est jamais trop tôt !

En fait, je ne crois pas que ce soit une question qui se pose trop tôt. Pour la bonne et simple raison que des orientations doivent être faites assez vites, autour à court terme du relogement, et à moyen terme, de la reconstruction sur site, ou du rachat d'une autre maison, etc. Bien appréhender ce qui arrive, dans ce cas de figure, est malheureusement trés vite fait. La maison est par terre. Y'a quasiment rien à récupérer. Va y avoir des discussions avec l'assurance, etc.

Depuis l'incendie, je me demande souvent : un truc comme ça m'arrive, qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce que j'en fais ? Je crois, mais c'est aussi ma nature !, que je n'éluderais pas la démarche projet. Les choix du moment, en effet, vont tout de même conditionner des belles sommes d'argent, du temps, de l'énergie, etc.

Imaginons à l'envers, au fait. On décide de reconstruire. Et puis on s'aperçoit après coup que bof. Or la machine est lancée. Trop tard, fatalitas, etc.

Je pense que ces "événements" n'arrivent jamais par hasard...

 


Didier | Le Mercredi 19/04/2006 à 10:36 | [^] | Répondre

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