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L'été réchauffe les coeurs et chauffe les esprits

Et puis soudain... Un univers qui s'effondre. Un équilibre qui devient dérisoire. Un fondement qui n'a plus sens... C'est un peu ce qui arrive à madame, depuis la semaine dernière. Boostée par six bons mois professionnels, limite heureuse, et puis badaboum, tout qui vole en éclat en deux coups de cuillère à pot. Avalée par la méchancerie de quelques uns, rudoyée par l'absence de dialogue qui règne dés lors qu'on est dans le ensemble. Décidément, les gens ne savent plus se parler dés qu'il y a des problèmes. Ca évite, ça louvoie, ça contourne, ça dénigre. Tout de biais. Mais que dalle en face. C'est bien dommage. Et qu'est-ce que ça complique ! En plus, ça peut faire mal. Car vous vous doutez bien : les gens parlent quand même. Evidemment : faut que ça sorte. Mais ils causent à d'autres. Qui se font une idée. Qui la colportent. Et ainsi de suite.

Pourtant, il faut faire avec. Encaisser. Se dire qu'il y a plus grave, plus dur, entonner le couplet et le refrain du roseau qui plie. Assumer ses maladresses ici, protéger un bilan là, éviter les gouttes du grotesque et dévier les trajectoires des missiles de la bêtise. Bref, maintenir le cap, aussi parce que des petites frimousses tendent leurs joues pour les baisers, traquent le jeu, fossette au vent, quêtent avec l'avidité des vivants le moments qui se vit. L'été réchauffe les coeurs et chauffe les esprits.

Texte tout en rebond et en suivi à Madame pleure.

Version imprimable | Zarchives (côté jardin) | Le Mardi 04/07/2006 | 2 commentaires | Lu 501 fois


Commentaires

Pas facile de gérer une crise, oui.

Quand un simple grain de sable vient enrayer tout le mécanisme du bien-être.... Pour certains, un accro dans la vie de couple, des soucis avec les enfants, dans le travail et cela rejailli sur notre fargile équilibre.

Les crises se traitent par le dialogue évidemment, encore faut-il pouvoir converser. Aller, vous trouverez une issue de secours, une solution.

Zen et blasé aussi et se dire ça passera avec le temps, du recul, de la distance pour ne pas se laisser envahir par le problème.

 


Eden | Le Mardi 04/07/2006 à 09:59 | [^] | Répondre

Choisir son camp

Oui, tu as bigrement raison, amie de l'oeil qui voit.
Le piège, dans ces moments là, c'est la dramatisation. On donne un volume parfois excessif aux situations, on peine à dénicher son chemin dans la vase.
Hier soir, nous discutions et j'avais en tête l'image de l'avion dans les airs, qui tangue de partout, grosse zone de turbulence. Et pas crash. Faut s'arrimer, faire confiance, tanguer... Chaque chose en son temps, quoi.
Et comme dirait Bashung : et pour finir, recommencer... Remettre l'ouvrage sur le métier... Certains ont des vies à détruire. D'autres des vies à vivre. Faut choisir son camp !

 


Didier | Le Mardi 04/07/2006 à 10:05 | [^] | Répondre

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