Et puis soudain... Un univers qui s'effondre. Un équilibre qui devient dérisoire. Un fondement qui n'a plus sens... C'est un peu ce qui arrive à madame, depuis la semaine dernière. Boostée par six bons mois professionnels, limite heureuse, et puis badaboum, tout qui vole en éclat en deux coups de cuillère à pot. Avalée par la méchancerie de quelques uns, rudoyée par l'absence de dialogue qui règne dés lors qu'on est dans le vivre ensemble. Décidément, les gens ne savent plus se parler dés qu'il y a des problèmes. Ca évite, ça louvoie, ça contourne, ça dénigre. Tout de biais. Mais que dalle en face. C'est bien dommage. Et qu'est-ce que ça complique ! En plus, ça peut faire mal. Car vous vous doutez bien : les gens parlent quand même. Evidemment : faut que ça sorte. Mais ils causent à d'autres. Qui se font une idée. Qui la colportent. Et ainsi de suite.
Pourtant, il faut faire avec. Encaisser. Se dire qu'il y a plus grave, plus dur, entonner le couplet et le refrain du roseau qui plie. Assumer ses maladresses ici, protéger un bilan là, éviter les gouttes du grotesque et dévier les trajectoires des missiles de la bêtise. Bref, maintenir le cap, aussi parce que des petites frimousses tendent leurs joues pour les baisers, traquent le jeu, fossette au vent, quêtent avec l'avidité des vivants le moments qui se vit. L'été réchauffe les coeurs et chauffe les esprits.
Texte tout en rebond et en suivi à Madame pleure.
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