Il y a des modes dont on se passerait bien. En ce moment, autour de moi, semblerait que le fameux Mars et ça repart ne soit pas si efficient que cela. Ce serait plutôt mars et je suis planté(e). Il y a des modes dont on se passerait bien. En ce moment, autour de moi, semblerait que le fameux Mars et ça repart ne soit pas si efficient que cela. Ce serait plutôt mars et je suis planté(e). J'ai eu ces derniers jours quelques échanges avec des personnes dans la
panade. Elles morflent salement à dire vrai dans leur vie
professionnelle. Paumées. Je suis qui, moi, semblent-elles
dire. Malaxées qu'elles sont par le pire des fléaux : les systèmes.Trois cas de figures distincts, trois personnes trés différentes, et une constante : à chaque fois, elles se retrouvent inaptes face à un système (le même en l'occurrence) qui broie les personnalités et coupe tout cheveu qui dépasse du caillou. Un système surtout qui demande à des praticiens de mettre en oeuvre des théories dont certaines, c'est clair, ne tiennent pas deux secondes la route. Un système qui inflige aux gens de porter la responsabilité, finalement, de ces vues de l'esprit imaginées en chambre et qu'au burin on veut adater sur le terrain. Quelque part, ça n'a pas de sens. On dirait des caprices d'enfants gâtés. Quoi ? Tu ne veux pas faire ce que je dis ? Quoi, tu trouves que ma théorie n'est pas réaliste ? Ces gens ont les manettes des petites unités qui ne paient pas de mine et ne pèsent pas lourd à l'échelle d'un pays ou du monde. Et pourtant, je trouve troublante cette similitude entre ces agissements et ceux qui à plus grande échelle régulent la société. Le monde.
La conséquences ? Les gens, les petites gens, les gens de peu dirait de bon Pierre Sansot, ces porteurs de vies minuscules écrirait Pierre Michon, finissent tous par se dire je suis nul(le), je ne suis pas ceci, je ne suis pas cela. Le système est du coup capable de dire à une jeune fille que l'on pousse vers la sortie : vous ne nous proposez rien, vous ne nous aidez pas quand même ! Ubuesque, tout de même. Pas facile de s'y retrouver, de passer de la sphère du problème à celle de la solution, mais je mesure à quel point le passage est compliqué, la bascule pas évidente. On finit l'air de rien par banaliser les choses, à trouver normales des situations qui ne le sont pas, acceptables des propos et des contextes qui ne le sont pas. On s'embourbe, finalement, à l'insu de son plein gré dans des mélasses. Qui plongent dans des solitudes, des déprimes, des peurs.
Gros plan une fois encore et par le petit bout de la lorgnette sur une société qui tourne à l'envers et qui marche sur la tête. Qui traite l'homme comme une ressource. Qui maltraite la personne si elle n'entre pas dans les cases. L'inhumanité est aussi sous nos yeux. Bien sûr. Le repli sur soi n'est pas toujours un choix. C'est aussi un bouclier.
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