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Le mail, c'est fort quand même !

Dans la série nos lecteurs nous font passer leurs tranches de vie. Dans la série les administrations sont formidables !

"Après consultation de notre service juridique, il s'avère que nous pouvons procéder à une reprise de vos droits en prenant en compte les informations que vous nous avez données. Vous recevrez d'ici fin de semaine un rappel pour la période du 13 décembre au 28 février."
Un lecteur d' m'a passé ce mail. Il souhaite témoigner ses démêlés avec l'administration. Doublement. Un, pour noter que via le mail, en moins de 24 heures, un problème a été soldé. Cela faisait deux mois et demi que ça traînait. Et deux, pour relever les aberrations qui peuvent parfois surgir d'une relation qui n'a d'humaine qu'un lointain cousinage et de technocratique une pleine et entière réalité.-----
Depuis la liquidation de la société dont j'étais gérant, je me démène avec l'assedic pour obtenir une clarification de ma situation. Pour résumer : je n'ai pas cotisé pendant ma période de gérance (donc pas de droits ouverts) mais j'ai un reliquat du passé auquel je devrais avoir accès. Je passe sur les échanges de courrier et demandes de pièces justificatives manquantes avec de nouvelles manquantes à chaque nouveau courrier reçu... pour en arriver aux échanges mail car j'ai découvert que Mme Assedic répond par mail, et en plus très rapidement.
Un samedi, je reçois un ultime courrier me disant que je ne peux pas obtenir de droits assedic puisque je n'ai pas cotisé (ce que je sais depuis le début).
J'envoies un mail dans lequel j'explique que j'ai un reliquat de droit passés que je suis susceptible de toucher en demandant, dans ma situation, quelle procédure je dois suivre.
Réponse reçue dés le lundi :"Vous avez effectivement un reliquat de droits. Cependant, nous n'avons pas dans votre dossier la preuve que vous êtes effectivement radié du registre du commerce et des sociétés, ce qui nous empêche de procéder à la reprise vos droits."

Ma réponse de ce jour : " Je n'ai pas été inscrit à titre personnel au registre du commerce et des sociétés, je ne pourrai donc pas obtenir la preuve de ma radiation... Seule la SARL dont les actionnaires m'avaient nommé comme gérant est inscrite. J'y était gérant indemnisé (et non pas "non-salarié") et je n'en étais pas actionnaire. Dans le cadre de la procédure de liquidation judiciaire engagée à l'initiative de la société, un mandataire et un juge ont été nommés pour gérer juridiquement la liquidation. Mes fonctions de gérance sont donc définitivement stopées par ce jugement et je n'ai plus aucun pouvoir sur la sarl."
J'ai téléphoné dans la foulée au greffe du tribunal de commerce pour savoir si je pouvait obtenir de leur part un papier prouvant que je n'existe pas... Ca les a fait rire quand je leur ai expliqué la situation...
En résumé, et avec un peu de dérision, pour pouvoir toucher les allocations assedic qui me sont dues (j'ai cotisé 10 ans avant), je doit prouver que je n'existe pas!!!
On radie les chômeur et on indemnise les morts vivants !!!

Après on s'étonne des emplois fictifs, des électeurs fantômes, des chiffres cachés du chômage... Ah Administration, quand tu nous tiens!!
 

Version imprimable | Tranches de vie(s) | Le Vendredi 16/03/2007 | 1 commentaire | Lu 393 fois


Commentaires

Que l'Internet est merveilleux

Dans la série "l'administration et le Web", après un contrôle URSSAF de mon association qui ne dénonce aucune anomalie, nous constatons de notre propre chef que la réduction Fillon n'a pas été déduite de ceertains salaires. Une vérification sur le site de l'URSSAF qui nous permet de faire une simulation des cotisations nous prouve en 2 secondes que nos fiches de salaires sont fausses et qu'effectivement, nous n'avons pas bénéficier de la réduction Fillon alors que nous y avons droit. IL y avait donc bien anomalie, mais en faveur du cotisant... anomalie de quelques 5 000 euros tout de même. 5 000 euros qui ont donc échappés au contrôleur, présent une journée dans nos locaux pour "contrôler" et qui a éplucher tous nos documents, dont les fiches de payes.
Et à notre demande de remboursement auprès des services de l'URSSAF, la réponse a été des plus surprenantes : "oui effectivement, vous y avez droit, mais comme le contrôle ne l'a pas décelé, nous ne pouvons pas vous rembourser. Vous devez demander un nouveau contrôle et si celui-ci confirme l'erreur, dans ce cas, nous vous rembourserons". Ce sera donc bien la première fois que j'attendrai le contrôleur URSSAF avec autant d'impatience, mais je ne sais pas dans quel état d'esprit il sera, au regard de cet incompétence !
Merci le Web !!!

 


Francis | Le Vendredi 16/03/2007 à 08:48 | [^] | Répondre

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