Je n'avais pas prévu ce billet, je vous préviens. Il est épidermique.
Alors je commence par poser le contexte. C'est une histoire professionnelle. Une femme. Pendant dix ans, elle a une vie active, comme on dit. Puis survient la trentaine. Le désir d'enfants. Deux vont naître.
Pendant cinq ans, elle décidera de s'occuper d'eux. Fin des assedic + congé parental.
A la fin de celui-ci, elle voudra retrouver un boulot. Elle cherchera, pendant six mois. Trouvera. Dans sa ville, tel est son souhait. Fera pour le coup pas mal de compromis.
Par exemple, voulait un temps partiel, accepte un temps plein. Par exemple encore, a une (solide) expérience, des formations, du vécu. Acceptera une mission polyvalente, un salaire indigne de la mission confiée, des conditions de travail proches de la bricole.
Le désir est si fort...-----
Six mois passent. Madame est heureuse. Bouffe la vie et son job. Vraiment heureuse. Elle met en place des actions. Multiplie les échanges. Anime un collectif pas franchement collectif. Réussit à faire émerger des choses. Mais sous les braises, la glace. Le soleil gêne les petits bras. L'autonomie inquiète les composteurs. Ca leur fait de l'ombre, tout ça. Pire : ça fait miroir, ça reflête leurs carences, met en lumière leur incompétence, rogne des bout du petit trône qu'ils se sont construits.
Ils ont tellement envie de briller que loin d'eux l'idée de rester les bras ballants. Mais ils sont évidemment démunis. Alors à l'émulation ils préfèrent la compétition. Et si possible, la leur. Le petit bout de la lorgnette, c'est comme le film un jour sans fin. Immortel. Du coup, ils sacquent le soleil ils enlèvent les rayons, ils virent les nuages. Ils plument l'oiseau, lui rognent les ailes, sourient dans leur barbe.
Normal : eux ne peuvent pas voler.
Un soir, madame rentre du travail. Et pleure.
Elle pleure parce que les petits bras se sont mis à plusieurs. Petits bras, petits cerveaux : les détails deviennent des grains de sables, les insignifianes des montagnes, tout est prétexte à blocages, planches savonnées, etc. Ils ont trouvé : la susidte est seule, autant l'affaiblir. L'isoler. Puis parce qu'elle essaie de faire bouger les chsoes, affichent leur inertie. En font leur bouc émissaire.
Les petits bras aiment les boucs émissaires. Ils en ont besoin. Ca les rassure. Ca les fait briller au regard des autres.
Madame pleure. Les joies de la vie active.
La suite au prochain numéro.
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