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Onde de choc

J'aime beaucoup l'image de l'onde de choc. Cette idée qui veut qu'un point d'impact génère des ronds de plus en plus grands. Il en est ainsi, je crois, de ce que l'on ne sait plus trop commer nommer : affaire d'Outreau ? Affaire Burgaud ? Aujourd'hui, dans Libération, un journaliste maison se lance sur un sujet qui est à mon avis clé dans tout ce bazar : celui de ce qu'il appelle les cadres obéissants.


AFP/Joel Saget

Je cite : " (...) se dégage un profil psychologique courant, véritable ressort du système et du problème : le jeune cadre obéissant. La plupart des mises en cause de Fabrice Burgaud reposent en effet, depuis le début l'affaire sur sa jeunesse, sa solitude, son inexpérience, certes, mais surtout sur son exécution sèche, mécanique, arrogante et sans états d'âme des procédures. «J'ai été terriblement choqué, explique-t-il devant les députés, d'être présenté comme une machine à appliquer le droit sans aucune humanité.» Pourtant, les acquittés comme les observateurs ont souvent pointé chez lui une forme de zèle inquiétant. Ce souci de la procédure lui permet notamment d'affirmer : «Je sais que cela a choqué et cela peut encore choquer, mais je l'ai dit et je le redis, j'estime avoir effectué honnêtement mon travail sans aucun parti pris d'aucune sorte.» " .

Je crois que cette question, on peut la rapprocher de l'idée que des gens qui passent 10 - 15 ans de leurs plus belles années de vie de salles de classes en quête de diplômes et de révisions en examens avant d'être catapultés du jour au lendemain dans la vraie vie sont automatiquement décalés et déconnants. Quant ils ne sont pas asujettis au système qui leur "fait confiance". La faute à personne. La faute à tout le monde. Les stages ne suffisent pas et n'expliquent pas tout. Les CDD non plus.

Version imprimable | Zarchives (côté cour) | Le Vendredi 17/02/2006 | 0 commentaires | Lu 491 fois



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