Si les journalistes sont 70 % à considérer que leurs conditions de
travail sont globalement satisfaisantes, ils sont 63 % à noter une
évolution plutôt négative du métier. La faute à quoi ? Aux
concentrations— une menace pour 90 % d'entre eux —, avant les gratuits
et le journalisme multimédia. Les facteurs qu'ils jugent déstabilisants
pour leur métier varient selon leur position et le média de chacun.
Ainsi, les rédacteurs en chef déplorent plutôt l'insuffisance de temps
et de moyens. Les rédacteurs soupirent quant au conformisme de leurs
rédactions. La presse magazine et les pigistes dénoncent la pression
économique. Et les magazines professionnels se méfient du marketing
éditorial.
Questionnés sur eux-mêmes, les journalistes s’estiment « curieux ».
C'est presque la seule qualité qu'ils mettent en avant. « Vous êtes
plus diserts sur vos défauts », s'est étonné Stéphane Rozès. Arrogance,
suivisme, manque de rigueur... Ils sont même 30 % à trouver que les
journalistes français font mal leur métier. Masochisme ?
Autoflagellation ? Dans tous les cas, ils sont la même proportion à
vouloir quitter la profession et se reconvertir avant la fin de leur
activité professionnelle.
Source : Le blog médias, qui a relaté les grandes lignes des journées des premières assises du journalisme, qui se tenaient à Lille.
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Commentaires
Dans tous les cas, ils sont la même proportion à
vouloir quitter la profession et se reconvertir avant la fin de leur
activité professionnelle.
La grande Loulou | Le Mercredi 14/03/2007 à 22:45 | ← Re:
Je peux témoigner, moi qui en suis sorti sans que ce soit plus que ça un projet, que c'est pas simple d'en sortir :-) On prend de sacrées habitudes, en terme de liberté, d'indépendance, de solitude aussi. Mais petit à petit, on mesure la chance qu'on a eu de vivre cela et aussi la chance de vivre autre chose. Mais c'est peut-être vrai de tous les métiers et les changements de cap, non ?
Didier | Le Jeudi 15/03/2007 à 09:06 | |
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