Selon Jacques Attali, quatre grandes utopies dominent aujourd'hui.
La première est l'utopie de l'éternité –
de la théologie au clonage ;
la seconde, celle de la liberté –
de la lutte contre l'esclavage jusqu'à l'économie de marché ;
la troisième, celle de l'égalité – de l'égalité
politique à l'égalité financière ;
enfin, la quatrième, l'utopie altruiste, qui consiste à chercher son bonheur dans le bonheur des autres. C'est l'utopie de fraternité, celle qui devra être approfondie au 21ème siècle.
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Commentairesutopie 21e siecle...Je me pose sincèrement la question: u-topos signifie le non-lieu tandis que eu-topos signifie le lieu du bonheur... de quoi parlons-nous ici? Ça fait des siècles que je me pose cette question... je crois que la réponse se retrouve à l'intérieur même de cette tension entre le « non » et le « bonheur ». Mais encore là... l'utopie ne serait-elle donc qu'une fonction? Si l'utopie ne se considère que comme telle, peut-elle demeurer une utopie? qu'est-ce qui constitue, caractérise et définit une utopie??? L'utopie du 21e siècle n'est peut-être que la recherche de conept.... sommes-nous en perte de concept, de substance, de voie (voix)? triste et merveilleuse pensée... l'utopie n'est qu'antinomie, paradoxe; et c'est ce qui en fait sa beauté insaisissable... Longue vie à la réconciliation du «non» «bonheur»...
Emma Cetisme | Le Mercredi 17/05/2006 à 07:53 | ← Re: utopie 21e siecle...
Là, je dois le concéder, je suis un peu sec ! Dans mon esprit, l'utopie est effectivement quelque chose qui se rapporte à l'outil, au moyen de réflexion, à la recherche du concept plus qu'à un espace, un non lieu ou autre chose. C'est peut-être finalement assez proche du rêve, de l'imaginaire, mais d'un rêve et d'un imaginaire qui sont en lien avec le concret, ce que l'on vit, l'envie d'améliorer le monde, quelque chose comme ça. En tout cas, oui, je crois que nous sommes en perte de concept, de substance, de voie. L'utopie amène le contre poison, en quelque sorte. Le zeste qui transforme un constat noirci en souce d'espoir. Je me sens par exemple trés proche de la résilience. L'utopie est donc aussi peut-être un rebond, le pas de côté qui franchit le rubicon, le pas en avant et cette parcelle d'éternité qui se joue dans cette fraction de seconde où le pied n'est plus au sol et n'a pas encore retrouvé le sol. L'équilibre nait du déséquilibre et vice versa...
Didier | Le Mercredi 17/05/2006 à 09:35 | |
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