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Reflets d'humanité(s)

Dans mon entourage, en ce moment, les débats citoyens, associatifs, politiques ou autres (t'as été au cinoche, toi ? Tu as lu le dernier Mankell ? Et côté musique ?) ont curieusement cédé depuis quelques semaines la place à des échanges on va dire beaucoup plus profonds. Plus essentiels. Plus vitaux. De ceux qui ne laissent pas indifférents.-----
Ici un remue méninge parce qu'un pote et sa femme vont se séparer. Emotion dans les , regards qui se croisent, recherches collectives de solutions, respect de ce choix, sensation d'avoir à faire à une forme de courage. Expressions de peurs, aussi. Il y a des enfants dans l'histoire. Des environnements. Comment au mieux appréhender la décision ?
Là une connaissance qui, a quarante-six ans, se rend brutalement compte que sa vie ne colle pas, qu'elle est seule, terriblement seule, et que des choix drastiques s'imposent. Des années à courber l'échine, à assurer parce qu'il faut, à encaisser finalement. Et puis un jour, le burn out. Stop. Peut plus. Là aussi, pas mal d'échanges pour comprendre, appréhender, .
Plus loin un pote qui envisage de changer de boulot, parce qu'il a vu passer une annonce, et qui se lance dans la bataille avec le flux et le reflux des idées qui se choquent, s'entrechoquent, etc. Pas mal de choses passées en revue.
Nom de bois, il est redoutable, ce printemps 2006 ! Et ici, je ne parle pas du reste....
A chaque fois, des constats partagés sur l'âpreté des choix à faire, sur la violence de l'époque, sur les états d'âme qu'il faut se coltiner, sur la place des enfants dans tout cela, sur les relations dans les familles, etc.
Ca secoue, tout cela, et en même , je me dis qu'on est sacrément vivant(s) quand on peut, ainsi, avec des instants qui, certes difficiles, souvent intimes, n'en sont pas moins des composantes essentielles de nos vies.
A l'heure du grand repli sur soi, de l'absence de entre les êtres, à l'heure où les relations tendent plus souvent vers le besoin, l'intérêt, et non vers l'entraide et le partage, il me plaisait de graver quelques lignes dans ce blog, pour dire que même dures, mêmes difficiles, les heures humaines sont les plus belles.
Sans doute parce qu'on se dit que l'été suivra au printemps. Qu'après l'orage viendra le soleil. En attendant, mesdames et messieurs qui avez accepté de avec nous quelques uns des secrets de vos quotidiens, plein de bises pour vous acompagner, plein de mercis pour la confiance que vous nous témoignez, plein d'espoirs pour la suite. ET wizzzzzz !

Version imprimable | Zarchives (côté jardin) | Le Dimanche 04/06/2006 | 3 commentaires | Lu 1660 fois


Commentaires

Je crois qu'on gagne toujours à se confier, à partager de vraies expériences, à aller vers des échanges sincères. Le tout est de trouver le bon moment et le bon interlocuteur... Celui qui sera digne et respectueux de ce qu'on aura à confier. Et quand cela se produit, je crois que c'est bien aussi bien pour celui qui dit (et qui dit aussi :"je te fais confiance") que pour celui qui reçoit... même si parfois le contenu est difficile à entendre.

 


Marie | Le Lundi 05/06/2006 à 11:45 | [^] | Répondre

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| Le Jeudi 08/06/2006 à 20:25 | [^] | Répondre

Superbe billet, Didier... et qui me coupe (avec talent) l'herbe sous le pied : j'étais en train de me battre avec un texte où il est question d'un type en ballade. Il croise sans trop les voir d'autres types (et typesses) qu'il ne connaît pas vraiment ou pas du tout. Et soudain, le voilà projeté au plus profond de ces carapaces de chair qui l'entourent. Le voilà secoué, balloté, illuminé et meurtri, fasciné et horrifié par le bouillonnement intime qu'il découvre. Après un premier réflexe de recul et de fuite, il revient et décide de s'y abandonner, quoi qu'il lui en coûte, parce que c'est là qu'est la vraie vie, même si elle fait un peu peur parfois.

Le Yéti

 


Le Yéti | Le Samedi 10/06/2006 à 14:20 | [^] | Répondre

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