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Relations Humaines

Trouvé sur le net des conseils pour " Aller au devant des personne de la rue " . Ca marche aussi, me semble-t-il, pour tous les autres.

Observer, pour agir de façon adéquate
La principale qualité qui nous évitera de commettre des erreurs ou d’agir maladroitement est l’observation. La personne que l’on croise est-elle seule, avec un enfant, ou fait-elle partie d’un groupe de personnes ? Quelle est son attitude envers la foule : est-elle en train de quêter, de vendre des journaux (la rue peut être un lieu de travail), d’haranguer les passants ? La personne à la rue cherche-t-elle l’attention, l’écoute, une aide concrète pour surmonter une difficulté (administrative par exemple) ? Est-elle en danger immédiat (hypothermie, blessure) ? Se trouve-t-elle régulièrement au même endroit ? Il existe parmi les gens de la rue une large gradation de situations toutes différentes : de celui qui vit nuit et jour à la rue sans même faire la manche, à celui qui vit dans la rue mais peut dormir chez un copain ou à l’hôtel. Répondre précisément à ces questions permet de cerner la situation momentanée de la personne rencontrée, pour envisager une action avec elle. Dans l’administration et les services notamment (banque, poste, mairie, ...), l’observation permet également de repérer des personnes sensibles et attentives, qui pourront avoir un rôle de relais de notre action.

Quelle implication choisir aux côtés des personnes à la rue ?
Lorsqu’on choisit d’agir régulièrement et dans la durée pour répondre à certains besoins des personnes à la rue, se pose la question du type d’action que l’on va mener : la réponse à une urgence (démarches administratives, distribution diverses, ...), ou la rencontre d’une personne (discussion, à partir d’un fait d’actualité, du qu’il fait ou d’un journal par exemple) qui permettra, à terme, de l’aider à reconquérir ses droits fondamentaux
.
Dans tous les cas, il est déconseillé d’agir seul. Rejoindre une association d’aide aux personnes à la rue permet d’agir à plusieurs et ainsi de bénéficier de l’expérience de personnes qui les côtoient depuis un certain . Cette démarche évite de mal s’y prendre : ne sachant comment aider une personne en détresse, on risque de faire plus de mal que de bien si l’on ne prend pas en compte le contexte de la rencontre, l’environnement et la situation de la personne avec laquelle on veut résister.
 
Le sourire est un premier pas

Si l’on n’a pas le ou pas l’envie de s’impliquer dans une action dans la durée aux côtés des personnes à la rue, rien n’empêche de simplement faire preuve de politesse, lorsqu’on croise une personne à la rue. Un sourire, un bonjour, quelques (le vouvoiement est de rigueur) prouvent à toute la foule qui vous entoure que vous considérez votre interlocuteur comme un égal, un homme ou une femme parmi des milliers de citadins. Il existe différentes façons de créer des liens avec les personnes à la rue, de les aider si elles le désirent, mais notre première préoccupation doit consister à leur redonner de la considération, de la chaleur humaine et de la dignité. 


© http://www.jeresiste.org, un site publié par ATD Quart Monde, équipe Résistances. Tous droits de diffusion et de reproduction autorisés et encouragés

Version imprimable | Lecture(s) diverses | Le Lundi 22/01/2007 | 0 commentaires | Lu 398 fois



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