S'identifier


Ta maison, c'est ma maison, ou bien ?

Dans la série un locataire rencontre son propriétaire. Quel suspense !

C'est un monsieur qui possède une maison. Il y a quelques années, il a investi pour rénover la masure et la mettre en location. La maison est vieillotte. Elle ne paie pas de mine, cependant. Elle dispose d'un vaste terrain. Elle est située dans une petite ville, non loin d'une rivière. C'est une bâtisse posée à même le sol, barraque d'ouvrier de naguère, abri de jardinier ou de maraîcher. Elle a d'ailleurs été dans l'oubli pendant une vingtaine d'années. Et puis nous sommes venus nous installer là. La maison présentait quelques défauts mais elle est tout à fait habitable. Nous y sommes bien.

Les maisons sont comme les gens. Dans le , elles évoluent. Des muscles et des rides apparaissent. La marche est plus lente. C'est ainsi. En l'occurrence, l'humidité ambiante se fait plus prégnante à chaque automne. L'air prend ses aises à travers des huisseries qui ont la trentaine bien entamée. La maison est fraîche en été, froide l'hiver. Depuis peu, jonc de mer et meubles se piquent de taches verdâtres. Faut nettoyer beaucoup, aérer (trés) souvent. Pas trés cool. Une fois, deux fois, trois fois, quatre fois : nous prenons contact avec le propriétaire ; nous voulons lui montrer. En parler avec lui. Mais il est un peu dans la défausse. Il ne l'entend pas trop de cette oreille. Il a investi, il perçoit les loyers. Il ne répond pas aux courriers. Pour le reste, pas se prendre la tête. S'il n'y a pas de solutions, c'est qu'il n'y a pas de problèmes pourrait être sa devise. Alors ça traîne. On ne résoud que les incontournables. Ce n'est pas de la gestion, c'est du colmatage.

Finalement, après un énième appel, il a fini par venir. Il a beaucoup fait ouh là là, à mesure qu'on lui montrait ceci, qu'on lui disait cela. Il faut intevenir, on lui a dit. Il y a des travaux à faire. Il a demandé du pour réfléchir. Nous a demandé notre . Lui avons dit que c'était de dans une maison saine. Que la manière dont cela se ferait était à discuter. Soit c'était lui, soit on envisageait l'achat. A débattre, quoi. Mais si rien ne bouge, nous ne resterions pas. Il est reparti.


Version imprimable | Tranches de vie(s) | Le Mardi 19/12/2006 | 2 commentaires | Lu 422 fois


Commentaires

J'espère que cette fois, il va faire ce qu'il faut ! Vous avez de grands beaux arbres comme ça ?

 


Marie | Le Mardi 19/12/2006 à 10:25 | [^] | Répondre

Re:

Pour tout dire, je ne crois pas trop qu'il fera ce qu'il faut ! Je l'espère, bien sûr, mais je pense que ça va trainouiller comme ça quelques temps. Nous sommes prêts bien sûr à le relancer plusieurs fois ! Notre préférence serait de rester où nous sommes, d'acheter (à un prix correct...) et de faire les travaux. Mais je pense que l'hypothèse la plus sérieuse sera qu'il acceptera de vendre mais il voudra se faire de la thune et là, nous avons nos limites, ça devrait coincer à un moment... D'ailleurs, dés janvier, je me rencarde pour dénicher d'éventuels plans de location ou d'achat "dans nos cordes".

Quant aux arbres, oui, on en a plein des comme ça !

 


Didier | Le Mardi 19/12/2006 à 11:04 | [^] | Répondre

Recherche


Archive : tous les articles