C'était donc il y a neuf ans. Neuf ans tout pile. Tu arrivais au monde dans un fracas que je n'aurais pu imaginer. Un fracas et une douceur incroyables, mêlés. Tu as déboulé dans une petite pièce de la maternité, ta maman secouait l'air comme une locomotive, elle souriait après avoir souffert, magie de la péridurale. Elle ne souffrait plus et s'apprêtait à t'accueillir, de ces moments où les hommes sont les intrus de l'aventure, comme s'ils avaient dix doigts de trop. Je suis venu voir tes cheveux se donner à la lumière, ton corps s'extraire de sa paroi utérine, des épaules, des bras, un corps, des jambes ont suivi, avec une puissance extraordinaire, la puissance de la vie, la force de la vie qui vient et qui éclabousse. C'est seulement après que je suis allé courir dans les rues silencieuses de la ville. Seul, ivre de fatigue et d'une sensation inconnue. J'étais papa. Courir comme un fou. Non les jambes à mon cou. Mais avec l'énergie du bonheur, le plaisir de remuer, d'être... vivant. Je n'avais pas tenu ma promesse, je n'avais pas acheté une forêt, mais tu étais là et tu faisais de moi un père. Je n'avais envie de partager cela avec personne, à cet instant précis. Seulement être avec ta mère et toi. Sourire béatement. C'était un cinq février de l'an de grâce 1998. Bon anniversaire, mon gars !
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Ambiance sonore : Waouh, by Stephan Eicher, Lament.
C'était donc il y a neuf ans. Neuf ans tout pile. Tu arrivais au monde dans un fracas que je n'aurais pu imaginer. Un fracas et une douceur incroyables, mêlés. Tu as déboulé dans une petite pièce de la maternité, ta maman secouait l'air comme une locomotive, elle souriait après avoir souffert, magie de la péridurale. Elle ne souffrait plus et s'apprêtait à t'accueillir, de ces moments où les hommes sont les intrus de l'aventure, comme s'ils avaient dix doigts de trop. Je suis venu voir tes cheveux se donner à la lumière, ton corps s'extraire de sa paroi utérine, des épaules, des bras, un corps, des jambes ont suivi, avec une puissance extraordinaire, la puissance de la vie, la force de la vie qui vient et qui éclabousse. C'est seulement après que je suis allé courir dans les rues silencieuses de la ville. Seul, ivre de fatigue et d'une sensation inconnue. J'étais papa. Courir comme un fou. Non les jambes à mon cou. Mais avec l'énergie du bonheur, le plaisir de remuer, d'être... vivant. Je n'avais pas tenu ma promesse, je n'avais pas acheté une forêt, mais tu étais là et tu faisais de moi un père. Je n'avais envie de partager cela avec personne, à cet instant précis. Seulement être avec ta mère et toi. Sourire béatement. C'était un cinq février de l'an de grâce 1998. Bon anniversaire, mon gars ! Commentaires
Bon anniversaire, nos voeux les plus sincères, Bon anniversaire au P'tit Gars !
Maritxu | Le Lundi 05/02/2007 à 11:06 |
Bon anniversaire au grand gars de 9 ans... et tendre pensée pour vous, les parents. Ah, qu'il est émouvant, ce texte ! Pour ce qu'il signifie et aussi pour ce qu'il ravive en chaque parent qui le lit. Profitez-bien de cette journée souvenir... Et le gâteau, c'est quoi, des crêpes ?
Marie | Le Lundi 05/02/2007 à 12:04 | ← Re:
tu rigoles ou quoi ? !!! Samedi, c'était paris-brest, les grandes occasions, ça se marque ! Hier, c'était galette avec fève. Aujourd'hui, beignets et éclairs au chocolat. Les crèpes sont peut-être pour ce soir si mon estomac appréhende bien l'affaire, ce qui ne m'a pas été possible de faire vendredi dernier...
Didier | Le Lundi 05/02/2007 à 13:09 | Bon 9 ans P'tit bonhomme !
Bon anniversaire au grand P'tit bonhomme. Impressionnant de voir ces 9 années s'agiter devant soi aujourd'hui, alors qu'il est arrivé hier, n'est-ce pas ?... je sais, j'ai les mêmes à la maison !
Francis | Le Lundi 05/02/2007 à 16:40 | |
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