Une campagne présidentielle est toujours un grand moment de communication publique, politique et démocratique. Ça ne réussit que si l’espace est le plus ouvert possible. Or cette campagne-là a confisqué le débat autour de deux finalistes et ça, c'est un rétrécissement vraiment critiquable. On dit en général que c’est la télévision. Or, c’est à la presse écrite que l’on doit ce processus. Ce qui fait que, la radio, au final, reste le média le plus ouvert.
Il faut faire sortir la communication de la caricature et d’une politisation si excessive qu’elle en devient contre-productive. Que des politiques s’imaginent que s’entourer d’une myriade de conseillers et de communicants va leur permettre de mieux « passer », c’est ridicule. Comme de penser qu’il suffit de faire de la com pour réussir en politique. Le récepteur est beaucoup moins stupide qu’on le croit, et il va le faire savoir. Et pas qu’aux politiques. Car les journalistes vont devoir se rendre compte, eux aussi, qu’ils sont entrés dans un système beaucoup plus concurrentiel.
Entretien réalisé par
Sébastien Homer. Tout l'article est lisible ici.
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