La Tordue, les bourreaux.
Elle avait un drôle de goût, cette potion déversée samedi sur France 2. Soupe aux croutons. C'était soirée de remise des victoires de la musique. D'habitude, c'est assez pas trés bien, comme dirait mon fils. Là, je trouve, on a atteint des sommets.
Dans le genre on est entre nous, le show-biz, les zautres vous nous cassez les noix, alors restés bien à votre place de prétexte à nos congratulations. Pb : le "prétexte" ici est le coeur supposé de la "fête". Les artistes.
Dans le genre moralisateur et cadenassé de toutes parts. Une minute avec gong pour déclamer ses mercis. Bavardages sans souffle. Glue qui a instutionnalisé jusqu'aux intermittents et "leur minute de revendication" (faut bien le faire, semblait dire le type aux lunettes rouge qui a lu un texte ; faut bien y passer, semblait soupirer Nagui). Glue qui n'a pas laissé l'ombre d'une chance au public, lequel lui n'a pas échappé à la minute du ministre. Sifflets, quelques uns.
Dans le genre public vernis de pieds en capes mais triste comme un sommeil sans âme. Gêné aux entournures quand un type surgit de nulle part hurle que le cancer peut être soigné par des voies naturelles. Le type pète en deux une chanson, s'aggripe au micro, les cerbères peinent à l'expulser...
Passons sur l'aspect mercantile de l'affaire. Oublions vite la guimauve dans laquelle Drucker et Nagui étaient drapés. Négligeons d'une chiquenaude cette bouffonnerie de catégories interchangeables où l'on se demande mais qui a donc a nominé de la sorte et au final, apprécions le peu qu'il y avait à apprécier.
Emilie Simon, par exemple. Grand corps malade et Abd Al Malik, aussi. Ayo, enfin. De vrais "artistes" qui, eux, avaient leurs tripes à offrir en partage et des sourires gênés dans la guimauve ambiante. des gens qui donnent envie d'aimer la France, pays de brassage et de cultures métissées. 15-20 minutes sur 4 heures, elle est bien muselée cette france-là ! Mais bon. Rien de neuf sous le soleil, finalement. C'est juste un peu plus pire.
Elle avait un drôle de goût, cette potion déversée samedi sur France 2. Soupe aux croutons. C'était soirée de remise des victoires de la musique. D'habitude, c'est assez pas trés bien, comme dirait mon fils. Là, je trouve, on a atteint des sommets.
Dans le genre on est entre nous, le show-biz, les zautres vous nous cassez les noix, alors restés bien à votre place de prétexte à nos congratulations. Pb : le "prétexte" ici est le coeur supposé de la "fête". Les artistes.
Dans le genre moralisateur et cadenassé de toutes parts. Une minute avec gong pour déclamer ses mercis. Bavardages sans souffle. Glue qui a instutionnalisé jusqu'aux intermittents et "leur minute de revendication" (faut bien le faire, semblait dire le type aux lunettes rouge qui a lu un texte ; faut bien y passer, semblait soupirer Nagui). Glue qui n'a pas laissé l'ombre d'une chance au public, lequel lui n'a pas échappé à la minute du ministre. Sifflets, quelques uns.
Dans le genre public vernis de pieds en capes mais triste comme un sommeil sans âme. Gêné aux entournures quand un type surgit de nulle part hurle que le cancer peut être soigné par des voies naturelles. Le type pète en deux une chanson, s'aggripe au micro, les cerbères peinent à l'expulser...
Passons sur l'aspect mercantile de l'affaire. Oublions vite la guimauve dans laquelle Drucker et Nagui étaient drapés. Négligeons d'une chiquenaude cette bouffonnerie de catégories interchangeables où l'on se demande mais qui a donc a nominé de la sorte et au final, apprécions le peu qu'il y avait à apprécier.
Emilie Simon, par exemple. Grand corps malade et Abd Al Malik, aussi. Ayo, enfin. De vrais "artistes" qui, eux, avaient leurs tripes à offrir en partage et des sourires gênés dans la guimauve ambiante. des gens qui donnent envie d'aimer la France, pays de brassage et de cultures métissées. 15-20 minutes sur 4 heures, elle est bien muselée cette france-là ! Mais bon. Rien de neuf sous le soleil, finalement. C'est juste un peu plus pire.
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