Ambiance sonore : Chance.
Tu prends une chance. Tu nous la mets entre les mains. Ca devient une m... Faut-il s'en étonner ? Même pas :-) Faut-il s'en effrayer ? Non plus. C'est ainsi... Je les trouve extraordinaires, moi, tous ces candidats au trône présidentiel. Et avec eux leurs cohortes. Médias compris. Quelle capacité à écouter l'espérance et à en traduire la desespérance ! Et vous savez quoi ? Eh bien je les plains, quelque part, ces gens-là. Ils pensent tirer des ficelles. Ne sont qu'eux-mêmes des marionnettes. Z'allez me dire, ben oui, mais ça craint quand même. On fait quoi nous ? On vote pour qui, nous ? Et pis d'abord... Est-ce qu'on vote ? Z'avez remarqué ? Voilà que ça reparle d'abstentions, de vote blanc, de vote utile... Bienvenue dans la campagne du ça fait pschitt. Bulles et boules de gommes. L'hépémère se ride. Dans l'ordre chronologique : le nain énervé, le bravitude, le troisième homme, l'écolo, etc, etc. -----Ce midi, en mangeant mon sandwich, et en parcourant Le Parisien/Aujourd'hui en France, je me faisais cette réflexion : est-ce que cette campagne est pathétique ? Ou tout simplement... logique... Imparable... ? J'optai, bien sûr, pour la seconde idée. A mon grand dam.
Cette histoire de nationalité(s), par exemple. Ces mots de Thuram, aussi. On a laissé dérivé. Et pis à côté de ça, un pays en quête de boussole qui va de déboussolés en déboussolés. Est-ce à dire que ce n'est pas là que ça se passe ? Que ce scutin est un coup d'épée dans l'eau ?
Je le reconnais bien volontiers : au fil des jours et des semaines, j'en viens non à le penser mais à le croire. Tellement ils me donnent le sentiment d'être à l'image de ces mouches qui viennent se jeter tronche la première sur ce truc jaune collant qu'on met dans les cuisines. Icare, ses ailes, son soleil. Qui s'y frotte s'y brûle...
Karcherisés, les prétendants ? Dire n'importe quoi à n'importe qui n'importe quand : tel semble être le rite, telle paraît être la règle, rythmée par le yoyo des sondages et les ponctuelles pression des lobbies de tous poils.
Je ne sais pas vous, mais moi, je la trouve impressionnante, la cacophonie du moment, savamment entretenue qu'elle est, il faut le dire, par sans idées diplômés qui occupent l'espace jachérisé. Chacun se colle au train. Pendant cinq ans, un type avec huit voix sur dix ne s'est préoccupé que d'un habitant sur dix. Cela met en relief la valeur, pour ces gens-là, de nos voix, devenues silences ou pudeurs au lieu d'expression d'une parole.
Les sujets mis sur le tapis passent comme des comètes dans nos horizons et ne se fixent nulle part. Voilà maintenant qu'on cause Marseillaise et drapeau. Cest ça la France.... Vous croyez ?
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