A la fin de la première, j'ai supplié mes parents de me retirer de mon
lycée de petite ville bourgeoise de province. Etant devenue régisseuse
de la salle de tarot à force de la fréquenter, je me voyais mal avoir
le bac. Sur les conseils de quelques amis à eux, je visite un lycée
parisien, privé et catholique. Ambiance certes différente de mon petit
lycée provincial, public et laïc. Mais pourquoi pas ! "Au moins, me
dis-je, je pourrai avoir le bac".
Le jour de la rentrée, double choc. Je me sens un peu décalée dans ma
tenue oscillant entre le punk et la new wave face à des filles très,
mais vraiment très, bourgeoises. Benetton, burberys, lacoste, etc...,
elles affichaient la signalétique de leur milieu, dont j'étais pourtant
issue de par la situation professionnelle de mes parents, mais dont
ceux-ci nous avaient soigneusement exclues en nous inculquant d'autres
valeurs.
Et surtout, il n'y a que des filles ! J'avais lu en diagonale le
règlement ; il s'agissait d'un lycée privé, catholique et de filles.
Bilan : une année de bringue à l'internat et un bac obtenu grâce à
quelques matières-phares.
Comme quoi, il ne faut jamais avoir de préjugés.
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A la fin de la première, j'ai supplié mes parents de me retirer de mon
lycée de petite ville bourgeoise de province. Etant devenue régisseuse
de la salle de tarot à force de la fréquenter, je me voyais mal avoir
le bac. Sur les conseils de quelques amis à eux, je visite un lycée
parisien, privé et catholique. Ambiance certes différente de mon petit
lycée provincial, public et laïc. Mais pourquoi pas ! "Au moins, me
dis-je, je pourrai avoir le bac".
Le jour de la rentrée, double choc. Je me sens un peu décalée dans ma
tenue oscillant entre le punk et la new wave face à des filles très,
mais vraiment très, bourgeoises. Benetton, burberys, lacoste, etc...,
elles affichaient la signalétique de leur milieu, dont j'étais pourtant
issue de par la situation professionnelle de mes parents, mais dont
ceux-ci nous avaient soigneusement exclues en nous inculquant d'autres
valeurs.
Et surtout, il n'y a que des filles ! J'avais lu en diagonale le
règlement ; il s'agissait d'un lycée privé, catholique et de filles.
Bilan : une année de bringue à l'internat et un bac obtenu grâce à
quelques matières-phares.
Comme quoi, il ne faut jamais avoir de préjugés.Commentaires |
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