Ambiance sonore : Mac Z de Carpate.
Prendre ses responsabilités. Ou pas. Peut-être bien que de plus en plus, il est là, l'enjeu des prochaines consultations électorales. Dans cet isoloir tout personnel qu'est sa conscience, ou non. Agir par son vote, peser à son échelle : pas simple, en fait. Dans cette société du contrôle, du principe de précaution, voilà que ça tremble un peu car rien, justement, n'est sous contrôle. L'ensemble est illisible ou presque. La visibilité aussi sûre qu'une route de montagne avec un brouillard à couper au couteau. Voter oui. Mais quoi ? Avec quelle conséquence ? Quel sera l'impact de ma voix ? Puis-je murmurer plutôt que scander ou brandir ? Tu fais quoi, toi, que je sache moi, etc.
L'invitée de l'élection, depuis quelques temps, me semble surtout être la peur du citoyen. .
Le week-end dernier, par exemple, je discutais avec des gens qui se disaient tout perdus face à ce qu'ils allaient faire le 22 avril prochain, puis le 6 mai. Voter avec son coeur ? Voter au son des "il faut" ou plutôt des "il ne faut pas" ? Vaste débat :-)
Hier soir, un journaliste tout en désarroi me confiait son inquiétude après avoir entendu dire que dans les banlieues, ça voterait Le Pen "pour foutre le bordel". Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, je me dis que quel que soit le vote, on va de toutes façons vers un beau merdier républicain. Le genre panique institutionnelle. Parce rien ne dit que les vainqueurs du 6 mai seront ceux de juin. Oui, un beau bordel. Auquel j'ai envie... de croire. Pourquoi, en effet, ne pas passer par "ça" ? Hein ?
Bon, en attendant, si vous cherchez quelques raies de lumière, Marie propose de se rendre sur le site du Monde pour se frayer un chemin dans le dédale. Cliquez donc là.
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